Agboti Yawo Mawunam
Agboti Yawo Mawunam, connu sous le nom de scène Agboti Yao, né le à Ahavé (préfecture de Zio, Togo), est un auteur-compositeur-interprète togolais. Il est considéré comme l’un des artistes prolifiques de la musique togolaise moderne et est associé à la création du Sogo, un rythme populaire contemporain au Togo[1].
Biographie
modifierJeunesse et formation
modifierNé de parents cultivateurs, Agboti Yawo Mawunam passe une partie de son enfance au Ghana, où il obtient un diplôme équivalent au certificat d’études primaires. Il poursuit ensuite ses études secondaires au Togo, notamment au collège de Kouvé-Est et au lycée de Tabligbo. Il commence à chanter à l’âge de 15 ans dans des groupes scolaires[2],[3].
Débuts musicaux
modifierEn , il participe au concours musical Interville 77, organisé par Radio Lomé, où il obtient le deuxième prix. Cette distinction lui permet d’enregistrer son premier 45 tours, Kudzéssu, en 1979, marquant le début de sa carrière professionnelle.
En , il remporte le prix de l’Étoile d’or de la chanson togolaise, également organisé par Radio Lomé, et publie l’album Agbélenko[2],[3].
Carrière
modifierAu cours des années , Agboti enregistre plusieurs albums et effectue des tournées en Afrique de l’Ouest, en Europe et aux États-Unis. En , il sort À toi ma mère, dont la promotion l’amène notamment en Côte d’Ivoire. Il participe également à divers festivals et enregistre à Paris en . Il développe un style musical mêlant sonorités traditionnelles togolaises et musiques modernes, et popularise le Sogo, présenté comme un rythme moderne d’inspiration locale, ce qui lui vaut le surnom de « roi du Sogo » dans la presse culturelle. Au cours de sa carrière, il collabore ou entretient des liens artistiques avec plusieurs musiciens africains, dont Franco Luambo, avec qui il enregistre le titre Africa for Africa[4],[1],[5].
Thématiques
modifierSes chansons abordent des thèmes sociaux et moraux tels que la solidarité, la prudence, la famille, l’amour et la paix. Certaines compositions évoquent également des sujets politiques ou panafricains, notamment la lutte contre l’apartheid[4].
Exil et retour
modifierIL se fera connaître notamment à travers son tube « Ablodé gbadja » ( Liberté totale ), forme de cri de ralliement de l'opposition togolaise qui mènera à son exil. À partir du milieu des années , il séjourne à l’étranger, notamment au Ghana, en Allemagne et aux États-Unis, avant de revenir s’installer au Togo en . Il poursuit depuis ses activités musicales et culturelles[6].
Jubilé
modifierEn , il célèbre ses 40 ans de carrière à travers un concert commémoratif organisé au Palais des congrès de Lomé[7],[3],[1].
Discographie sélective
modifierStyle musical
modifierLa musique d’Agboti Yao combine rythmes traditionnels togolais et influences modernes africaines. Il est associé au développement du Sogo, considéré comme l’un des premiers rythmes modernes populaires au Togo[5].
Distinction
modifierL’Etat togolais a reconnu les valeurs intrinsèques de Me Agboti Yawo Mawunam et l’a décoré officier de l’ordre du Mono[2]
Notes références
modifier- 1 2 3 4 Ahlin Accrobessi, « Agboti Yao : Portrait du fameux roi du Sogo », sur Agboti Yao, (consulté le )
- 1 2 3 La redaction, « Togo: zoom sur Agboti Yawo, 40 ans de carrière, 14 albums », sur Africa Top Success, (consulté le )
- 1 2 3 rene, « Culture : L’icône de la chanson togolaise, Me AGBOTI YAWO fête ses 40 ans de carrière. », sur IMPARTIALACTU, (consulté le )
- 1 2 3 « Interview d’Agboti Yawo Mawunam, artiste de la chanson », sur Centerblog, (consulté le )
- 1 2 Sylvie Clerfeuille, « Agboti Yawo », sur Afrisson, (consulté le )
- ↑ (en) « Agboti Yao », sur Music In Africa, (consulté le )
- ↑ Equipe Rédac, « Agboti Yao fête 40 ans de carrière - Lome Infos | Information du Togo », (consulté le )
