Agent général d'assurance
L'agent général d'assurances est un professionnel indépendant exerçant l'activité d'intermédiaire pour le compte d'une compagnie d'assurance dont il a reçu un mandat.
| Forme féminine |
Agente générale d'assurance |
|---|---|
| Autres appellations |
Canada : Courtier d’assurances |
| Secteur |
assurance et finance, profession libérale |
| Compétences requises |
analyse des risques, relation client, gestion commerciale, droit des assurances, produits financiers |
|---|---|
| Diplômes requis |
France: Bac+2 à Bac+5 en assurance, banque, finance, droit. Master, licence professionnelle, grandes écoles / écoles de commerce, BTS assurance. + capacité professionnelle et inscription à l'ORIAS |
| Salaire |
France: Le salaire moyen est de 15 183 € bruts par mois (entre 4 673 € et 25 692 € bruts par mois) . revenu annuel moyen est de 182 196 € bruts. Variable |
|---|---|
| Avantages |
activité entrepreneuriale |
| Contraintes |
Forte responsabilité commerciale et juridique |
| Horaires |
Variables et souvent étendus |
| Risques |
responsabilité professionnelle dans le conseil, pression sur les objectifs |
| CNP (Québec) |
6231 - Agents/agentes et courtiers/courtières d'assurance |
|---|---|
| PCS (France) |
pcs2020-22D1 |
| ROME (France) |
C1103 |
Les agents généraux d'assurances analysent les risques de leurs clients, puis conseillent ces derniers sur les opportunités d'assurance, placent les risques auprès de leurs compagnies d'assurances, suivent la gestion des contrats au jour le jour, et assistent leurs clients en cas de sinistre, depuis l'ouverture du dossier jusqu'à l'indemnisation ; ils sont aussi appelés « assureurs conseils », mandatés par leurs clients pour les représenter face aux compagnies[1].
Les agents généraux d'assurances ont un statut d'intermédiaire avec leur compagnie mandante ; ils sont libéraux et chefs d'entreprises ; ce statut régit leurs relations avec les sociétés d'assurance. La plupart du temps, un agent général d'assurance pratique aussi le courtage auprès d'autres compagnies pour les risques qu'il ne peut placer dans sa compagnie mandante (pour des raisons techniques ou commerciales)[2].
Histoire
modifierAu début du XIXe siècle, chez les agents généraux, des notaires fondent des sociétés aïeules d'Azur (1819) et surtout des Mutuelles du Mans (1826). Les sociétés comprennent l'intérêt de constituer un réseau d'agents attachés. L'intermédiation est stratégique au regard du risque : en acceptant une affaire, les agents engagent la responsabilité de la société et contribuent à la qualité du portefeuille. La tournée des agents consistait à vérifier qu'il n'y avait ni surexposition au risque ni modification du risque.
En 1852, un dirigeant d'une société parisienne rappelle à ses agents qu'ils « ont des appointements fixes, ce qui les dispense d'user de tous les moyens plus ou moins honnêtes dont sont coutumiers les courtiers ordinaires d'assurance »[3].
Missions
modifierEn qualité de mandataire, l’agent général met à la disposition du public ses connaissances et ses compétences techniques ; le but est la recherche et la souscription de contrats d’assurances (dommages ou de personnes) pour le compte de la société d’assurance qu’il représente. Il tient une agence générale, qu’il organise librement ; au sein de cette agence, il gère les contrats qui lui sont confiés, dans la limite de la circonscription géographique déterminée par son mandat. Lorsqu’un risque à assurer est refusé ou résilié par sa mandante, et seulement dans ce cas présent, il a la possibilité de pratiquer le courtage accessoire auprès d’autres organismes d’assurance.
Profil
modifierL’agent général est un entrepreneur exerçant une profession libérale, juridiquement encadrée. Il doit respecter un principe : l’exclusivité de production pour sa société mandante dans la commercialisation des produits et services d’assurances. En contrepartie, il a la libre gestion de sa structure et de ses salariés.
Formation
modifierL’agent général doit suivre un cursus de formation obligatoire de 150 heures minimum, avant d’exercer ses fonctions[4]. Ce cursus est élaboré par la société d’assurance qui lui délivre son mandat. Agéa, la Fédération nationale des syndicats d’agents généraux d’assurance, et l’IFPASS, ont mis en place, en 2018, un cursus de formation supplémentaire de 250 heures, axé sur l’entrepreneuriat et l’expertise assurantielle.
Le courtier en assurances ne doit pas être confondu avec l'agent général d'assurance ; le courtier est un commerçant, inscrit à la chambre de commerce et d'industrie ; l'agent général est inscrit à l'URSSAF. Par ailleurs, si le courtier distribue des produits et services des principales compagnies avec lesquelles il travaille, l'agent général distribue et gère en priorité les produits et services de sa compagnie mandante. Son mandat lui permet d'avoir une double casquette : l'agent général est aussi inscrit en tant que courtier pour un maximum de 10 % de son Chiffre d'affaires. Le courtier est un représentant de l'assuré, alors que l'agent général est mandaté par l'assureur (mandat d'agent général).
Suisse
modifierEn Suisse, le terme de courtier en assurances est utilisé.
Voir aussi
modifierNotes et références
modifier- ↑ « Agent/e général/e d'assurances », sur onisep.fr (consulté le )
- ↑ « Devenir agent général » Qu'est-ce qu'un agent général d'assurance » agéa », sur www.agea.fr (consulté le )
- ↑ Pierre Martin, « Petite histoire des agents d’assurance (XIXe-XXe s.) : au service du risque », Risques, , p. 102 (lire en ligne
[PDF]) - ↑ « ORIAS : IAS- En savoir plus », sur www.orias.fr (consulté le )
