Agnès de Valence
Agnès de Valence[1] (av. 1254-) est une noble franco-anglaise issue d'une branche cadette de la maison de Lusignan implantée en Angleterre au XIIIe siècle. Les ambitions politiques de son père conduisent Agnès à épouser successivement des seigneurs irlandais, écossais et wallons.
| Naissance |
Av. 1254 |
|---|---|
| Décès | |
| Surnom |
Lady of Balliol |
| Époque |
XIIIe – XIVe siècles |
| Famille |
Maison de Lusignan (sous-lignage de Valence) |
| Père | |
| Mère | |
| Fratrie |
Jean de Valence Guillaume II de Valence Isabelle de Valence Marguerite de Valence Aymar de Valence Jeanne de Valence |
| Conjoint | |
| Enfants |
Jean d'Avesnes Baudouin d'Avesnes Félicité d'Avesnes |
| Grands-parents |
|---|
Biographie
modifierAgnès de Valence s’impose comme une magnat dont la fortune repose sur les terres et les douaires issues de ses trois mariages. Ses possessions couvrent plusieurs territoires qui s'étendent du nord de l'Angleterre à l'Irlande, réparties dans quatre pays, Connue sous le titre de lady of Balliol, outre-Manche, elle règne sur la moitié des terres de son premier époux à Limerick.
Cependant Agnès n'est pas une simple héritière, c'est une femme d'affaires transnationale et une voyageuse infatigable. Depuis sa résidence de Beaumont ou lors de ses longs séjours en Angleterre, elle dirige ses domaines en contact avec ses intendants[2],[3],[4],[5],[6],[7],, d'où son surnom de Dame absente[8]. À la fin du XIIIe siècle, elle doit faire face à l'assignation en justice de son beau-fils[9] et au pillage de ses terres d'Irlande par Jean FitzThomas, cousin de son premier époux[10].
Pour sanctuariser ses possessions, elle maîtrise les procédures juridiques et sait actionner, au moment opportun, ses puissants relais auprès de la Couronne anglaise[11],[12]. Cette habileté politique lui permet de préserver sa fortune et de maintenir une partie de ses domaines jusqu'à sa mort[13],[14],[10].
Famille
modifierAgnès est membre d'une famille influente, fortement impliquée dans la vie politique anglaise et française du XIIIe siècle. Elle est la fille aînée de Guillaume Ier de Valence (1227-1296), comte de Pembroke, et de son épouse Jeanne de Montchenu (av. 1234-av. )[15],[16]. Son père est l'un des demi-frères du roi Henri III d'Angleterre (1207-1272) et du roi des Romains, Richard de Cornouailles (1209-1272). Jeanne se trouve ainsi être la nièce de ces souverains[17].
Jeanne a pour frère cadet Aymar de Valence (v. 1271-) qui succède à son père comme comte de Pembroke. Aymar devient un magnat important en Angleterre et joue un rôle crucial dans le gouvernement du royaume[18].
Sa sœur cadette, Jeanne de Valence (v. 1270 ou 1275-ap. ), épouse Jean Comyn (♰ 1306), seigneur de Badenoch, neveu du roi d'Ecosse Jean de Bailleul, et devient dame de Badenoch (1302-1306)[19].
Agnès est l'arrière petite-fille d'Isabelle de Clare (1172–1220), comtesse de Pembroke, et de Guillaume le Maréchal (v. 1146-1219)[20] qui a servi cinq rois d'Angleterre successifs, décrit comme le meilleur chevalier du monde au cours du XIIIe siècle[21],[22].
Sous-lignage
modifierAgnès est issue du sous-lignage[23],[24] de Valence de la maison de Lusignan[25].
Mariages et descendance
modifierAgnès de Valence s’est mariée trois fois[26],[16].
Maurice FitzGerald
modifierMaurice FitzGerald dit le Rouge (av. 1243-), seigneur d’Offaly (1257-1268), est le fils de Gerald FitzMaurice (♰ 1243) et le petit-fils de Maurice FitzGerald (1194-), seigneur d’Offaly, dont il est l'héritier[27],[28].
Pendant la seconde guerre des Barons, le prince Édouard assiège le château de Kenilworth en 1266. Présent, Guillaume de Valence noue des liens avec divers seigneurs irlandais qui participent à la campagne militaire[29]. Le père d'Agnès conclut un accord avec Maurice FitzGerald, seigneur d'Offaly, dont l'influence familiale s'exerce entre le Connacht et le nord du Munster[30]. Maurice FitzGerald est veuf en 1266 et a un fils, Gerald FitzMaurice (av. 1268-1287), issu de sa première union.

Durant l'été 1266, Agnès épouse Maurice FitzGerald à Kenilworth dans le Warwickshire[31].
Par cette union Guillaume de Valence s’assure un allié pour défendre ses intérêts en Irlande. Maurice obtient un accès privilégié à la cour et la possibilité de bénéficier du patronage et des faveurs royales. Il pourvoie son épouse des terres qu'il possède autour de Limerick[32],[30]. Le mariage est de courte durée, car le Maurice se noie en traversant la mer d’Irlande vers l’Angleterre avec l'équipage de son navire[33],[34]. Après la mort de son époux, Agnès retourne vivre chez son père en Angleterre qui rachète la garde des terres et le mariage du beau-fils d'Agnès, Gerald FitzMaurice, à Thomas de Clare[35],[36],[37]. Les domaines de la famille FitzGerald sont ainsi captées, temporairement, par Guillaume de Valence[38].
Cette union reste sans postérité.
Hugues de Bailleul
modifier
Hugues de Bailleul (v. 1237-av. ) est un magnat écossais, seigneur de Bywell, Barnard Castle et de Galloway. Il est le fils aîné et héritier de Jean de Bailleul (1208-1268), seigneur de Barnard Castle, régent d'Écosse, et de Derborgail de Galloway (♰ 1290)[40]. La famille de Bailleul apporte son soutien à Henri III pendant la seconde guerre des barons[41].
Agnès se remarie en 1269 à Durham avec le Hugues de Bailleul. Le douaire d'Agnès comporte des biens situés dans le Northumberland autour de Newcastle-upon-Tyne[42],[38].
Hugues de Bailleul meurt à Tunis, en , durant la Huitième croisade. Dès 1272, Guillaume de Valence obtient de son frère, le roi, l'autorisation de marier sa fille[43],[44],[45]. Le douaire attribué à Agnès est conservé et augmente encore l'espace patrimonial contrôlé par les Valence[38].
Cette union reste sans postérité.
Jean d'Avesnes
modifierJean d'Avesnes (v. 1250-) est le fils unique de Baudouin d'Avesnes (-), seigneur de Beaumont, et de Félicité de Coucy (♰ v. 1307)[46] ; citée comme veuve en 1306[47]. Jean est le cousin germain d'Enguerrand IV, seigneur de Coucy, et de sa sœur, Marie de Coucy (♰ 1284), reine douairière d’Écosse[48].
Dès , Agnès est l'épouse de Jean d'Avesnes[48],[49]. Ce troisième mariage revêt une dimension hautement politique et favorise le rapprochement entre les souverains écossais et anglais. En effet, le roi Alexandre III (-1286), fils de Marie de Coucy, rend hommage à Édouard Ier, cousin d’Agnès de Valence, pour ses fiefs anglais en 1278[50],[51],[52]. Guillaume de Valence fait partie des témoins de l'hommage[53]. Cette alliance permet de sécuriser les terres qu’Agnès possède en Écosse et dans le Northumberland[54].
Postérité
modifierDe cette union naissent :
- Jean d'Avesnes (ap. 1271-1297) ;
- Baudouin d'Avesnes (ap. 1272-1299), seigneur de Beaumont ;
- Félicité d'Avesnes (ap. 1273-1282).
Veuve pour la troisième fois, Agnès ne se remarie pas. Ses trois enfants décèdent avant elle[55],[56].
Notes et références
modifier- ↑ Noms utilisé dans les chartes : Agneti de Valencia, Agnes de Walencia, Anneyse de Walence.
- ↑ (en) Calendar of documents, relating to Ireland, preserved in her Majesty's Public Record Office (éd. Henry Savage Sweetman), t. III : 1285-1292, Londres, Longman, (lire en ligne), no 195, p. 89.1285-1286, 24 février, Westminster.
- ↑ (en) Calendar of documents, relating to Ireland, preserved in her Majesty's Public Record Office (éd. Henry Savage Sweetman), t. III : 1285-1292, Londres, Longman, (lire en ligne), no 277, p. 128.1286, 10 novembre, Westminster.
- ↑ (en) Calendar of documents, relating to Ireland, preserved in her Majesty's Public Record Office (éd. Henry Savage Sweetman), t. III : 1285-1292, Londres, Longman, (lire en ligne), no 319, p. 144.1287, 16 mai, Westminster.
- ↑ (en) Calendar of documents, relating to Ireland, preserved in her Majesty's Public Record Office (éd. Henry Savage Sweetman), t. III : 1285-1292, Londres, Longman, (lire en ligne), no 339, p. 149.1287, 30 août, Westminster.
- ↑ (en) Calendar of documents, relating to Ireland, preserved in her Majesty's Public Record Office (éd. Henry Savage Sweetman), t. III : 1285-1292, Londres, Longman, (lire en ligne), no 458, p. 202.1288, 15 novembre, Westminster.
- ↑ (en) Calendar of documents, relating to Ireland, preserved in her Majesty's Public Record Office (éd. Henry Savage Sweetman), t. III : 1285-1292, Londres, Longman, (lire en ligne), no 799, p. 363-364.1290, 2 novembre, Westminster.
- ↑ (en) Cormac Ó Cléirigh, « The Absentee Landlady and the Sturdy Robbers : Agnes de Valence », dans Christine Meek & Katharine Simms, 'The Fragility of Her Sex' ? : Medieval Irishwomen in Their European Context, Dublin, Four Courts Press, , p. 101-118.
- ↑ (en) Calendar of documents, relating to Ireland, preserved in her Majesty's Public Record Office (éd. Henry Savage Sweetman), t. III : 1285-1292, Londres, Longman, (lire en ligne), no 29, p. 20.
- 1 2 Marie-Thérèse Brouland, « Christine Meek, Katharine Simms, éd. The Fragility of Her Sex. Medieval Irishwomen in Their European Context. Four Courts Press, 1998 » (compte-rendu), Études celtiques, vol. 34, , p. 337-338 (lire en ligne).
- ↑ (en) Calendar of documents, relating to Ireland, preserved in her Majesty's Public Record Office (éd. Henry Savage Sweetman), t. III : 1285-1292, Londres, Longman, (lire en ligne), no 800, p. 364.1290, 3 novembre, Westminster.
- ↑ (en) Calendar of documents, relating to Ireland, preserved in her Majesty's Public Record Office (éd. Henry Savage Sweetman), t. III : 1285-1292, Londres, Longman, (lire en ligne), no 993, p. 444.1291, 11 novembre, Westminster.
- ↑ The Red book of the earls of Kildare (éd. Gearóid MacNiocaill), Dublin, Irish manuscripts commission, (lire en ligne [PDF]), no 36 : Carta Agnetis de Walenc' facta comiti Ultonie de Gessili, p. 37.1296, 23 novembre, Saint-Edmond : Agnès de Valence concède en viager à Richard de Bourg, comte d'Ulster, son manoir de Geashill en Offaly, à l'exception de l'avouerie de l'église du manoir.
- ↑ The Red book of the earls of Kildare (éd. Gearóid MacNiocaill), Dublin, Irish manuscripts commission, (lire en ligne [PDF]), no 37 : Littera eiusdem domine Agnetis de attornato faciendo de Geyssill, p. 37-38.1296, 23 novembre, Saint-Edmond : Agnès de Valence donne les pleins pouvoirs à Gautier de Lacy, Hugues de Lacy, David le Mariner, Thomas Dolfin, Huw Canon et Nigel Brun pour remettre son manoir de Geashill à Richard de Bourg, comte d'Ulster.
- ↑ Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 4 : Annexes 7 à 10 - Bibliographie (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne [PDF]), Annexe 10 : Tableaux de filiation et schémas, chap. 20 (« Les enfants d'Hugues X et d'Isabelle d'Angoulême (1221-1296) »), p. 179.
- 1 2 (en) Gabrielle Storey, « Valence, Agnes de [married names Fitzgerald; de Balliol; d’Avesnes] (1250–c.1310) », Oxford Dictionary of National Biography, (lire en ligne
). - ↑ Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 4 : Annexes 7 à 10 - Bibliographie (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne [PDF]), Annexe 10 : Tableaux de filiation et schémas, chap. 12 (« Liens de parenté entre Lusignan, Plantagenêt et Montfort »), p. 171.
- ↑ (en) J. R. Seymour Phillips, Aymer de Valence, Earl of Pembroke 1307-1324 : baronial politics in the reign of Edward II, Oxford, Oxford University Press, , 379 p. (présentation en ligne).
- ↑ (en) Linda E. Mitchell, Joan de Valence, The Life and Influence of a Thirteenth-century noblewoman, Basingstroke, Palgrave Macmillan, , Appendice 1 : The Family Connections of Joan de Valence, chap. A3.3 (« The family of William de Valence and Joan de Munchensy »), p. 158.
- ↑ (en) Linda E. Mitchell, Joan de Valence, The Life and Influence of a Thirteenth-century noblewoman, Basingstroke, Palgrave Macmillan, , Appendice 1 : The Family Connections of Joan de Valence, chap. A1.1 (« The lineage of William Marshal and Isabella de Clare »), p. 156.
- ↑ Paul Meyer, « L'histoire de Guillaume le Maréchal, comte de Striguil et de Pembroke, régent d'Angleterre : Poème français inconnu », Romania, Paris, Vieweg, vol. 11, no 41, , p. 22-74 (lire en ligne).
- ↑ Georges Duby, Guillaume le Maréchal ou Le meilleur chevalier du monde, Paris, Fayard, .
- ↑ José Enrique Ruiz Doménec, « Système de parenté et théorie de l’alliance dans la société catalane (environ 1000-environ 1240) », Revue Historique, no 262, , p. 305-326. (lire en ligne
[PDF])José Enrique Ruiz Doménec propose de substituer à la notion généalogique de branche cadette le concept de « sous-lignage » : issu d'une souche principale qui en encadre les membres, il est toujours prêt à combattre à son service. - ↑ Clément de Vasselot de Régné, « Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent », Bulletin du centre d’études médiévales d’Auxerre, vol. 23, no 1, , § 1-2 (lire en ligne).
- ↑ Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 4 : Annexes 7 à 10 - Bibliographie (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne [PDF]), Annexe 10 : Tableaux de filiation et schémas, chap. 21 (« Le sous-lignage de Valence »), p. 180.
- ↑ (en) Linda E. Mitchell, Joan de Valence, The Life and Influence of a Thirteenth-century noblewoman, Basingstroke, Palgrave Macmillan, , Notes, p. 185.
« Agnes married Maurice FitzGerald in 1266; he died in 1268. She then wed Hugh de Balliol sometime around 1269, but he died in 1271. After a period of widowhood, Agnes then married a third time, to John d’Avesnes, with whom she had three children. He died in 1283. Agnes died in January 1310. »
- ↑ (en) Theodore William Moody, Francis Xavier Martin et Francis John Byrne, A New History of Ireland, t. IX : Maps, genealogies, lists : a companion to Irish history, part II, Oxford, Oxford University Press, (1re éd. 1999), Genealogical tables, p. 167 fig. 35 : FitzGeralds, Earls of Kildare, 1316-1773 and their Antecedents.
- ↑ (en) Francis John Byrne, A New History of Ireland, t. IX : Maps, genealogies, lists : a companion to Irish history, part II, Oxford, Oxford University Press, (1re éd. 1999), Anglo-Norman Lords, « Earls of Kildare and their antecedents, 1169-1773 », p. 231.
- ↑ (en) Cormac Ó Cléirigh, « The Absentee Landlady and the Sturdy Robbers : Agnes de Valence », dans Christine Meek & Katharine Simms, 'The Fragility of Her Sex' ? : Medieval Irishwomen in Their European Context, Dublin, Four Courts Press, , p. 101.
- 1 2 Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 1 : Texte (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne [PDF]), Une politique matrimoniale anglaise, p. 373.
- ↑ (en) Calendar of documents, relating to Ireland, preserved in her Majesty's Public Record Office (éd. Henry Savage Sweetman), t. IV : 1293-1301, Londres, Longman, (lire en ligne), no 672, p. 320-321.1266, 3 août, Kenilworth : Le prince Édouard confirme le mariage d'Agnès de Valence avec Maurice FitzGérald ; en présence de son frère Edmond, de trois autres comtes dont les deux beaux-frères de Guillaume, Jean de Warenne et Gilbert de Clare et de neuf autres barons.
- ↑ (en) Cormac Ó Cléirigh, « The Absentee Landlady and the Sturdy Robbers : Agnes de Valence », dans Christine Meek & Katharine Simms, 'The Fragility of Her Sex' ? : Medieval Irishwomen in Their European Context, Dublin, Four Courts Press, , p. 101-102.
- ↑ (en) James Lydon, « A Land of war », dans Art Cosgrove, A New History of Ireland, vol. II : Medieval Ireland 1169–1534, Oxford, Oxford University Press, (lire en ligne), p. 264.
« Maurice fitz Gerald was drowned in 1268 »
- ↑ Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 1 : Texte (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne [PDF]), Une politique matrimoniale anglaise, p. 373-374.
- ↑ Close Rolls of the reign of Henry III preserved in the Public Record Office (éd. Alfred E. Stamp), vol. 14 : A. D. 1268-1272, Londres, (lire en ligne), p. 258-259.1270, 30 mars, Londres : Guillaume de Valence achète à Thomas de Clare, pour la somme de 3500 marcs sterling, la garde des terres qui étaient à Maurice Fitz Gerald en Irlande et le mariage de ses héritiers. Le paiement devra être effectué en trois fois et est gagé sur les terres de Guillaume.
- ↑ (en) Calendar of the Charter Rolls preserved in the Public Record Office (éd. Henry Maxwell Lyte), vol. II : Henry III-Edward I, A.D. 1257-1300, Londres, (lire en ligne), p. 138-139.1270, 2 avril, Westminster : Confirmation du par le roi d'Angleterre Henri III.
- ↑ Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 1 : Texte (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne [PDF]), Une politique matrimoniale anglaise, p. 374.
- 1 2 3 Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 1 : Texte (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne [PDF]), p. 375.
- ↑ (en) Balliol College, « Balliol College Archives & Manuscripts : Foundation documents », A debt of Hugh de Balliol to his father’s executors, D.6. 30, sur archives.balliol.ox.ac.uk, Université d'Oxford.
- ↑ René de Belleval, Jean de Bailleul, roi d'Écosse et sire de Bailleul-en-Vimeu, Paris, J.-B. Dumoulin, (lire en ligne), fig. Arbre généalogique de la maison de Bailleul de Bailleul-en-Vimeu.
- ↑ (en) Linda E. Mitchell, Joan de Valence, The Life and Influence of a Thirteenth-century noblewoman, Basingstroke, Palgrave Macmillan, (présentation en ligne), p. 50.
- ↑ Close Rolls of the reign of Henry III preserved in the Public Record Office (éd. Alfred E. Stamp), vol. 14 : A. D. 1268-1272, Londres, (lire en ligne), p. 345-346.1271, 18 mai : Agnès se voit attribuer son douaire dans le Northumberland.
- ↑ (en) Calendar of Documents relating to Scotland preserved in Her Majesty's Public Record Office (éd. Joseph Bain), vol. I : A. D. 1108-1272, Édimbourg, (lire en ligne), no 2628, p. 539.1272, 10 janvier, Farnham : Le roi d'Angleterre, Henri [III], donne à son frère, Guillaume de Valence, le mariage de sa fille, Agnès de Valence, veuve d'Hugues de Bailleul.
- ↑ (en) Calendar of the Patent Rolls of the reign of Henry III preserved in the Public Record Office (éd. Henry Maxwell Lyte), t. VI : 1266-1272, Londres, (lire en ligne), p. 615.
- ↑ Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 1 : Texte (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne [PDF]), p. 867.
- ↑ Analectes pour servir à l'histoire ecclésiastique de la Belgique (éd. Edmond Reusens), t. VII, Louvain / Bruxelles, (lire en ligne), V, p. 367-369.1281, janvier : Baudouin d'Avesnes, seigneur de Beaumont, et Félicité, son épouse, fondent, à l'hôpital de Beaumont, une chapellenie dont le titulaire était tenu de desservir l'église du béguinage.
« Balduinus de Avesnis, dominus de Bellomonte, et Felicitas, eius uxor, nec non et Johannes, eorum filius unicus »
- ↑ Analectes pour servir à l'histoire ecclésiastique de la Belgique (éd. Edmond Reusens), t. VII, Louvain / Bruxelles, (lire en ligne), VI, p. 369-370.1306, 26 décembre : Henri Desponts est présenté a la chapellenie fondée a l'hôpital de Beaumont pour le service du béguinage.
« Félicitas, uxor quondam nobilis viri domini Balduini de Avesnis, domini de Bellomonte, in Domino salutem. »
- 1 2 Baudouin d'Avesnes (éd. Johannes Heller), « Chronicon Hanoniense quod dicitur Balduini Avennensis », dans Monumenta Germaniæ Historica, Scriptores, t. XXV, Hanovre, (lire en ligne), p. 439 :
« La seconde fille monsigneur Thumas de Couchi signour de Vrevin qui ot non Felicitas fu mariee a monsigneur Bauduin d'Avesnes signour de Biaumont, qui ot de li un fil et une fille. Li fius ot non Jehan. Il prist a feme Agnes, fille monsigneur Guillaume de Valence, frere le roi Henri d'Engletiere de par sa mere. »
. - ↑ (en) Calendar of the Patent Rolls preserved in the Public Record Office, Edward I (éd. Henry Maxwell Lyte), t. I : 1272-1281, Londres, (lire en ligne), Membrane 5, p. 229.7 octobre, Rhuddlan : Lettres pour Jean d'Avesnes et Agnès son épouse, nommant Richard Knot et Guillaume, fils de Geoffroy de Northampton, leurs représentants en Irlande pour un an.
- ↑ Registrum de Dunfermelyn : Liber cartarum Abbatie Benedictine S.S. Trinitatis et B. Margarete Regine de Dunfermelyn, Édimbourg, (lire en ligne), no 3212, p. 217.
- ↑ (en) « 1278 : Hommage of Alexander III to Edward I », dans Scottish Historical Documents (éd. Gordon Donaldson), Edinburgh & London, Scottish Academic Press, , p. 36-37.
- ↑ (en) Brian Duncan, Scottish Nationalism : The Symbols of Scottish Distinctiveness and the 700 Year Continuum of the Scots' Desire for Self Determination (Mémoire de Master, Histoire), James Madison University, (lire en ligne [PDF]), p. 25-26.
« In 1278, though Alexander III of Scotland and Edward I of England were on good terms and in fact brothers-in-law, Edward I, shrewd as he was, tried to reopen an old issue of England’s claims of lordship over Scotland. Edward insisted that Alexander pay homage to him for the Kingdom of Scotland during a ceremony in 1278, but Alexander made it clear that he would only pay homage to Edward for the lands that Alexander held in England. »
- ↑ The Parliamentary Writs and writs of military summons together with the records and muniments relating to Kings High Court of Parliament (éd. Francis Palgrave), t. I, (lire en ligne), p. 7.
« Witti de Valenc avuncti Rege »
- ↑ Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 1 : Texte (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne [PDF]), p. 375-376.
- ↑ Marie-Thérèse Brouland, « Christine Meek, Katharine Simms, éd. The Fragility of Her Sex. Medieval Irishwomen in Their European Context. Four Courts Press, 1998 » (compte-rendu), Études celtiques, vol. 34, , p. 338 (lire en ligne).
- ↑ (en) John Roland Seymour Phillips, « Valence, Agnes de », sur dib.ie, Dictionary of Irish Biography, .
Sources et bibliographie
modifierSources diplomatiques
modifier- (en) Calendar of documents, relating to Ireland, preserved in her Majesty's Public Record Office, éd. Henry Savage Sweetman, t. II : 1252-1284, Londres, Longman, 1877. [lire en ligne]
- (en) Calendar of documents, relating to Ireland, preserved in her Majesty's Public Record Office, éd. Henry Savage Sweetman, t. III : 1285-1292, Londres, Longman, 1879. [lire en ligne]
- (en) Calendar of documents, relating to Ireland, preserved in her Majesty's Public Record Office, éd. Henry Savage Sweetman, t. IV : 1293-1301, Londres, Longman, 1881. [lire en ligne]
- Close Rolls of the reign of Henry III preserved in the Public Record Office, éd. Alfred E. Stamp, vol. 14 : A. D. 1268-1272, Londres, 1938. [lire en ligne]
- The Red book of the earls of Kildare, éd. Gearóid MacNiocaill, Dublin, Irish manuscripts commission, 1964. [lire en ligne]
Bibliographie
modifier- (en) Beth Hartland, English Rule in Ireland, c.1272-c.1315 : Aspects of Royal and Aristocratic Lordship, Thèse de doctorat, Université de Durham, 297 p., . [lire en ligne]
- (en) Cormac Ó Cléirigh, « The Absentee Landlady and the Sturdy Robbers : Agnes de Valence », Christine Meek et Katharine Simms (dir.), 'The Fragility of Her Sex' ? : Medieval Irishwomen in Their European Context, Dublin, Four Courts Press, 1996, p. 101-118.
- (en) Linda E. Mitchell, Joan de Valence, The Life and Influence of a Thirteenth-century noblewoman, Basingstroke, Palgrave Macmillan, 2016.
- Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell, Université de Nantes, 4 vol., 2 797 p., . [lire en ligne]