Agriculture au Gabon

Secteur agricole au Gabon

L'agriculture au Gabon s'impose aujourd'hui comme une branche primordiale pour le développement de l'économie. Le pays modernise sa filière agricole pour assurer la souveraineté alimentaire et répondre aux besoins de la population[1].

Caractéristiques générales

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Agriculture au Gabon
Description de cette image, également commentée ci-après
Légumes et pommes de terre du Gabon
Statistiques
Principales cultures vivrières : manioc, banane, taro, patate douce, igname
maraîchage : amarante, oseille de Guinée, épinards
agro-industrie : huile de palme,
culture de rente : café, cacao
 % du PIB 5 %
 % de la population active occupée 40 % de la population
Importation plus de 60 % des denrées alimentaires
Superficie cultivée 500 000 ha

Le Gabon présente un secteur agricole au potentiel immense mais structurellement sous-développé. Disposant de plus de 5 millions d'hectares de terres arables et d'une pluviométrie généreuse[2], le pays ne cultive pourtant qu'une infime partie de son territoire (environ 500 000 hectares), bien que l'activité agricole contribue à hauteur de 5 % du produit intérieur brut (PIB). Cette situation engendre une vulnérabilité économique majeure, c'est-à-dire que le Gabon est contraint d'importer plus de 60% de ses denrées alimentaires, représentant une fuite de capitaux annuelle supérieure à 450 millions de FCFA notamment pour s'approvisionner en viande, en riz et en produits laitiers[3].

Sur le plan stucturel, le paysage agricole présente deux réalités distinctes. D'un côté, une agriculture de subsistance largement informelle fait vivre près de 40% de la population rurale à travers environ 70 000 petites exploitations familiales de cultures vivrières comme le manioc, la banane plantain, le taro et l'igname, mais il souffre d'un manque criant de mécanisation, d'intrants modernes et de circuits de distribution efficaces, le tout aggravé par le vieillissement de la main d'oeuvre[4]. De l'autre côté, l'État tente de dynamiser les filières de rente et agro-industrielles (huile de palme, hévéa, café, cacao) en s'appuyant sur de nombreux partenariats. Au regard du défis de l'autonomisation alimentaire, la modernisation de ce secteur et l'attraction des jeunes vers les métiers de la terre constituent aujourd'hui des priorités stratégiques cruciales pour diversifier l'économie gabonaise[5], [6].

Politique agricole

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Face à la dépendance structurelle que connait le pays, la nouvelle politique agricole gabonaise s'est fixé pour objectif absolu d'atteindre la souveraineté alimentaire[7]. Bien que le secteur ne contribue encore que très peu au PIB et reste largement très dominé par une agriculture vivrière familiale, les autorités déploient de nouvelles réformes pour moderniser les structures de production sur les terres arables très fertiles dont dispose le pays.

Noix de palme

Pour transformer ce potentiel en moteur de croissance, l'État gabonais concentre son action autour de l'adoption du Code Agricole[8] modernisé qui offre désormais une sécurité juridique solide, indispensable pour attirer les investissements privés et structurer le développement rural. Sur le terrain, la nouvelle politique se traduit par des campagnes nationales ciblées, à l'image des projets de production à grande échelle de maïs jaune et de soja, conçus pour approvisionner localement la filière avicole et réduire les coûts de l'élevage. En parallèle, des partenariats internationaux, notamment avec la FAO[9], le FIDA[10] permettent d'injecter plusieurs milliards de francs CFA pour moderniser le secteur. Les financements servent à distribuer du matériel technique, à digitaliser les chaînes de valeur, à former la jeunesse rurale et à cotoyer des subventions directes.

Principales productions

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Malgré la richesse du sol gabonais en pétrole et en minerais[11], le secteur agricole connaît aujourd'hui une transformation effective à travers la diversification économique du pays pour réduire sa dépendance aux importations alimentaires.

Agriculture de subsistance et cultures vivrières

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Les cultures vivrières et de subsistance occupent la majorité des actifs agricoles du pays[12] et approvisionnent directement les marchés locaux[13].

Tubercules d'ignames
  • Le manioc : il s'agit de la culture racine de référence, consommée sous forme de tubercules, de bâtons de manioc (chikwangue) ou de gari;
  • La banane : elle est cultivée à grande échelle à travers tout le territoire;
  • Les autres tubercules : l'igname, le taro et la patate douce complètent le régime alimentaire quotidien des populations rurales et urbaines.

Maraîchage : une réponse à l'urbanisation[14], [15]

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Le maraîchage mets en évidence:

Agro-industrie

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Grâce à ses nombreux partenariats internationaux, le Gabon s'implique davantage dans la production de cultures industrielles telles que:

  • L'huile de palme : portée par de vastes plantations industrielles modernes (notamment via le groupe Olam Palm Gabon)[16], fait du Gabon l'un des producteurs majeurs de la sous-région;
  • Le caoutchouc (Hevea) : la production de caoutchouc naturel est un important élément de l'économie agro-industrielle, avec des plantations destinées au marché international[17].
Pied de Taro

Cultures de rente traditionnelles

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Cultivés principalement dans le Nord du pays, le café et le cacao sont de plus en plus mis en avant à travers des initiatives de commerce équitables et de transformation locale[18].

L'enjeu actuel du Gabon dans le domaine agricole reste le développement des infrastructures de transport pour désenclaver les zones de production et acheminer efficacement ses produits vers les consommateurs des villes[19].


Références

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  1. ↑ « Le Gabon vise l’autosuffisance alimentaire », (consulté le )
  2. ↑ « Le secteur agricole au Gabon » (consulté le )
  3. ↑ « Comapct Gabon pour l'alimentation et l'agriculture », African Union,‎
  4. ↑ « La crise de l'agriculture dans un État minier : le Gabon », dans La crise de l'agriculture dans un État minier : le Gabon [article] (lire en ligne), pp. 39-62
  5. ↑ « Note sur la transposition à plus grande échelle », FIDA Gabon,‎ (lire en ligne [PDF], consulté le )
  6. ↑ « Culture de rente : Ce que le Gabon peut apprendre de la Côte d’Ivoire » (consulté le )
  7. ↑ « Gabon : l’Etat poursuit la dotation en matériel agricole dans les provinces », (consulté le )
  8. ↑ « CODE AGRICOLE », PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE,‎
  9. ↑ « RÉSUMÉ » (consulté le )
  10. ↑ « Gabon » (consulté le )
  11. ↑ « Quand le Syndrome Néerlandais rencontre la French Connection : Pétrole, Macroéconomie et Forêts au Gabon », Landscape alliance.org,‎
  12. ↑ « Production vivrière et approvisionnement urbain au Gabon », dans Les cahiers d'outre mer (lire en ligne)
  13. ↑ « LES STATISTIQUES AGRICOLES », Agriculture.gouv.ga,‎ (lire en ligne [PDF], consulté le )
  14. ↑ (fr + en) « Le maraîchage périurbain à Libreville et Owendo (Gabon) : pratiques culturales et durabilité », (consulté le )
  15. ↑ « Notre Bureau » (consulté le )
  16. ↑ « Gabon : Bilan de l’année 2012 » (consulté le )
  17. ↑ « Gabon : SIAT va former 300 jeunes à la culture de l’hévéa » (consulté le )
  18. ↑ « Le Gabon, pays le plus riche d’Afrique » (consulté le )
  19. ↑ « Profil de Pays – Gabon », FAO,‎ (lire en ligne [PDF], consulté le )

Voir aussi

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