Ahmed Amokrane (en kabyle : Ḥmed Ameqqran) ou Mokrane (Mocoran[1]) est un chef des Aït Abbas et dirigeant de la Kalâa des Beni Abbès (Kabylie, Algérie) au XVIe siècle[2].

Ahmed Amokrane
Illustration.
Mausolée de Ahmed Amokrane, Kalâa des Aït Abbas.
Titre
Amokrane des Aït Abbas

(37 ans)
Prédécesseur Abdelaziz
Successeur Sidi Naceur Aït Mokran
Biographie
Nom de naissance Ḥmed At-Meqqran
Date de décès
Nature du décès Mort au combat
Père Ahmed
Fratrie Abdelaziz
Enfants Sidi Naceur Aït Mokran
Famille Aït Mokran
Religion Islam soufi

Ahmed Amokrane
Origine Kabyle
Allégeance Royaume des Aït Abbas
Faits d'armes Bataille de la Kalâa des Beni Abbès (1559)
Siège de la Kalâa des Beni Abbès (1590)
Siège d'Alger (1598)

Biographie

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Le Royaume des Beni Abbès à son extension maximale sous la règne d'Ahmed Amokrane (fin XVIe siècle).

En 1559, Ahmed Amokrane succède à son frère Abdelaziz Ben Abbès[2]. Petit-fils du dernier sultan de Béjaïa, Abou El Abbés Abdelaziz, il obtient le titre d'Amokrane et non Sultan qui marque le remplacement des attributs de la royauté par les coutumes berbères de la région[2]. Amokrane signifie en kabyle « grand », « chef », le patronyme Mokrani est porté par ses descendants[3] dont Cheikh El Mokrani[2], l'un des chefs de l’insurrection de 1871.

Après la mort de son frère, le sultan Abdelaziz, Ahmed Amokrane continue à combattre les Algérois (Régence d'Alger), et étend ses zones de règne jusqu'au Sahara[1]. Ses exploits militaires lui valent d’étendre ses territoires dans le Sud et les Ouled Naïl. Il assiège et occupe même Alger momentanément en 1598[4].

Ahmed Amokrane s’efforce d’organiser son royaume. L’accent est mis sur la bonne gouvernance et une administration efficace. Il encourage l’installation dans sa cité de nombreuses communautés étrangères. Ce cosmopolitisme affirmé participe au développement de Qalaa et des villages périphériques[4]. La typologie architecturale connaît une évolution, ainsi des édifices présente un raffinement citadin qui contraste avec la structure traditionnelle du village kabyle[4].

Vers la fin du XVIe siècle, Ahmed Amokrane dirige son armée en attaquant le Borj Hamza (Bouira), malgré la victoire que les Beni Abbès avait remportée contre les Algérois, Ahmed Amokrane est tué dans cette bataille[5].

Notes et références

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  1. 1 2 Pierre d' Avity, Le monde ou la Description générale de ses quatre parties, Paris, Denys Bechet, (lire en ligne), p. 179
  2. 1 2 3 4 Benoudjit 1997, p. 223
  3. Histoire des villes de la province de Constantine : Sétif, Bordj-Bou-Arréridj, Msila, Boussaâda, Laurent-Charles Féraud, Editions L'Harmattan, 2011, page150.
  4. 1 2 3 Collectif coordonné par Hassan Ramaoun, Dictionnaire du passé de l’Algérie: de la préhistoire à 1962, Oran, CRASC Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle, , 630 p. (ISBN 978-9931-598-01-5)
  5. Société Archéologique de la Province de Constantine, Recueil des notices et mémoires de la Société Archéologique de la Province de Constantine,, Constantine, L.Arnolet, (lire en ligne), p. 235

Annexes

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Articles connexes

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Bibliographie

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