Ahmed Aït Mokran (en kabyle : Ḥmed At-Meqqran, ⵃⵎⴻⴷ ⴰⵜ ⵎⵇⵕⴰⵏ), mort en 1853, est un sultan du royaume des Aït Abbas, de 1831 à 1838, puis de 1838 à 1853 et cheikh de la Medjana, de 1831 à 1838[réf. nécessaire].

Ahmed Aït Mokran
Illustration.
Titre
Amokrane des Aït Abbas

(22 ans)
Prédécesseur Abdesslam Aït Mokran
Successeur Abdesslam Aït Mokran
Mohand Aït Mokran
Biographie
Nom de naissance Ḥmed At-Meqqran
Date de décès
Père Mohand
Enfants Mohand
Boumezrag
Famille Aït Mokran
Religion Islam soufi

Ahmed Aït Mokran
Origine Kabyle
Allégeance Royaume des Aït Abbas
Années de service 1831 – 1853
Conflits Siège de Constantine (1836)
Siège de Constantine (1837)
Autres fonctions Cheikh de la Medjana
(1831-1838)

Biographie

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Il est issu de la dynastie kabyle des Aït Mokran ou Mokrani, et est le père des deux derniers sultans du royaume : Mohand[1] et Boumezrag[réf. nécessaire].

En 1838, il est capturé par Abdesslam Mokrani. Il s'exile alors dans le Hodna. La même année, il est reconnu comme calife de la Medjana après s'étre allié au bey de Constantine et participe, à ses côtés, à la défense de Constantine en 1836 et 1837[réf. nécessaire].

Plus tard, il s'allie à la France, après avoir reconnu leur autorité sur le Constantinois et permet notamment, en octobre 1839, aux troupes françaises de passer les Portes de Fer, afin de contrer l'influence d'Abdesslam, alors allié à l'émir Abdelkader[réf. nécessaire].

Il triomphe, en 1841, sur Abdesslam ce qui lui permet de reconstituer son fief.

Le 15 avril 1845, une ordonnance royale fait de son poste de calife, non plus un seigneur allié, mais un haut fonctionnaire français. Elle lui retire également le contrôle sur les tribus des Ouled Naïl ce qui crée chez lui un certain ressentiment contre la France

.

Plus tard, il est soupçonné de complicité avec le chérif Boubaghla qui fédère les tribus kabyles contre la France. Il meurt en 1853, lors d'une invitation faite par Napoléon III[réf. nécessaire].

Notes et références

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  1. Julien, 1964, p. 477. Il indique expressément que le titre de bachagha lui est attribué dès son avènement.