Ahmed el-Wafi

mélodiste, musicien et compositeur de malouf tunisien

Ahmed el-Wafi (arabe : احمد الوافي), né en à Tunis et mort en , est un musicien et compositeur de malouf tunisien d'origine andalouse.

Ahmed el-Wafi
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
أحمد الوافيVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
beylicat de Tunis (jusqu'au )
protectorat français de Tunisie (à partir du )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Genre artistique

Biographie

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Il peut être considéré comme l'un des pionniers du renouveau de la musique tunisienne. Ses compositions dans les formes traditionnelles offrent une véritable synthèse des courants musicaux tunisiens et orientaux. Parmi ces œuvres, on peut citer :

  • Badri ba'da fi hulal ;
  • Ya l'asmar ya sokar ;
  • Yala kawmi Dhaya'ouni.

Outre son activité de compositeur, Ahmed el-Wafi mène des travaux sur la théorie musicale. Il étudie notamment le Livre des Chansons d'Abu al-Faraj al-Isfahani et s'intéresse aux rythmes et aux maqâms de la musique orientale. Ses travaux portent également sur la définition et le renouvellement des modes et des rythmes de la musique tunisienne, notamment par leur confrontation avec les traditions musicales orientales et turques[1].

Il met par ailleurs en valeur le patrimoine traditionnel et populaire. Comme d'autres interprètes et compositeurs tunisiens du XXe siècle, tels Anouar Brahem, Ali Riahi, Raoul Journo ou Salah El Mahdi, il bâtit sa propre empreinte musicale[2].

Sa collaboration avec le baron Rodolphe d'Erlanger participe également à la documentation du patrimoine musical tunisien. Les archives du baron conservées par le Centre des musiques arabes et méditerranéennes (CMAM) incluent notamment des chants de la confrérie soufie Chadhiliyya recueillis et transcrits par Ahmed el-Wafi en notation musicale occidentale[3] et une transcription de la nouba al-Mazmoum réalisée entre 1915 et 1916[4]. Elles conservent également des transcriptions en notation alphabétique arabe et en notation occidentale de chants traditionnels dont les annotations lui sont attribuées[5].

Il meurt subitement en [1].

Postérité

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En 1982, La Rachidia publie un ouvrage consacré à Ahmed el-Wafi. Rédigé par Othman Kaak et complété par une étude artistique de Salah El Mahdi, il retrace sa formation et son œuvre ainsi que ses rapports avec Rodolphe d'Erlanger, et reproduit une partie de ses compositions sous forme de textes et de partitions[6].

L'une des deux salles du CMAM, Ennejma Ezzahra, qui accueille une exposition permanente d'instruments de musique porte son nom et rassemble plus de 250 instruments représentatifs des régions et styles musicaux du pays[7].

Références

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  1. 1 2 Tarek Zarrouk, « Ahmed El Wafi : l'érudit musicologue », La Presse de Tunisie,‎ (ISSN 0330-9991, lire en ligne, consulté le ).
  2. ↑ « Musique », sur culture.tn (archivé sur archive.org).
  3. ↑ Mohamed Anis Agrebi, « 173-02 : invocations de la confrérie soufie châdhilite, recueillies et transcrites par le cheikh Ahmed el-Wafi », sur Ennejma Ezzahra, (consulté le ).
  4. ↑ Mohamed Anis Hmadi, « 157-12 : transcription musicale de la nūbet al-Mazmūm telle qu'interprétée par le Cheiẖ Aḥmed al-Wāfī », sur Ennejma Ezzahra, (consulté le ).
  5. ↑ Mohamed Saifallah Ben Abderrazak, « 157-08 : chants traditionnels tunisiens du répertoire citadin », sur Ennejma Ezzahra, (consulté le ).
  6. ↑ (mul) « Ach-chéikh Aḥmad Wafī », sur omeka.salahelmahdi.com (consulté le ).
  7. ↑ « Exposition permanente d'instruments de musique », sur cmam.tn (consulté le ).

Bibliographie

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