Akibani
Akibani ou Ankibani est une localité de l'union des Comores, situé sur l'île d’Anjouan. En 2010, sa population est estimée à 2 170 habitants. Dérivé du mot comorien « Ankibani », son nom signifie « là où il y a une réserve ». Akibani contient des plantations de girofle. Le village se situe dans la préfecture de Mutsamudu dans la commune de Bandrani ya Chironkamba[1], Akibani est voisine de Bandrani-Mtsangani et Chironkamba. Le village bénéficie d'un réseau en eau potable[2],[3]
| Akibani Ankibani | |
La nouvelle mosquée du vendredi d'Akibani. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Province | |
| Indicatif téléphonique | +269 |
| Démographie | |
| Gentilé | akibanien(e) |
| Population | 2 170 hab. (est. 2010) |
| Géographie | |
| Coordonnées | 12° 11′ 48″ sud, 44° 21′ 40″ est |
| Altitude | 100 m |
| Localisation | |
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Historique
modifierOrigines du village d'Akibani
modifierLes origines du village d'Akibani remontent à une époque bien antérieure à la période coloniale. D'après des récits oraux, son histoire commence avec la fondation du village par deux groupes distincts.
Les premiers habitants : Bandrajou-dzitsoni et Mavani
modifierLe premier groupe, dont les origines restent mystérieuses, vivait initialement dans un endroit non loin de l'emplacement actuel d'Akibani. Ce lieu, situé sur un plateau au sud du village, est connu sous le nom de Bandrajou-dzitsoni. Les vestiges d'habitations anciennes, encore visibles aujourd'hui, attestent de cette présence. Non loin de là se trouve un endroit nommé Mavani, un terme comorien désignant les cimetières. Cet endroit aurait servi de lieu de sépulture à ces premiers habitants.
Ce premier groupe, organisé et établi, aurait contribué à la fondation d'Akibani. Cependant, on ignore pourquoi ils ont quitté Bandrajou-dzitsoni pour s’installer à l'actuel Akibani.
Les évadés de Mutsamudu
modifierLe deuxième groupe, en revanche, a été identifié. Leur histoire est liée aux mouvements des populations des villages de Bandrani ya Chitrouni et Saandani, Bandrani Mtsangani, Bandrani ya Maouéni, Bandrani ya Chironkamba, et Akibani : ces six villages partagent une histoire commune.
Selon les récits, ce groupe descendrait d’individus autrefois emprisonnés à Mutsamudu, capitale d'Anjouan. Après s’être évadés, ils se réfugièrent dans les montagnes pour échapper aux soldats qui les pourchassaient. Leur périple les mena d’abord dans les villages actuels de Chitrouni et Saandani, perchés sur des collines pour mieux se cacher. Toutefois, ils continuèrent le chemin.[réf. nécessaire]
En se dirigeant vers l’est, ils atteignirent un lieu proche de la mer, l'actuel Bandrani Mtsangani. Toutefois, craignant la proximité de l'eau et son manque de sécurité, certains décidèrent de s’enfoncer davantage dans les terres. Ce fut à ce moment que le groupe se divisa en deux : une partie se dirigea vers Maouéni, tandis que l’autre remonta la rivière d’Akibani.
Ce dernier groupe se scinda à nouveau. Certains s’installèrent à Mro-wa-nsini et d'autres à Mro-wa-uju, deux lieux calmes et proches de l'eau. Après des années d’installation[Combien ?], ces deux sous-groupes finirent par migrer. Ceux de Mro-wa-nsini fondèrent le village actuel de Chironkamba, tandis que ceux de Mro-wa-uju s'établirent dans les plaines pour former l'actuel village d'Akibani.
Ce dernier groupe est souvent associé à la famille Mirereni, considérée comme les premiers habitants d'Akibani. Cependant, cette affirmation reste incertaine, car les traces des habitants de Bandrajou-dzitsoni évoquent une présence antérieure dans la région.
L’évolution du nom : de Nsengueni à Akibani
modifierAutrefois, Akibani portait le nom de Nsengueni. Selon une tradition orale anjouanaise, ce changement de nom serait lié à une légende.
Celle-ci raconte qu’un groupe d’individus cherchait désespérément une variété rare de padi (riz en indo-malais)[4]. Après avoir parcouru l'île sans succès, ils arrivèrent à Nsengueni et y trouvèrent ce qu’ils cherchaient. Peu après, une seconde quête s'engagea, celle d’un coq âgé de sept ans. Les chercheurs, tout aussi infructueux dans leurs démarches, furent orientés vers Nsengueni. Une fois sur place, ils découvrirent le coq.
Ces découvertes poussèrent ces hommes à s'exclamer : « Ankibani' ! » (ce qui signifie un lieu de réserve en comorien). Cet endroit, désormais connu pour ses trésors cachés, fut rebaptisé « Ankibani », un nom qui évolua plus tard en « Akibani ».
Éducation
modifierNotes et références
modifier- ↑ « La Géographie des Comores », sur adic-comores.org (consulté le ).
- ↑ [vidéo] Studio M Production Ouani, « Ankibani, le village où l’eau coule 24h/24 à Anjouan Un modèle d’accès à l’eau potable », sur YouTube, (consulté le )
- ↑ Hamdi Abdillahi Rahilie, « Projet d’adduction d’eau potable à Anjouan: Les bénéficiaires saluent "un projet à fort impact" », La Gazette des Comores, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Roland Portères, « Les appellations des Céréales en Afrique. IX. Les Riz », Journal d'agriculture tropicale et de botanique appliquée, vol. 6, nos 4-5, , p. 189-233 (DOI 10.3406/jatba.1959.2548, www.persee.fr/doc/jatba_0021-7662_1959_num_6_4_2548).
- ↑ Dar Nadjah. Anjouan - Akinabi inaugure une nouvelle école financée par le Japon. Habariza, 10 mai 2014.
