Albert Chambonnet

résistant français

Albert Chambonnet, alias Didier, né le à Bessèges (Gard) et mort exécuté par la Gestapo le à Lyon[1], est un officier de l'Armée de l'air, résistant français. Le colonel Albert Chambonnet est compagnon de la Libération. Il est inhumé au cimetière du Val d'Enfer à Cerdon[2].

Albert Chambonnet
Albert Chambonnet
Plaque hommage à Albert Chambonnet, rue du colonel-Chambonnet et de la place Bellecour à Lyon.

Surnom Garros
Védrines
Didier
Arnold
Logarithme
Naissance
Bessèges, France
Décès (à 40 ans)
à Lyon, France
Origine française
Allégeance Drapeau de la France France
Grade chef régional FFI
Conflits Seconde Guerre mondiale
Hommages Compagnon de la Libération
Chevalier de la Légion d'honneur
Croix de guerre 1939-1945

Biographie

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Fils d'un mineur, Louis Chambonnet, marié à Joséphine Lacroix, engagé en 1921, il est sous-officier mécanicien d'aviation et instructeur à l'école des mécaniciens de la base aérienne de Nîmes. Au terme de son engagement, en 1926, il est mécanicien dans un garage d'automobiles. Il contracte un nouvel engagement militaire en 1930[3].

Passant le concours d'officier de carrière dans l'Armée de l'air, il sort de l'École de l'air de Versailles avec le grade de sous-lieutenant, toujours mécanicien, en 1933.

Lieutenant en octobre 1935, il est muté à Mourmelon puis à la base aérienne de Tours, puis, en 1937, à la Direction du matériel aérien militaire, au Ministère de l'Air.

Il se marie le 18 septembre 1926 à Saint-Sébastien-d’Aigrefeuille (Gard) avec Yvonne Forest. Il eurent cinq enfants.

Capitaine en mars 1940, franc-maçon[4], Albert Chambonnet est affecté au Grand Quartier général aérien en mai 1940. Lors de la défaite, il suit l'Etat-major qui se replie successivement à Amboise, à Bordeaux et à Aulnat.

Affecté dans l'armée de la France de Vichy à la base aérienne de Lyon-Bron en mars 1942, il fait la connaissance de Claudius Billon et de Lucien Degoutte et rejoint un mouvement de résistance : le Coq enchaîné[5],[6]. Il devient membre du mouvement Combat.

Démobilisé au moment de l'invasion de la Zone libre, il devient chef d'état-major de l'Armée secrète pour la région Rhône-Alpes en juillet 1942[7]. En , sous le pseudonyme de Didier, il devient sous-chef régional de l'Armée secrète pour plusieurs départements. En , il devient le chef régional des Forces françaises de l'intérieur pour la Région R1.

En congé d'armistice fin novembre 1942, il est nommé commandant en janvier 1943, lieutenant-colonel en novembre 1943, puis colonel en avril 1944.

Le , il est arrêté Place des Terreaux à Lyon et remis à la Gestapo. Interné à la Prison Montluc, il est torturé, n'avoue pas et est condamné à mort.

Le , il est assassiné avec quatre autres résistants, en représailles à un attentat perpétré la nuit précédente, place Bellecour, contre le café du Moulin à vent, fréquenté par les Allemands.

Distinctions

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Hommages

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La tombe d'Albert Chambonnet à Cerdon.

Un maquis de l'Ain et du Rhône a porté son nom de résistance, le camp Didier, basé dans les environs de Mionnay et dirigé, entre autres, par Jean Gouailhardou.

La base aérienne 278 Ambérieu-en-Bugey porte son nom.

Il existe une rue du colonel-Chambonnet à Lyon, ainsi qu'à Bron. Une rue Albert Chambonnet perpétue également son souvenir à Bessèges, sa ville natale.

La promotion 1955 de l'École militaire de l'air porte son nom[10].

Références

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  1. ↑ Ville de Lyon, « Acte de décès no 893 du 27/07/1944 », extr. du registre d'état civil de Lyon 2e, cote 2E 3546, image 170, sur Archives municipales de Lyon (consulté le ), p. 170r.
  2. ↑ « Cimetière des maquis de l'Ain au Val D'enfer à Cerdon » [PDF], sur maquisdelain.org.
  3. ↑ https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/albert-chambonnet
  4. ↑ https://www.conform-edit.com/produit/409/
  5. ↑ https://museemilitairelyon.com/2022/08/08/le-colonel-chambonnet/
  6. ↑ https://mvr.asso.fr/reseau-groupement-le-coq-enchaine/
  7. ↑ Serge Curvat, Denise Domenach-Lallich, Chantal Duprat-Odet, François-Yves Guillin et Henri Hours, Lieux secrets de la Résistance : Lyon, 1940-1944, Lyon, Éditions Lyonnaises d'Art et d'Histoire, , 2e éd., 232 p. (ISBN 978-2-84147-323-6), p. 96.
  8. ↑ « Albert CHAMBONNET », sur Musée de l'Ordre de la Libération (consulté le )
  9. ↑ « - Mémoire des hommes », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le )
  10. ↑ https://histoire-identite-patrimoine.ecole-air-espace.fr/patrimoine-traditions/parrains/parrains-ema/ema-1955/

Sources

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Bibliographie

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  • Fabrice Sugier, « Chambonnet Albert (1903-1944) », dans La Résistance dans le Gard (DVD-ROM), Paris, Association pour des études sur la résistance intérieure, (ISBN 978-2-915742-23-7) — notice individuelle non paginée.
  • Olivier Le Gouic - Alain Ravoyard, Albert Chambonnet (1903-1944), Faire Face, Villefranche-Sur-Saône, éditions du Poutan, 2024, 290 p. (ISBN 978-2-37553-199-0)

Liens externes

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