Albert Husson

auteur dramatique français et directeur de théâtre (1912-1978)

Albert Husson est un auteur dramatique français et un directeur de théâtre, né le à Lyon, où il est mort le . Ses pièces sont caractéristiques du théâtre de boulevard.

Albert Husson
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Albert Joseph Augustin HussonVoir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

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Issu d'une famille de juristes, Albert Husson fait des études de droit et obtient son doctorat ; son père, clerc de notaire, et sa mère créent une affaire de bijouterie en gros, dont Albert Husson hérite à la mort de son père en 1942[1],[2]. Pendant l'occupation allemande, par désœuvrement, il se met à écrire ses premières pièces[3]. La première, L'Immortel Saint-Germain, est créée en 1943 au Théâtre des Célestins à Lyon par son directeur Charles Gantillon, qui a été le condisciple de Husson à la faculté de droit[4].

À la Libération, Charles Gantillon lui propose de poste de secrétaire général du théâtre des Célestins de Lyon, qu'il occupe de 1944 à 1959[1]. Après le suicide de Gantillon en , le Théâtre des Célestins passe en régie municipale[3], et Albert Husson en est nommé avec Jean Meyer à la direction le [5] ; il occupera le poste jusqu'à son décès en 1978. Il se charge plus particulièrement de la direction administrative, tandis que Jean Meyer assure la direction artistique[2],[6]. Sa première pièce créée à Paris, Monsieur Providence, en 1947, reçoit un accueil mitigé[7], mais il reçoit le Prix de la Société des auteurs[1].

Sa comédie en trois actes, La Cuisine des anges, créée en 1951 à Lyon, puis jouée à Paris à partir de 1952, connaît un succès exceptionnel ; elle bénéficie d’une critique unanimement louangeuse, et sera régulièrement montée au théâtre (elle est jouée 1200 fois à Paris)[1],[8]. Elle est adaptée en anglais sous le titre My Three Angels (en) par Samuel et Bella Spewack ; la pièce est créée au Morosco Theatre à Broadway en 1953, dans une mise en scène de Jose Ferrer[9],[10]. En 1955, elle fait l’objet d’un film américain, We're No Angels, réalisé par Michael Curtiz avec Humphrey Bogart et Peter Ustinov, sorti la même année en France sous le titre original français La Cuisine des anges ; une autre version est tournée par Neil Jordan en 1989, Nous ne sommes pas des anges (en anglais : We're No Angels) avec Sean Penn, Robert De Niro et Demi Moore[11],[12]. En 1965, Roger Pierre et Jean-Marc Thibault en écrivent une adaptation sous forme de comédie musicale sous le titre Deux anges sont venus, avec une musique de Georges Garvarentz, mise en scène par Pierre Mondy, au Théâtre de Paris[13].

Il écrit près d'une trentaine d'adaptations d'après des pièces de dramaturges comme Luigi Pirandello, Neil Simon, Peter Ustinov, Alberto Moravia, Henrik Ibsen, Charles Dyer, Ivan Tourgueniev, Noël Coward, ou de romans français classiques comme Le Colonel Chabert de Balzac et Le Paysan parvenu de Marivaux[2],[1].

Il est élu le membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon[2].

Albert Husson meurt à Lyon le [14],[4]. Il est inhumé au cimetière de Loyasse à Lyon[15].

Vie privée

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Il épouse une avocate, Constance Bernard ; ils ont un fils, Bernard, né en 1937 à Lyon, professeur de philosophie[3].

Comédien

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Œuvres théâtrales

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en 1955, la pièce est jouée à Broadway au Booth Theatre sous le titre The Heavenly Twins ; Jean-Pierre Aumont y reprend le rôle d'Henri Miremont qu'il avait créé en 1953[17].

Adaptateur

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Collaborateur artistique

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Pièces diffusées à la télévision

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Scénariste au cinéma et à la télévision

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Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 Jean-Jacques Bricaire, « Albert Husson », sur Association de la Régie théâtrale (ART).
  2. 1 2 3 4 Dict. Académiciens de Lyon, p. 681.
  3. 1 2 3 Dict. Académiciens de Lyon, p. 680.
  4. 1 2 « La mort d'Albert Husson », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  5. ↑ « MM. Jean Meyer et Albert Husson codirecteurs des Célestins », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  6. ↑ Michel Chomarat (dir.), Les Célestins : du couvent au théâtre (catalogue d'exposition), Lyon, Mémoire Active, , 284 p. (ISBN 2-908185-58-X).
  7. 1 2 Robert Kemp, « Monsieur Providence au théâtre Gramont », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  8. ↑ Robert Kemp, « La Cuisine des anges », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  9. ↑ (en) My 3 Angels sur l’Internet Broadway Database.
  10. ↑ (en) « The Theater: New Play in Manhattan », Time,‎ (lire en ligne).
  11. ↑ « Nous ne sommes pas des anges » (présentation de l'œuvre), sur l'Internet Movie Database.
  12. ↑ « Albert Husson, l’homme qui emmena Lyon jusqu’à Hollywood », Tribune de Lyon,‎ (lire en ligne).
  13. ↑ Bertrand Poirot-Delpech, « Deux anges sont venus, comédie musicale d'après Albert Husson », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  14. ↑ « Husson Albert Joseph Augustin », sur Fichier des personnes décédées (MatchID) (consulté le ).
  15. ↑ Dict. Académiciens de Lyon, p. 682.
  16. ↑ Claude Sarraute, « Albert Husson donne les Pavés du ciel à la Comédie-Caumartin », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  17. ↑ (en) The Heavenly Twins sur l’Internet Broadway Database.
  18. ↑ Robert Kemp, « La Nuit du 4 août à Édouard-VII », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  19. ↑ Robert Kemp, « Les Pigeons de Venise d'Albert Husson au Théâtre Michel », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  20. ↑ Robert Kemp, « Au Théâtre Fontaine La Copie de Mme Aupic d'Albert Husson », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  21. ↑ Bertrand Poirot-Delpech, « Claude de Lyon d'Albert Husson », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  22. ↑ Bertrand Poirot-Delpech, « Le Système Fabrizzi d'Albert Husson », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  23. ↑ Bertrand Poirot-Delpech, « La Bouteille à l'encre d'Albert Husson », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  24. ↑ Bertrand Poirot-Delpech, « La Paille humide d'Albert Husson », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  25. ↑ « Le Valet de quatre cœurs », sur Théâtre des Célestins.
  26. ↑ Bertrand Poirot-Delpech, « La Crécelle adaptée de Charles Dyer par Albert Husson », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  27. ↑ Bertrand Poirot-Delpech, « Liola de Pirandello », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  28. ↑ Bertrand Poirot-Delpech, « Le Mal de Test adapté d'I. Wallach par Albert Husson », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  29. ↑ Bertrand Poirot-Delpech, « Le Jour de la tortue, comédie musicale de Garinei et Giovannini », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  30. ↑ Nicole Zand, « Le Centre dramatique de l'Est Comment naît un scénario de cinéma », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  31. ↑ Claude Sarraute, « Drôle de couple », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  32. ↑ Bertrand Poirot-Delpech, « Le Soldat inconnu et sa femme adapté de Peter Ustinov par Albert Husson », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  33. ↑ Colette Godard, « Joyeuse Pomme, de Jack Pulman adaptée par Albert Husson », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  34. ↑ « Le Fantôme des Canterville », sur INA Madelen.
  35. ↑ « La cuisine des anges » (présentation de l'œuvre), sur l'Internet Movie Database
  36. ↑ « Les pigeons de Venise » (présentation de l'œuvre), sur l'Internet Movie Database.
  37. ↑ « Le Système Fabrizzi » (présentation de l'œuvre), sur l'Internet Movie Database.
  38. ↑ « Adieu Berthe » (présentation de l'œuvre), sur l'Internet Movie Database.
  39. ↑ « Un mystère contemporain » (présentation de l'œuvre), sur l'Internet Movie Database.
  40. ↑ « La colonne d'Amphitrion », L'Intransigeant,‎ (lire en ligne).
  41. ↑ « Albert Husson », sur Théâtre des Célestins.
  42. ↑ « Albert Husson », sur Académie française.

Bibliographie

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Liens externes

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