Albert Ouzoulias

personnalité politique française

Albert Ouzoulias, dit « colonel André », né le à Contrevoz et mort le à Créteil, est un militant communiste et résistant français.

Albert Ouzoulias
Illustration.
Albert Ouzoulias en dédicace.
Fonctions
Maire de Palisse

(24 ans, 8 mois et 6 jours)
Élection 21 mars 1971
Réélection 20 mars 1977
13 mars 1983
19 mars 1989
18 juin 1995
Successeur Daniel Gaye
Conseiller général de la Seine

(20 ans et 9 jours)
Élection 12 mars 1945 (décret)
Réélection 13 mai 1945
26 octobre 1947
3 mai 1953
15 mars 1959
Circonscription Seine (1945)
3e secteur de Paris (1945-1947)
5e secteur de Paris (1947-1965)
Président Georges Marrane
Gaston Auguet
Jean Alessandri
Jean Cros
Martial Massiani
Roger Degornet
Marius Vicariot
Ernest David
Maurice Coutrot
Henri Jouy
Jean Huet
Robert Chochon
Roger Ménager
Alphonse Le Gallo
Georges Dardel
Georges Suant
Gaston Gévaudan
Conseiller de Paris

(25 ans)
Circonscription 16e et 17e arrondissements de Paris
Président André Le Troquer
Henri Vergnolle
Pierre de Gaulle
Paul Coirre
René Moatti
Édouard Frédéric-Dupont
Bernard Lafay
Jacques Féron
Pierre Ruais
Marcel Lévêque
Jean-Louis Vigier
Pierre Devraigne
Julien Tardieu
Paul Minot
Pierre-Christian Taittinger
Jean Auburtin
Jean Legaret
Albert Chavanac
Paul Faber
Michel Caldaguès
Bernard Rocher
Étienne Royer de Véricourt
Commissaire militaire national des Francs-tireurs et partisans chargé des opérations

(2 ans et 2 mois)
Commandant en chef des Bataillons de la jeunesse

(1 an)
Biographie
Nom de naissance Albert Georges Raymond Martial Ouzoulias
Surnom Colonel André
Date de naissance
Lieu de naissance Contrevoz (Ain, France)
Date de décès (à 80 ans)
Lieu de décès Créteil (Val-de-Marne, France)
Nationalité Française
Parti politique PC-SFIC/PCF (1934-1995)
Syndicat CGTU
Conjoint Cécile Romagon
Enfants André Ouzoulias
Petit-fils Pierre Ouzoulias
Profession Employé
Distinctions Liste

Biographie

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Origine

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Albert Ouzoulias vient d'une famille originaire de Neuvic (Corrèze), installée dans l’Ain[1]. Son père, sabotier, est tué pendant la Première Guerre mondiale[1]. Avec son frère Marcel Ouzoulias, adopté par la Nation le , il fut placé en pensionnat à Palisse[1].

Débuts

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Albert Ouzoulias répond en 1932, sans appartenance politique, à l'appel d'Henri Barbusse, de Romain Rolland, de Heinrich Mann, Maxime Gorki, Albert Einstein et John Dos Passos pour le Congrès mondial d'Amsterdam contre la guerre[2]. Il s'installe en 1935 à Paris comme délégué national chargé de la propagande.

Plaque au no 9 rue du Général-Niox
(16e arrondissement de Paris).

Il devint, en , employé au tri postal à la gare de Bourg-en-Bresse. Il adhère en 1933 au Parti communiste français (PCF), puis devient membre de la Jeunesse communiste en 1934 et en secrétaire du comité antifasciste de Virieu-le-Grand. Licencié des PTT, il devient manœuvre aux abattoirs de Bellegarde-sur-Valserine[1].

Seconde Guerre mondiale

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Albert Ouzoulias est muté au 12e régiment d’artillerie coloniale d’Agen au début de la Seconde Guerre mondiale, avant d'épouser le Cécile Romagon[3], secrétaire de l’Aube des Jeunes filles de France et future agent de liaison de la Résistance[4]. Il rejoint alors son unité, avant d'être fait prisonnier le . Il est interné dans un stalag[5].

Albert Ouzoulias parvient ensuite à s'évader d'Autriche le [1], et prend la direction des Bataillons de la Jeunesse, groupes de combat créés par la Jeunesse communiste, le .

Il est alors secondé par Pierre Georges (le colonel Fabien). Ouzoulias est nommé commissaire politique adjoint à Eugène Hénaff fin 1941, alors que se constitue le premier Comité militaire national et que fusionnent l’Organisation spéciale (OS), les Bataillons de la jeunesse et des groupes spéciaux de la Main d'Œuvre Immigrée-MOI.

Charles Tillon unifie en les trois organisations d'obédience communiste (les Bataillons de la Jeunesse, l'Organisation spéciale et la Main d'Œuvre Immigrée-MOI) dans les Francs-tireurs et partisans (FTP), ouverts à tous les résistants.

Sous le pseudonyme de « colonel André », Albert Ouzoulias est nommé en commissaire militaire national[5], chargé des opérations. Avec Robert Deloche, il pousse Roger Belbéoch à infiltrer la police[6]. Chargé fin par la direction du PCF de la coordination de l'action militaire en région parisienne, il rencontre alors régulièrement le colonel Henri Rol-Tanguy, responsable des FTPF de l’Île-de-France, et, dans la nuit du , est l’un des signataires de l’affiche appelant à l’insurrection générale. Albert Ouzoulias est reçu, avec la direction des FTP et des FFI, le par le général de Gaulle. Il organise le le départ pour l’Allemagne de la Brigade de Paris, placée sous le commandement du colonel Fabien, qui deviendra le 151e régiment d’infanterie, avant d'être chargé de l’intégration des unités de la Résistance dans l’armée.

Albert Ouzoulias est élu conseiller municipal de Paris (s'investissant notamment sur le sujet du logement[5]) et conseiller général de la Seine après-guerre, tandis qu'il devient membre de la présidence collective de l’Association nationale des anciens combattants de la Résistance. Il est maire de la commune de Palisse (Corrèze) de 1971 jusqu'à son décès.

Famille

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Son fils, André Ouzoulias, est psychopédagogue et formateur d'enseignants[7].

Son petit-fils, Pierre Ouzoulias, est lui-même un homme politique, membre du Parti communiste français. Conseiller départemental des Hauts-de-Seine, élu dans le canton de Bagneux, il devient sénateur en . Il est élu vice-président du Sénat lors du renouvellement de 2023.

Décorations

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Hommages

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Dans la fiction

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Dans le docu-fiction La Résistance réalisé en 2007 par Félix Olivier, avec Tchéky Karyo comme récitant, son rôle est joué par Marc Sollogoub.

Œuvres

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Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 Claude Pennetier, Marcel Rivollier, Charles Sowerwine, « Ouzoulias Albert, Georges, Raymond, Martial. Pseudonyme : Colonel André », sur Le Maitron, 30 novembre 2010, dernière modification le 6 septembre 2022.
  2. Jean Morawski, « Albert Ouzoulias est décédé », l'Humanité, (lire en ligne, consulté le ).
  3. Claude Pennetier, « ROMAGON Cécile, Aline, Berthe, épouse OUZOULIAS Cécile. Pseudonyme : MARTIAL Madame », dans Le Maitron, Maitron/Editions de l'Atelier, (lire en ligne)
  4. Ordre de la Libération - base des médaillés de la Résistance française, « Fiche Cécile Ouzoulias » (consulté le )
  5. 1 2 3 4 « Une allée pour le « colonel André » dans le Bois de Boulogne (16e) », paris.fr, 11 décembre 2025.
  6. Rosa Moussaoui, « Roger Belbéoch, un juste dans la gueule du loup », L'Humanité, 18 janvier 2007.
  7. Luc Cédelle, « André Ouzoulias (1951-2014), psychopédagogue et formateur d'enseignants », Le Monde, 21 février 2014.
  8. « Albert Ouzoulias », sur museedelaresistanceenligne.org (consulté le )
  9. Ordre de la Libération - base des médaillés de la Résistance française, « Fiche Albert Ouzoulias » (consulté le )

Liens externes

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