Albertine de Staël-Holstein
Albertine Ida Gustavine de Staël-Holstein ( - ), duchesse de Broglie, est une personnalité du Réveil protestant français.
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Albertine de Staël-Holstein |
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Auguste-Louis de Staël-Holstein Louis Alphonse de Rocca (d) |
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Biographie
modifierAlbertine est la fille d'Erik Magnus Staël von Holstein et de Madame de Staël, et la petite-fille de Jacques Necker et de Suzanne Curchod. Son père biologique pourrait être l'écrivain Benjamin Constant[1]. Elle a un frère aîné, Auguste-Louis, écrivain et philanthrope, et un demi-frère cadet, Louis-Alphonse, issu de la seconde union de sa mère avec Albert de Rocca. Elle passe son enfance au château de Coppet, et reçoit des leçons d'Auguste Schlegel[2]. Delphine de Sabran, amie de sa mère, tente en vain de la fiancer à son fils Astolphe de Custine.
Elle épouse le duc de Broglie le 15 février 1816 à Livourne. le couple a quatre enfants :
- Pauline de Broglie (1er mai 1817 - 22 décembre 1831), décédée à l'âge de quatorze ans,
- Louise de Broglie (25 mai 1818 - 21 avril 1882), écrivaine, épouse le comte Othenin d'Haussonville,
- Albert de Broglie (13 juin 1821 - 19 janvier 1901), quatrième duc de Broglie,
- Paul de Broglie (18 juin 1834 – 11 mai 1895), abbé et professeur.
Albertine partage l'anglomanie de son grand-père et présente son mari au groupe de Coppet. Son époux devient un des plus importants hommes d’État de la monarchie de Juillet. Quant à Albertine, elle tient un salon littéraire et politique et s'investit dans les œuvres philanthropiques[3]. Elle traduit différents ouvrages de l'anglais et de l'allemand, et écrit quelques essais religieux. Elle est une adepte du Réveil protestant, et en 1823, elle crée l'Association biblique de femmes de Paris, qui vise à promouvoir la lecture et la diffusion de la Bible[4]. Comme d'autres membres de la haute société protestante parisienne, elle fréquente la chapelle Taitbout.
Elle se charge de l'éducation de son demi-frère orphelin, et confie à son ami Ximénès Doudan le poste de précepteur du jeune garçon.
Ses lettres ont été rassemblées et éditées par son fils Albert[5]. Alphonse de Lamartine lui rend hommage après sa mort dans ses Recueillements poétiques publiés en 1839[6].
Références
modifier- ↑ (en) Winegarten, Renee, Germaine de Staël & Benjamin Constant : a dual biography, Yale University Press, (OCLC 179832112)
- ↑ Claudia Bamberg, « Affaires familiales et religieuses : la correspondance entre August Wilhelm Schlegel et Albertine de Broglie, née de Staël (1812-1838) », sur https://cahiersstaeliens.edinum.org, (consulté le )
- ↑ (en) Susanne Hillman, « « C’est une grande difficulté que d’être la fille de Madame de Staël » Albertine de Broglie and the Mother‑Daughter Knot », sur https://cahiersstaeliens.edinum.org, (consulté le )
- ↑ Jean-Yves Carluer, « Aux origines de l’Association biblique des dames de Paris -2 | Le blog de Jean-Yves Carluer » (consulté le )
- ↑ « Rare Books, Bibles, and Manuscripts: Philadelphia Rare Books and Manuscripts » [archive du ] (consulté le )
- ↑ « 8 juin 1797. Albertine de Broglie chantée par Lamartine », sur Croire-Publications (consulté le )
Liens externes
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