Alexandre-Jacques-Laurent Anisson-Dupéron

homme politique français

Le comte Alexandre-Jacques-Laurent Anisson, dit « Anisson-Dupéron[1], né le à Paris et mort le à Dieppe, est un haut fonctionnaire et homme politique français.

Alexandre-Jacques-Laurent Anisson-Dupéron
Fonctions
Pair de France
-
Député de la Seine-Maritime
-
Député du Puy-de-Dôme
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 75 ans)
DieppeVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Division 43 du cimetière du Père-Lachaise (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Famille
Père
Conjoint
Sophie Félicité Brugière de Barante (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Étienne Anisson-Duperron (d)
Roger-Léon Anisson-DuperronVoir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

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Issu de la famille Anisson Duperron, il est le fils d’Étienne-Alexandre-Jacques Anisson-Dupéron et de Françoise de Chabenat de Bonneuil.

Il remplit différentes missions en Italie sous le Premier Empire, et fut préfet du département de l'Arno en 1808. Il devint plus tard, successivement, auditeur au conseil d’État, inspecteur général de l’Imprimerie Impériale en 1809, membre de la commission du sceau.

À la première Restauration, il est fait en maitre des requêtes en service extraordinaire et directeur général de l’Imprimerie royale.

Évincé de l'Imprimerie royale durant les Cent-jours, il y est réintégré par Louis XVIII, à la seconde Restauration et fait maître des requêtes en service ordinaire.

Après l’invasion de 1815, il en sauva les belles fontes de caractères orientaux qui y avaient été transportés de Rome et de Florence, et que les Alliés voulurent enlever à son établissement. Il y obtint, en outre, peut-être comme moyen de l’indemniser des pertes que la Révolution lui avait, disait-on, fait éprouver, la jouissance gratuite du magnifique matériel de cet établissement et de l’immense local où il était situé, à la charge seulement d’entretenir l’un et l’autre à ses frais, de sorte qu’il se trouva imprimeur pour son propre compte et en situation de faire les fournitures de travaux considérables sans avoir à supporter la charge des intérêts de l’énorme capital que représentaient le matériel et les bâtiments mis à sa disposition.

Les imprimeurs brevetés de Paris élevèrent, en 1816, de vives réclamations à ce sujet, prétendant que les avantages qui lui étaient concédés équivalaient à un privilège exclusif, et lui donnaient la faculté d’exercer, au détriment des imprimeries particulières, un monopole dont le gouvernement faisait les frais. Le député Louis Leroux du Châtelet signala lui-même cette disposition à la chambre comme onéreuse pour l’État ; mais pendant plusieurs années, de part ni d’autre, on ne put en obtenir la révocation.

Enfin, justice fut rendue, quoiqu’un peu tard, à qui de droit : l’Imprimerie royale, passant sous la direction d'Étienne-Marie-Louis Michel, baron de Villebois (1777-1857) en 1824, fut administrée, comme jadis, pour le compte du gouvernement.

Aux élections législatives de juillet 1830, il est élu, dans le Puy de Dôme, député de Thiers.

Rallié en 1830 à la Monarchie de juillet, il est réélu député au renouvellement de 1834, cette fois dans la circonscription d'Yvetot, en Normandie, puis réélu et 1837 et 1839, jusqu'en 1842. Il siège à la chambre des députés parmi les soutiens à la monarchie de Louis-Philippe, qui le fait Pair de France, le . Il siège alors à la chambre des Pairs jusqu'à la Révolution de février 1848.

Par quelques publications et par la discussion publique, il a sans cesse combattu pour la liberté des échanges et pour la liberté civile.

On a de lui, notamment, un Essai sur les effets du Traité de Methuen et du Traité de 1786 entre l’Angleterre et la France[2].

Dans les années 1830, il fit reconstruire, près d'Yvetot, le château de Saint-Aubin-de-Crétot[3].

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (43e division)[4].

Mariage et descendance

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Il épouse à Paris le Sophie Félicité Brugière de Barante (château de Barante, 24 : - Paris, ), fille de Claude Ignace Brugière de Barante et de Anne Suzanne Tassin de Villepion. Elle était la sœur de Prosper de Barante. Il eut d'elle cinq enfants :

  • Henri François Anisson du Perron (1817 - )
  • Eugène-Étienne-César Anisson du Péron, sous-préfet de Saverne (1844) puis de Louviers (Paris, - château de Saint-Aubin-d'Écrosville, ), marié en 1850 avec Zoé Adélaïde Tyrbarbe d'Aubermesnil (1831-1898), sans postérité ;
  • Henriette Anisson du Perron (Paris, - Dijon, ), mariée en 1842 avec Albert Carrelet de Loisy (1807-1875) ;
  • Suzanne Anisson du Perron (1826 - )
  • Roger-Léon Anisson-Duperron, conseiller-général et député de la Seine-Maritime (Paris, - Paris 8e, ), marié à Paris en 1857 avec Catherine de Guenifey (1835-1903), dont postérité[5].

Notes et références

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  1. Ou « Duperron ».
  2. « Alexandre Jacques Laurent Anisson-Dupéron (1776-1852) », sur data.bnf.fr (consulté le )
  3. Pierre Jamme et Jean-François Dupont-Danican, Gentilshommes et gentilhommières en Pays de Caux, Paris, Éditions de La Morande, , 351 p., p. 287
  4. Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier, (lire en ligne), p. 48
  5. [Hélène Lanhers], Archives du château de Saint-Fargeau, Paris, Archives nationales, , 191 p., p. 25, 85-86

Annexes

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Bibliographie

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  • Charles Dezobry et Théodore Bachelet, Dictionnaire général de biographie et d’histoire, de mythologie, de géographie ancienne et moderne, vol. 1, Paris, Ch. Delagrave et Cie, , 1465 p. (lire en ligne), p. 96.
  • Dictionnaire de la conversation et de la lecture : inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tous, vol. 1, Michel Lévy frères, , 800 p. (lire en ligne), p. 614.

Articles connexes

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Liens externes

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