Alexis Ndéma Samè

ingénieur en informatique et homme politique camerounais

Alexis Ndema Same, également orthographié Alexis Ndéma Samè, est un ingénieur en informatique et homme politique camerounais. Membre de l’Union des populations du Cameroun (UPC), il dirige à partir de 2011 le courant du parti appelé « UPC des fidèles ». Son activité politique est marquée par son opposition au gouvernement de Paul Biya, par plusieurs arrestations et par un contentieux opposant son courant politique à l’État camerounais.

Biographie

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Parcours professionnel et politique

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Alexis Ndema Same exerce la profession d’ingénieur informaticien. En août 2011, il succède à Samuel Mack-Kit à la présidence du courant de l’Union des populations du Cameroun appelé « UPC des fidèles »[1].

Ce courant se réclame des positions politiques des fondateurs de l’UPC et conteste la légitimité des autres factions issues des divisions du parti. En 2013, Alexis Ndema Same en est le président, tandis qu’Albert Moutoudou occupe la fonction de secrétaire général[2].

En décembre 2011, il participe aux discussions portant sur la réunification des différents courants de l’UPC. Il se déclare favorable à l’unité du parti, tandis que des désaccords persistent sur les dirigeants et les structures devant conduire ce processus[3].

Arrestation et procès de 2013

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Le 26 février 2013, Alexis Ndema Same et Albert Moutoudou sont arrêtés à Douala pendant une manifestation dirigée contre Elections Cameroon (Elecam). Les manifestants contestent la décision de l’organisme électoral de mettre fin aux inscriptions sur les listes électorales[4].

Ils sont poursuivis pour organisation d’une manifestation illégale et trouble à l’ordre public. Ils soutiennent que la manifestation avait été déclarée auprès des autorités conformément à la législation camerounaise. Après leur détention, ils sont remis en liberté sous caution le 4 mars 2013 et comparaissent libres devant le tribunal[2],[4].

En novembre 2013, Alexis Ndema Same est condamné à un mois d’emprisonnement avec sursis pendant trois ans[5].

Contentieux avec l’État camerounais

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Le courant dirigé par Alexis Ndema Same fait face à des interdictions administratives portant sur l’organisation de réunions et de congrès. Les autorités considèrent que cette faction ne dispose pas d’une existence juridique distincte lui permettant d’agir sous le nom de l’UPC[6].

En août 2012, le mouvement saisit la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples contre l’État camerounais. Il dénonce des atteintes à la liberté d’association, à la liberté de réunion, à la participation politique et au droit à un procès équitable[7].

En novembre 2016, la Commission africaine conclut que l’État camerounais a violé plusieurs dispositions de la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples. Elle demande aux autorités de garantir aux plaignants l’exercice de leurs droits politiques sous l’appellation UPC-MANIDEM et de leur accorder une indemnisation pour les préjudices subis[6],[7].

Malgré cette décision, les responsables du mouvement déclarent en 2017 que plusieurs administrations locales continuent à interdire leurs réunions publiques et leurs activités politiques[7].

Rapprochement entre les courants de l’UPC

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À partir de septembre 2015, le courant dirigé par Alexis Ndema Same entame des discussions avec celui de Victor Onana. Les rencontres se poursuivent en janvier 2016 afin de créer un cadre de coopération entre les deux factions et de résoudre les différends concernant l’utilisation du nom, du sigle et des emblèmes de l’UPC[8].

Positions politiques

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Alexis Ndema Same critique le fonctionnement d’Elections Cameroon et demande la création d’une commission électorale indépendante et consensuelle[4]. En 2016, il soutient avec le Cameroon People's Party et d’autres mouvements d’opposition une initiative destinée à empêcher une modification de la Constitution ou une élection présidentielle anticipée favorable à Paul Biya[9].

Il s’oppose aussi à la ratification par le Cameroun de l’Accord de partenariat économique avec l’Union européenne. Il estime que l’ouverture du marché camerounais accroît la concurrence entre les entreprises locales et les entreprises européennes, au détriment de l’économie camerounaise[10].

Notes et références

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  1. ↑ Aristide Ekambi, « UPC : Alexis Ndema Same remplace Samuel Mack-Kit », Le Quotidien Mutations,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. 1 2 Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada, « Cameroun : l’Union des populations du Cameroun, y compris sa structure et son importance sur la scène politique, et le traitement réservé à ses membres par les autorités », sur Gouvernement du Canada, (consulté le )
  3. ↑ (en) « UPC Unity: Convergent Ideas, Divergent Approaches », Cameroon Tribune,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. 1 2 3 Bertin Onana, « Union des populations du Cameroun : le réquisitoire renvoyé au 1er juillet 2013 », Journal du Cameroun,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. ↑ « Tribunal : le président de l’UPC condamné à la prison avec sursis », La Rédaction du Cameroun,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. 1 2 « Contentieux : l’UPC gagne son procès contre l’État du Cameroun », La Voix du Koat,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. 1 2 3 Nathan Ndoumbe, « Des militants de l’ex-UPC des fidèles dans la tourmente », Actu Cameroun,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. ↑ Linda Mbiapa, « UPC : vers la fin des divisions au sein des différentes factions », Actu Cameroun,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. ↑ « Trois partis lancent une motion de défiance à Paul Biya », Actu Cameroun,‎ (lire en ligne, consulté le )
  10. ↑ (en) Parlement européen, « African, Caribbean and Pacific countries’ positions on Economic Partnership Agreements » [PDF], (consulté le ), p. 39

Voir aussi

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