Alfonsino Gesualdo
Alfonsino Gesualdo, né à Ferrare le 20 janvier 1595, mort à Gesualdo le 22 octobre 1600, est un membre de la noblesse italienne de la Renaissance. Descendant de Guillaume de Gesualdo, apparenté aux rois normands de Sicile, il est l'arrière-petit-fils de Luigi IV Gesualdo, premier prince de Venosa, et le second fils du compositeur Carlo Gesualdo.
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House of Gesualdo (d) |
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Biographie
modifier| Blasonnement :
d'argent au lion de sable accompagné de cinq fleurs de lys de gueules, deux posées en chef à dextre et rangées en barre, une posée au canton senestre du chef, une posée presque en abîme quelque peu à dextre et une en pointe[1],[2].
Commentaires : Un sonnet du Tasse adressé à Carlo Gesualdo fait allusion à ces armes, en s'ouvrant sur le vers « Carlo, il vostro leon ch'a nero il vello[3] [Carlo, votre lion dont le pelage est noir] ». |
Naissance
modifierAlfonsino naît à Ferrare le 20 janvier 1595[4]. Il est le fils de Carlo Gesualdo et d'Éléonore d'Este[5]. Son prénom est choisi en référence au père et au grand-père d'Éléonore, Alphonse d'Este et le duc de Ferrare Alphonse Ier d'Este, mais aussi à l'oncle de Carlo, le cardinal Alfonso Gesualdo[4].
Considérant la cour de Ferrare comme un « nid de vipères[6] », son père Carlo se retire dans son château de Gesualdo, qu'il avait somptueusement embelli les années précédentes. Après quelques mois de solitude, Charles rappelle sa femme et son fils auprès de lui, qu'il ne pouvait, pour des raisons de santé, aller chercher lui-même à Ferrare. Éléonore rejoint son époux le 8 novembre 1597, accompagnée de son fils[7].
Mort
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Alfonsino tombe soudainement malade et, après dix-huit jours d'agonie, meurt le au château de Gesualdo[8], plongeant ses parents dans la consternation[9]. Cette mort précoce se fait par étouffement après quatre jours de fièvre, selon la correspondance entre Cesare et son frère Alessandro d'Este, mais des rumeurs d'empoisonnement circulent bientôt[10]. Elle a parfois été attribuée à son père lui-même, dans les récits qui lui furent consacrés : sans l'accuser personnellement, les lettres échangées entre les proches parents de sa mère, très hostiles envers leur beau-frère, montrent le prince de Venosa sous un jour particulièrement sombre, cruel et tyrannique, allant jusqu'à empêcher son épouse d'assister leur jeune fils dans son agonie[11].
Postérité
modifierL'enfant ailé au centre du Perdono di Gesualdo, œuvre du peintre florentin Giovanni Balducci, réalisée en 1609 et répondant à une commande de Carlo Gesualdo, a été identifié « selon toute vraisemblance[12] » au prince Alfonsino. Selon Glenn Watkins, « il est raisonnable d'identifier l'âme du prince Alfonsino dans cet enfant pourvu d'ailes assez inattendues pour son ascension hors du Purgatoire[13] ».
Références
modifier- ↑ Rietstap 1884, p. 768.
- ↑ Armes de compositeurs célèbres sur www.heraldica.org
- ↑ Gray & Heseltine 1926, p. 9.
- 1 2 Deutsch 2010, p. 76-77.
- ↑ Deutsch 2010, p. 62.
- ↑ Deutsch 2010, p. 77.
- ↑ Deutsch 2010, p. 97.
- ↑ Watkins 2010, p. 25.
- ↑ Deutsch 2010, p. 101.
- ↑ Deutsch 2010, p. 104.
- ↑ Deutsch 2010, p. 102.
- ↑ Morrier 2003, p. 100.
- ↑ Watkins 2010, p. 67.
Bibliographie
modifierOuvrages généraux
modifier- (fr) Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, précédé d'un dictionnaire des termes du blason, vol. 1, Gouda, Éditions G.B. van Goor Zonen, , 1150 p. (lire en ligne)
Monographies
modifier- (fr) Catherine Deutsch, Carlo Gesualdo, Paris, Bleu nuit éditeur, coll. « Horizons » (no 23), , 176 p. (ISBN 978-2-35884-012-5)
- (en) Cecil Gray et Philip Heseltine, Carlo Gesualdo : musician and murderer, Londres, Trubner & Co., 1926 (réed.2012), 145 p. (ISBN 978-1-275-49010-9)
- (fr) Denis Morrier, Carlo Gesualdo, Paris, Fayard, , 118 p. (ISBN 2-213-61464-4)
- (en) Glenn Watkins, The Gesualdo Hex : Music, Myth, and Memory, New York, W. W. Norton & Co., , 384 p. (ISBN 978-0-393-07102-3).