Alfred Klein

résistant français pendant la Seconde Guerre mondiale

Alfred Klein est un résistant français, né le 30 décembre 1916 à Haguenau.

Alfred Klein
Plaque sur sa tombe.
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À sa naissance, Haguenau faisait partie de l'empire allemand, au sein du Reichsland Elsaß-Lothringen (Alsace-Lorraine annexée en 1871). La ville redevient française en 1918, à l'issue de la Première Guerre mondiale.

Il est exécuté par les Allemands le à Clermont-Ferrand en raison de son engagement dans la Résistance.

Biographie

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Il était étudiant à la faculté de droit de l'université de Strasbourg quand il fut mobilisé en 1939 après l'agression allemande contre la Pologne et le début de la guerre.

Soldat audacieux, il fut capturé par les Allemands lors d'une patrouille de reconnaissance trop proche de la ligne de front, mais il réussit à s'échapper et, après la débâcle de 1940, il se retira à Chamalières, où il devint instituteur[1].

Mais ce n'était qu'une apparence car en secret il travaillait pour la Résistance dont il devint à partir de un organisateur actif et un des dirigeants. Il faisait partie du réseau « Les Ardents »[2],[3].

Il s'occupait de tout, cachant des aviateurs alliés abattus, distribuant armes et explosifs, sabotant des installations nazies et falsifiant des documents officiels. Les archives de la Résistance lui reconnaissent entre autres le sabotage réussi de l'aérodrome d'Aulnat occupé par les Allemands.

Le , il fut trahi[4] puis arrêté par la Gestapo en compagnie de son cousin Rodolphe Rischmann. Même sous la torture il refusa de parler. Il est condamné à mort le 14 mars 1944 par un tribunal allemand. Le Alfred Klein est fusillé, comme son cousin, son ancien camarade de faculté de droit Henri Weilbacher et comme devait l'être, six semaines plus tard, François Marzolf. Avant de mourir, il écrivit cette lettre poignante qui devait être lue aux élèves chaque année après la Libération à l'école primaire Jules-Ferry de Chamalières où il enseignait[5] :

« Je vais être fusillé à 6 heures. Je voudrais que mon souvenir reste à l'école. Donnez le dernier adieu à mes élèves et dites-leur en mon nom de bien travailler pour devenir des hommes de caractère et de bons Français. Adieu mes amis, je meurs la conscience tranquille et avec la certitude qu'il y aura une justice. Vive notre belle France. »

Après l'exécution, il fut enterré de manière anonyme au cimetière des Carmes de Clermont-Ferrand. Le eut lieu au cimetière la reconnaissance de son corps ainsi que de ceux de quatorze autres fusillés, dont son cousin Rischmann et le commissaire Marc Juge[6]. Il repose désormais auprès de ses parents et de sa sœur au cimetière de Haguenau (Bas-Rhin).

Alfred Klein est reconnu membre de la Résistance intérieure française.

Distinctions

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  • Croix de guerre avec palme de bronze, citation à l'ordre de l'armée (décision du 21.03.1945 signé Charles de Gaulle)
  • Médaille militaire (décret du 12 mars 1960)
  • Mort pour la France décision ministérielle fusillé le 24/03/1944)
  • Médaille de la Résistance française Médaille de la Résistance française (décret du )[7]

Notes et références

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  1. Alfred Wahl, Les résistances des Alsaciens-Mosellans durant la Seconde Guerre mondiale 1939-1945, Actes du colloque organisé par la Fondation Entente Franco-Allemande à Strasbourg (19 et 20 novembre 2004), FEFA, 2006, p. 155.
  2. Dominique Lormier, La Résistance pour les nuls, First Éditions, 2013, p. 225 (en ligne). Sur le réseau clermontois "Les Ardents", commandé par Roger Lazard : Alain Guérin, Chronique de la Résistance, Place des éditeurs, 2010, p. 298 (en ligne).
  3. « Titres, homologations et services pour faits de résistance - Mémoire des hommes », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le )
  4. Denis Peschanski, Vichy 1940-1944: quaderni e documenti inediti di Angelo Tasca, Feltrinelli Editore, 1986, p. 656 (en ligne).
  5. Jean-Paul Autant, De la mobilisation à la victoire : 1939-1946 : Un singulier parcours sous l'uniforme durant le second conflit mondial, L'Harmattan, 2012, p. 245.
  6. Jean Débordes, Paroles de résistants : 50 témoignages reçus, embuscades, trahisons, déportations, exécutions, Éditions de Borée, 2003, p. 120.
  7. « Base des médaillés de la résistance - Mémoire des hommes », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le )

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Eugène Martres, Les archives parlent : Auvergne - Bourbonnais, 1940-1945, Éditions de Borée, 2004.
  • Bertrand Merle, Association pour des études sur la Résistance intérieure des Alsaciens (AERIA) (préf. Victor Convert, intro. Marie-Claire Vitoux), « Les militaires hors d'Alsace : Quelques parcours », dans 50 mots pour comprendre la Résistance alsacienne, Strasbourg, Éditions du Signe, , 196 p. (ISBN 978-2-7468-4334-9), p. 53-54
  • Bertrand Merle, « Portraits et parcours de ses 24 médaillés de la Résistance », Études haguenoviennes, 42, 2024, SHAH (Société d'histoire et d'archéologie de Haguenau), p. 75-79.

Liens externes

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