Alice Renavand
Alice Renavand, née le à Saint-Cloud, est une danseuse française, danseuse étoile du ballet de l'Opéra de Paris entre 2013 et 2022.
| Naissance |
Saint-Cloud, Île-de-France |
|---|---|
| Activité principale | Danseuse étoile |
| Style |
Danse classique Danse contemporaine Danse néo-classique |
| Lieux d'activité | Paris |
| Années d'activité | 1997 - 2023 |
| Formation | École de danse de l'Opéra national de Paris |
| Maîtres |
Gilbert Mayer Patrice Bart Laurent Hilaire |
| Récompenses | Prix de l'AROP |
Scènes principales
Biographie
modifierNée à Paris d'une mère vietnamienne et d'un père français[1],[2], Alice Renavand s'inscrit à l'âge de sept ans au conservatoire de danse de Saint-Cloud. Le chorégraphe Attilio Labis repère le potentiel de la petite fille lors d’un stage de danse et encourage ses parents à l’inscrire au concours d’entrée de l’École de danse de l'Opéra national de Paris[2]. Alice Renavand entre à l'École de danse à son premier essai, en 1990 et elle intègre le corps du ballet de l'Opéra national de Paris en 1997, à l'âge de dix-sept ans.
Remarquée notamment par Pina Bausch, Jiri Kylian ou encore Angelin Preljocaj, elle s'illustre particulièrement dans le répertoire contemporain[3]
Elle est promue coryphée en 2004, sujet en 2005 et elle reçoit le prestigieux prix de l'AROP en 2008.
Promue première danseuse en 2012[4], elle assurera aussi de grands rôles classiques, notamment celui de Kitri dans Don Quichotte.
Carrière de danseuse étoile
modifierAlice Renavand est nommée danseuse étoile le , à l'issue d'une représentation du Parc d'Angelin Preljocaj[5],[6].
Le , alors qu'elle devait faire ses adieux à l'Opéra de Paris dans le rôle de Giselle[7], elle se blesse au genou durant le second acte qu'elle ne peut terminer. Il lui est alors proposé par la Direction de faire ses adieux la saison suivante, quand elle serait rétablie[8], et c'est ainsi le qu'elle fera ses adieux à l'issue du ballet Boléro de Maurice Béjart à l'Opéra Bastille[9].
Activités hors de l'Opéra de Paris
modifierSur la tournée « Black City Parade » du groupe Indochine, elle danse dans la vidéo du titre Wuppertal projeté sur grand écran durant les concerts. Les 27 et , elle danse sur la scène du Stade de France lors des deux concerts organisés par le groupe.
Elle est membre du jury Miss France 2019, composé uniquement de femmes, qui a élu Vaimalama Chaves.
Le , elle danse à nouveau au Stade de France lors de la cérémonie d'ouverture Coupe du monde de rugby à XV 2023[10].
Elle est aussi l’égérie de grandes marques à de nombreuses reprises.
Répertoire
modifier- Pour le Ballet de l'Opéra de Paris
- Agon de George Balanchine
- La Chanteuse de caf’conc’ de Patrice Bart – La Petite danseuse de Degas
- Orphée et Eurydice – Eurydice de Pina Bausch
- Le Sacre du printemps de Pina Bausch – L'Élue
- Le Concours de Maurice Béjart – La Jurée japonaise
- Le Sacre du printemps de Maurice Béjart – L’Elue
- Glacial Decoy de Trisha Brown) – La Servante
- La Maison de Bernarda de Mats Ek
- The Vertiginous Thrill of Exactitude, Approximate Sonata, In the Middle Somewhat Elevated de William Forsythe
- Nosferatu de Jean-Claude Gallotta) – rôle-titre
- Bella figura de Jiří Kylián
- Kaguyahime de Jiří Kylián – Kaguyahime
- La Sylphide de Pierre Lacotte – Effie
- Suite en blanc de Serge Lifar – La Sieste, Pas de cinq
- Les Enfants du paradis de José Martínez – Nathalie
- Le Tricorne de Léonide Massine – La Femme du Meunier
- L’Histoire de Manon de Kenneth MacMillan – La Maîtresse de Lescaut
- Genus de Wayne McGregor
- Don Quichotte de Rudolf Noureev – Kitri, La Danseuse de rue
- La Bayadère de Rudolf Noureev – La Troisième ombre
- Cendrillon de Rudolf Noureev – Une sœur
- Rendez-vous de Roland Petit – La Plus Belle Fille du Monde
- Le Jeune Homme et la Mort de Roland Petit – La Mort
- Le Songe de Médée de Angelin Preljocaj – Creüse
- Siddharta de Angelin Preljocaj – Sujata et l’Éveil
- Psyché de Alexeï Ratmansky – Vénus
- Les Sept Péchés capitaux de Laura Scozzi – La Prostituée
- Créations avec le ballet de l'Opéra de Paris
- Le Songe de Médée d'Angelin Preljocaj, 2004 – Creüse
- Variations pour une porte et un soupir de Maurice Béjart, 2006
- White Darkness de Nacho Duato, 2006
- L’Allegro de Robyn Orlin, 2007
- Troisième Symphonie de Gustav Mahler de John Neumeier, 2009
- Siddharta d'Angelin Preljocaj, 2010 – Yasodhara
- L'Anatomie de la sensation de Wayne McGregor, 2011
- Sous apparence (Marie-Agnès Gillot, 2012
- Boléro de Sidi Larbi Cherkaoui-Damien Jalet, 2013
Notes et références
modifier- ↑ « Alice Renavand en quatre dates », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 Condé Nast, « Alice Renavand », sur Vanity Fair, (consulté le )
- ↑ « Les entretiens d'Altamusica », sur www.altamusica.com (consulté le )
- ↑ « Alice Renavand », sur Opéra national de Paris (consulté le )
- ↑ « Une nouvelle étoile nommée à l'Opéra de Paris », sur Le Figaro, (consulté le )
- ↑ « Alice Renavand nommée danseuse étoile à l'Opéra de Paris », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Bientôt l'heure des adieux pour la danseuse étoile Alice Renavand à l'Opéra de Paris », sur France Musique, (consulté le )
- ↑ « La danseuse étoile Alice Renavand se blesse sur la scène de l'Opéra de Paris lors de ses adieux », sur LEFIGARO, (consulté le )
- ↑ « Alice Renavand, du feu et des nuances pour ses adieux à l'Opéra de Paris », sur Le Figaro, (consulté le )
- ↑ « Cérémonie d'ouverture de la Coupe du monde de rugby 2023 : qui est la danseuse Alice Renavand, l'une des stars de l'événement ce vendredi », sur ladepeche.fr (consulté le )
Liens externes
modifier- Ressource relative à l'audiovisuel :
- Fiche de Alice Renavand sur le site de l'Opéra de Paris