Alphonse Humbert
Alphonse Humbert, né le à Paris et mort le 27 décembre 1922[1], dans la même ville, est un journaliste et homme politique français.
| Alphonse Humbert | |
Alphonse Humbert vers 1895, photographié par Nadar. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (8 ans, 7 mois et 16 jours) |
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| Élection | 20 août 1893 |
| Réélection | 22 mai 1898 |
| Circonscription | Seine |
| Législature | VIe et VIIe (Troisième République) |
| Groupe politique | RRRS |
| Prédécesseur | Eugène Farcy |
| Successeur | Henry Bagnol |
| Conseiller général de la Seine | |
| – (7 ans) |
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| Circonscription | Grenelle |
| Prédécesseur | Guillaume Maillard |
| Successeur | Ernest Moreau |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Alphonse Jean Joseph Humbert |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Ancien 11e arrondissement de Paris |
| Date de décès | (à 78 ans) |
| Lieu de décès | 11e arrondissement de Paris |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | Comité central républicain des Vingt arrondissements |
| Profession | Journaliste |
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Militant blanquiste sous le Second Empire puis animateur du Père Duchène durant la Commune de Paris, il devient par la suite homme politique radical-socialiste puis nationaliste antidreyfusard.
Biographie
modifierMilitantisme blanquiste sous le Second Empire
modifierAlphonse Humbert est le fils de Jean-Baptiste Humbert (1810-1859), dégustateur puis éditeur d'estampes, et d'Adélaïde Lebedel (1815). Une fois ses études terminées, il est employé pendant quelque temps à la pharmacie Raspail, puis se tourne vers le journalisme.
Il se signale rapidement comme blanquiste et comme un opposant au Second Empire, écrivant dans un très grand nombre de journaux d'opposition comme La Marseillaise ou au Journal du Peuple[2]. En 1867, il est arrêté avec Charles Longuet, Gaston Da Costa et d'autres militants blanquistes pour avoir crié "Vive Garibaldi !", place de l’Hôtel de Ville, au moment du passage de Napoléon III et de l’empereur d’Autriche[3].
La Commune de Paris et le Père Duchène
modifierEn , il signe l'Affiche rouge[4] et rejoint la Commune de Paris. Durant l'insurrection, il participe à la rédaction du journal Le Père Duchène ainsi qu'à La Sociale avec Maxime Vuillaume et Eugène Vermersch.
Après l'entrée des troupes Versaillaises dans la capitale, Humbert est arrêté et comparaît le devant le 3e conseil de guerre. Durant le procès, on lui impute la rédaction d'articles injurieux et méprisants ainsi qu'une complicité supposée dans la destruction de la Colonne Vendôme. En définitive, il est condamné aux travaux forcés à perpétuité au bagne de Nouméa (Nouvelle-Calédonie) tandis que Vermersch et Vuillaume sont condamnés à la peine de mort[5].
Homme politique sous la Troisième République
modifierEn 1879, il est gracié notamment grâce à Georges Clemenceau. Il épouse la même année Laure Le Pelletier de Bouhélier, sœur d'Edmond Lepelletier, quatre enfants dont une fille survivante : Lucile, épouse Joseph Gaston Selz, compositeur de musique, et postérité[6].
En 1886, il devient conseiller municipal de Paris (Grenelle)[7] et président du Conseil municipal de Paris en 1893. Il est député de la Seine[8] (1893-1902), désormais d'orientation radical-socialiste. Il disait : « Le meilleur des gouvernements est celui qui gouverne le moins ».
Il meurt à son domicile 29 boulevard Jules Ferry dans le 11e arrondissement de Paris le La place Alphonse-Humbert dans le 15e arrondissement de Paris est ouverte en 1931 en hommage.
Publications
modifier- Mon bagne, éditions de la Sorbonne, 2025.
Notes et références
modifier- ↑ Son acte de décès (n°3895) dans les registres de décès du 11e arrondissement de Paris pour l'année 1922
- ↑ Félicien Champsaur, « Alphonse Humbert », Les Hommes d'aujourd'hui, , p. 256 (lire en ligne)
- ↑ « Notice Humbert Alphonse »
- ↑ Notice « HUMBERT Alphonse (HUMBERT Jean, Joseph, Alphonse) », in Le Maitron en ligne.
- ↑ Félicien Champsaur, « Alphonse Humbert », Les Hommes d'aujourd'hui, , page 257 (lire en ligne)
- ↑ Voir sur la base de Roglo - Alphonse Humbert.
- ↑ Alphonse Humbert (1844 – 1922), du bagne (1871 – 1879) à la présidence du Conseil municipal de Paris (1893 – 1894) : un député du XVe au parcours atypique. Résumé d'un article d'Anne-Marie Bel in Bulletin de la Société historique & archéologique du XVe arrondissement de Paris – No 38.
- ↑ « Alphonse, Jean, Joseph Humbert », sur assemblee-nationale.fr (consulté le ).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- « Alphonse Humbert », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la vie publique :