Amal Khalil

journaliste libanaise

Amal Khalil (en arabe : أمال خليل) est une journaliste libanaise, née en 1984 et tuée le .

Amal Khalil
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Biographie
Naissance
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Al-Baisariyah (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Nationalité
Activité
Rédactrice à
Al-Akhbar, Al Hasnaa (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Alors qu'elle effectuait un reportage pour le quotidien libanais Al-Akhbar[1],[2] sur la guerre israélo-libanaise[3], elle est tuée par une frappe aérienne de l'armée israélienne dans le sud du Liban, en dépit du cessez-le-feu[4].

Amnesty International et Human Rights Watch ont conclu, dans leurs enquêtes respectives, que l'armée israélienne connaissait son identité au moment de la frappe, et que celle-ci a délibérément visé des civils[5]. Elle est la neuvième journaliste tuée par l'armée israélienne au Liban en 2026, la 23e depuis 2023[6].

Biographie

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Khalil naît en 1984 à Al-Baisariyah (en), un village côtier situé dans le district de Saïda, au Sud-Liban[2].

Elle couvre comme journaliste le Sud-Liban à partir de 2006[2],[7], avec la réputation d'être intrépide et déterminée[8].

En 2024, Khalil reçoit un appel téléphonique menaçant provenant d'un numéro israélien, « l'avertissant de quitter le sud et la menaçant de détruire sa maison et de la décapiter »[9]. Le porte-parole de l’armée israélienne l’avait qualifié le 15 avril de « diable »[10].

2026 : frappe aérienne israélienne et décès

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Khalil et la journaliste indépendante Zeinab Faraj travaillaient dans le sud du Liban lorsqu’une voiture qu’ils suivaient a été touchée par une frappe de drone israélien, tuant ses occupants. Elles étaient alors au village d'At-Tiri[11] et se sont réfugiées dans une maison voisine, d'où Khalil a appelé ses rédacteurs en chef et sa famille. Alors qu'elle était encore en vie, le président libanais Joseph Aoun a publié un communiqué appelant la Croix-Rouge et les Nations unies à intervenir pour leur porter secours. La maison où Khalil et Faraj s'étaient réfugiés est ensuite bombardée par l'armée israélienne. La Croix-Rouge tente un sauvetage et réussit à évacuer Faraj, qui était blessée, ainsi que deux civils tués, mais est contrainte de se retirer avant d'atteindre Khalil qui était ensevelie sous les décombres, l'armée israélienne ayant ouvert le feu sur ses véhicules et sa position[1],[12]. La Croix-Rouge est ensuite retournée sur les lieux, où Khalil a été retrouvée morte[13],[7],[8].

Réactions

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Le , le Comité pour la protection des journalistes publie une déclaration condamnant les Forces de défense israéliennes et les accusant d'avoir pris Khalil pour cible[14]. Le Club de la presse du Liban a écrit que Khalil avait été tuée « alors qu'elle exerçait son métier de journaliste, payant de sa vie et de son sang une cause en laquelle elle croyait »[15].

Nawaf Salam, Premier Ministre du Liban, déclare que « Le fait de cibler des journalistes, d'entraver l'accès des équipes de secours à ces derniers, et même de cibler à nouveau leurs positions après l'arrivée de ces équipes, constitue un crime de guerre qualifié. » Il accuse Israël de cibler de manière répétée les journalistes du sud du Liban, dans ce qu'il a qualifie de « stratégie établie »[12].

Israël

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L’armée israélienne déclare dans un communiqué qu'il « ne cible pas les journalistes et agit pour limiter les risques qu'ils encourent tout en assurant la sécurité de ses troupes » et qu'il avait identifié deux véhicules qui avaient « quitté une structure militaire utilisée par le Hezbollah », que l'un des véhicules s'est approché des troupes israéliennes d'une manière constituant une « menace immédiate » après avoir franchi une « ligne de défense avancée » (voir ligne jaune), violant ainsi le cessez-le-feu. La déclaration précise que l'armée de l'air israélienne a alors frappé l'un des véhicules et que « la structure d'où les individus avaient fui a également été touchée »[12].

Clayton Weimer, directeur exécutif de Reporters sans frontières déclare que l'armée israélienne avait reçu des messages de la Croix-Rouge et de journalistes lui demandant d'autoriser l'accès des ambulances pour secourir Khalil. « La Croix-Rouge a indiqué qu'elle ne pouvait pas passer en raison des bombardements israéliens en cours. Il s'agit donc d'un mépris flagrant, qui s'ajoute à ce qui semble être un assassinat délibéré et ciblé d'un journaliste. »[12]

Amnesty International et Human Rights Watch affirment en août 2026 que la journaliste a été ciblée par l'armée israélienne, et demandent une enquête indépendante pour crime de guerre[5],[16].

Articles connexes

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Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Amal Khalil » (voir la liste des auteurs).

Références

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  1. 1 2 (en-GB) « Israeli strike kills journalist after ongoing attacks blocked rescuers, Lebanon says », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
  2. 1 2 3 (en) « “Where Should I Be, Shama‘ or Khiam?”: Amal Khalil’s Two Decades of Militant Journalism | The Public Source », sur thepublicsource.org (consulté le )
  3. (en) Bassem Mroue et SARAH EL DEEB Leer en español, « Lebanese journalist Amal Khalil killed in Israeli strike on a house where she took cover, paper says », sur AP News, (consulté le )
  4. (en-US) Bassem Mroue and Sarah El Deeb | AP, « Lebanese journalist Amal Khalil killed in Israeli strike on a house where she took cover, paper says », The Washington Post, (ISSN 0190-8286, lire en ligne, consulté le )
  5. 1 2 Laure Stephan, « Mort d’Amal Khalil, journaliste tuée par l’armée israélienne dans le sud du Liban : Amnesty International et Human Rights Watch réclament une enquête pour crime de guerre », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  6. Arthur Sarradin, « Journaliste tuée au Liban : Amal Khalil est-elle la cible ou la victime collatérale des affrontements dans la région ? », sur France Inter, (consulté le )
  7. 1 2 « « Amal portait la voix du Sud et des sacrifices endurés par cette région » : colère aux obsèques de la journaliste libanaise, tuée par l’armée israélienne », Le Monde, (lire en ligne)
  8. 1 2 (en-US) Max Bearak et Daniel Berehulak, « Lebanese Journalist Killed in Israeli Strike Was Known for Being Intrepid », The New York Times, (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  9. (en-GB) Peter Beaumont, « Israeli killing of Lebanese journalist draws international condemnation », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
  10. « Amal Khalil », Committee to Protect Journalists, consulté le 6 mai 2026.
  11. « Amal Khalil : ce que l’on sait de la mort de la journaliste libanaise, tuée dans une frappe israélienne », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  12. 1 2 3 4 (en-GB) « Lebanese journalist killed in targeted Israeli airstrikes, officials say », sur www.bbc.com, (consulté le )
  13. (en) Jeremy Loffredo, « Lebanese Journalist Amal Khalil Bombed and Left to Die by Israel », sur www.dropsitenews.com (consulté le )
  14. (en-US) « Lebanese journalist Amal Khalil found dead after being trapped in rubble following Israeli strike, obstruction of rescue », sur Committee to Protect Journalists, (consulté le )
  15. (en-US) « Lebanese Journalist Amal Khalil Dies After Attack », sur The Wall Street Journal (consulté le )
  16. Vianey Lorin, « Mort de la journaliste Amal Khalil au Liban : des ONG accusent Israël de « crime de guerre » », sur Mediapart, (consulté le )
  17. « Guerre Israël-Hamas : selon RSF, les journalistes victimes de frappes au Liban étaient visés », Le Monde, (lire en ligne)