Amanita zambiana, la Tente (prononciation : \tɛn.te\), est une espèce de champignons basidiomycètes du genre Amanita dans la famille des Amanitaceae. Très commune en Afrique centrale où elle fait partie des champignons comestibles les plus populaires, elle est proche de l'Amanite des Césars et de l'Amanite vaginée.

Taxinomie

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Nom binominal

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Le nom correct complet (avec auteur) de ce taxon est Amanita zambiana Pegler & Piearce[1].

Systématique

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Amanita zambiana est classée dans la section des Vaginatae[2] ou des Caesareae par Rolf Singer[réf. nécessaire].

Synonymie

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Il pourrait peut-être s'agir d'un synonyme d’Amanita loosii Beeli, initialement décrite du Congo, mais cette dernière est entièrement blanche[3],[4].

Noms vulgarisés et vernaculaires

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L'espèce est localement connue sous les noms vernaculaires Tente, Ndelema et Christmas mushroom (« champignon de Noël »)[3].

Description

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Le chapeau d'Amanita zambiana qui mesure de 100 à 250 mm de diamètre, est globuleux à ovoïde quand il est jeune, et en expansion s'aplatit gardant une marge recourbée. Sans être umboné, il n'est ni visqueux, ni appendiculé et présente une marge striée ou pectinée. Il est brun olivacé à son centre, lorsqu'il grandit, devient progressivement plus pâle en direction de la marge, et se présente franchement blanc à la marge lorsqu'il est adulte. La chair est blanche. L'anneau est absent. Les lames sont libres et éloignées, blanches. Le pied, blanchâtre, fibrilleux et creux, mesure de 100 à 150 mm de long pour 15 à 20 mm de diamètre. Il présente une volve en forme de sac[3].

Écologie et répartition

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L'espèce, initialement décrite depuis des spécimens de Zambie, est commune dans le miombo de l'ensemble de l'Afrique centrale où elle fructifie en décembre et début janvier[3].

Comestibilité

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Amanita zambiana est considérée comme un bon champignon comestible et est abondamment vendue sur les marchés locaux, notamment au Zimbabwe et en Zambie[3],[2],[5]. Cependant, l'espèce a la capacité de concentrer les métaux lourds tels que le cadmium, le cobalt, le nickel et le cuivre au delà des limites recommandées par la FAO[5]

Notes et références

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  1. ↑ Index Fungorum, consulté le .
  2. 1 2 D. N. Pegler et G. D. Piearce, « The Edible Mushrooms of Zambia », Kew Bulletin, vol. 35, no 3,‎ , p. 475 (DOI 10.2307/4110017, lire en ligne, consulté le )
  3. 1 2 3 4 5 (en) Pegler D.N. & Shah-Smith D., « The genus Amanita (Amanitaceae, Agaricales) in Zambia », Mycotaxon, vol. 61,‎ , p. 389–417 (lire en ligne)
  4. ↑ Ruben Walleyn et Annemieke Verbeken, « Notes on the Genus Amanita in Sub-Saharan Africa », Belgian Journal of Botany, vol. 131, no 2,‎ , p. 156–161 (ISSN 0778-4031, lire en ligne, consulté le )
  5. 1 2 (en) Elias M. Ndifon, « Systematic appraisal of macrofungi (Basidiomycotina: Ascomycotina) biodiversity of Southern Africa: Uses, distribution, checklists », Journal of Asia-Pacific Biodiversity, vol. 15, no 1,‎ , p. 80–85 (DOI 10.1016/j.japb.2021.09.008, lire en ligne, consulté le )

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