Ambroise Chevreux

religieux et homme politique français

Ambroise Chevreux ou Dom Ambroise Chevreux, né le à Orléans et exécuté sommairement le à Paris, est un homme d'Église français, membre de l'ordre bénédictin et de la congrégation de Saint-Maur, dont il a été le dernier supérieur général. Il meurt victime des massacres de septembre 1792, peu avant l'avènement de la Première République ().

Ambroise-Augustin Chevreux
Image illustrative de l’article Ambroise Chevreux
Escalier des martyrs
bienheureux
Date de naissance le
Lieu de naissance Orléans, Royaume de France
Date de décès le (à 64 ans)
Lieu de décès Paris, Royaume de France
Ordre religieux Congrégation de Saint-Maur
Béatification 1926
par Pie XI
Vénéré par Église catholique
Fête 2 septembre

Il a été béatifié en 1926, ainsi que d'autres victimes de ces massacres.

Biographie

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Autel à la chapelle Saint-Benoît de l'église Saint-Germain-des-Prés.

Origines familiales et formation

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Carrière sous l'Ancien Régime (jusqu'en 1789)

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Entré dans l'ordre bénédictin, Ambroise Chevreux est d'abord moine à l'abbaye Saint-Florent de Saumur (actuel département du Maine-et-Loire), puis à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés à Paris, maison mère de la congrégation de Saint-Maur.

Élu supérieur général de cette congrégation en 1783, il est confronté aux dissensions[Lesquelles ?] qui la marquent durant la seconde moitié du XVIIIe siècle[1].

Période de la Révolution française

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En 1789, il est choisi comme député aux états généraux par le clergé de Paris. Les états généraux se réunissent pour la première fois le . Le , ils deviennent l'Assemblée nationale constituante, qui siège jusqu'au .

Le , l'Assemblée vote le décret d'abolition des vœux monastiques, en en épargnant les maisons religieuses destinées à l'éducation publique et aux œuvres de charité ; la congrégation de Saint-Maur ne faisant pas partie de cette dernière catégorie, elle est supprimée.

Devenu suspect d'hostilité à la Révolution, Dom Chevreux est arrêté après le 10 août 1792, jour de la chute de Louis XVI, ainsi que son neveu, Louis Barreau de La Touche, et René-Julien Massey, tous deux mauristes. Incarcérés à la prison des Carmes à Paris, ils y sont massacrés par des sans-culottes parisiens le , ainsi que la plupart de leurs codétenus : c'est le début des massacres de Septembre, qui vont se prolonger jusqu'au 7.

Béatification (1926)

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Il est béatifié avec 190 autres martyrs par le pape Pie XI le .

Notes et références

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  1. Yves Chaussy, « La fin de la Congrégation de Saint-Maur et de Saint-Germain-des-Prés », Revue d'Etudes Augustiniennes et Patristiques, vol. 24, nos 1-2, , p. 159–187 (ISSN 1768-9260 et 2428-3606, DOI 10.1484/J.REA.5.104359, lire en ligne, consulté le ).

Liens externes

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