Amédée d'Oscheret
Amédée (Amadeus en latin), dit d'Oscheret (vivant 830), est un comte du royaume de Bourgogne.
| Comte de Langres | |
|---|---|
| Comte (Pays d'Oscheret) | |
| Comte de Dijon (d) |
| Naissance |
Date inconnue |
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| Décès |
Date inconnue |
| Activité | |
| Enfant |
Biographie
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L'apparition d'Amédée (Amadeus en latin) en Bourgogne serait à rapprocher de l'emprise alémano-bavaroise sur le siège épiscopal Langrois, à partir de 769. Ce changement radical était similaire dans toutes les cités épiscopales bourguignonnes, et faisait partie des divisiones opérées en grande partie par Pépin le Bref pour éradiquer toute résistance, et affirmer la domination Carolingienne en Bourgogne.
L'ascendance d'Amédée n’est pas connue, mais son nom serait peut-être une adaptation du nom Amalbert. Amidei - Wikipedia On le rapproche à un comte Bavarois nommé Hamadeo, actif entre 799 et 808 dans les localités de Freising, Tegernsee et Ratisbonne. Cet Hamadeo était un proche (parent ?) d'Autcharius, fondateur de l'abbaye de Saint-Quirin de Tegernsee et de son frère Adalbertus qui en devient le premier abbé. Amédée ferait donc partie de la noble famille des Hachiligen[1].
Chaume (1947) indiquait que sous Louis le Pieu, avant 828, Amédée est comte de Langres, ainsi que comte de Dijon, auquel est encore attaché l'Oscheret[2], et probablement abbé laïc de Saint-Cosme de Châlons[1]. Émile Jolibois le présentait dans son Haute-Marne ancienne et moderne (1858) un « comte bénéficiaire des pays de Langres, Dijon et Tonnerre »[3].
Par la suite, Chaume (1947) relevait que Langres passe aux comtes Mile Ier I et Mile II, et l'Oscheret, aux comtes Gui et Anchier[4].
Famille
modifierMaurice Chaume (1922) considérait qu'il avait, d'une épouse inconnue, les enfants suivants[5] :
- (?) Thibaud (vivant 840), comte.
- Mile Ier/II (vers 853), comte de Langres (et de Dijon) ;
- Mile/Milon II (vers 887), comte de Langres et de Tonnerre, ancêtre de la famille des Milonides, mentionné comme cousin germain d'Anschier/Anschaire Ier d'Ivrée. Probable auteur de la dynastie de Milonides, comtes de Tonnerre.
- Anschier/Anschaire/Anschard (fl. 858), prévôt de Saint-Aubin d’Angers (851), s’empare du siège épiscopal de Langres (858) avant d'être déposé au concile de Savonnières en Lotharingie[3].
- Guy Ier (vivant 865 † av. ), dont[6] :
- Anschier/Anschaire Ier d'Ivrée (vivant 879), gestion du pagus Oscarensis (dit comté d'Oscheret)[2].
- Guy/Gui II, comte d’Atuyer[2].
- (?) Othon (vivant 889), comte.
- (?) une fille, première épouse de Boson V.
Les études plus récentes — Georges de Manteyer (1899)[7], Maurice Chaume (1925)[8], Christian Settipani (1994)[9], Thierry Le Hète (1995)[10] ou encore le projet Internet Medieval Lands[11] — proposent la filiation suivante :
- (?) Thibaud (vivant 840), comte.
- Mile Ier/II (vers 853), comte de Langres (et de Dijon) ;
- Mile/Milon II (vers 887), comte de Langres et de Tonnerre, ancêtre de la famille des Milonides, mentionné comme cousin germain d'Anschier/Anschaire Ier d'Ivrée.
- Anschier/Anschaire Ier d'Ivrée (vivant 879), gestion du pagus Oscarensis (dit comté d'Oscheret)[2].
- Guy/Gui II, comte d’Atuyer[2].
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Margherita Giuliana Bertolini, « Anscario », dans Dizionario biografico degli Italiani, t. III, Roma, Treccani, , p. 373-375.
- (de) ouvrage, Franken, Alemannen, Bayern und Burgunder in Oberitalien, 774-962 : Zum Verständnis der fränkischen Königsherrschaft in Italien, Fribourg-en-Brisgau, E. Albert, .
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- (en) Charles Cawley, « Burgundy Duchy - Atuyer », sur Medieval Lands, Foundation for Medieval Genealogy, 2006-2025.
Notes et références
modifier- 1 2 ..., « .. », dans Josef Semmler et al., Aux origines d’une seigneurie monastique. Langres et ses évêques VIIIe – XIe siècles : Actes du colloque de Langres-Ellwangen, Langres, 28 juin 1985, Langres, Société historique et archéologique de Langres, , pp. 75-87.
- 1 2 3 4 5 Maurice Chaume, Recherches d'histoire chrétienne et médiévale : mélanges publiés à la mémoire de l'historien avec une biographie, Dijon, Académie des sciences, arts et belles-lettres, , 350 p. (lire en ligne).
- 1 2 Émile Jolibois, La Haute-Marne ancienne et moderne : dictionnaire géographique, statistique, historique et biographique de ce département, Paris, Office d’édition du livre d’histoire, (réimpr. 1995) (1re éd. 1858), 564 p. (ISBN 2-84178-037-6, lire en ligne), p. 16.
- ↑ Maurice Chaume, Recherches d'histoire chrétienne et médiévale : mélanges publiés à la mémoire de l'historien avec une biographie, Dijon, Académie des sciences, arts et belles-lettres, , 350 p. (lire en ligne).
- ↑ Maurice Chaume, « Le sentiment national bourguignon de Gondebaud à Charles le Téméraire. Essai de synthèse sur l'histoire de la Bourgogne », Mémoires de l'Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon, Imprimerie Jobard, , p. 303.
- ↑ François Demotz, La Bourgogne, dernier des royaumes carolingiens (855-1056). Roi, pouvoirs et élites autour du Léman, Lausanne, Société d’histoire de la Suisse romande, , 764 p. (ISBN 978-2-940066-06-3), p. 252.
- ↑ Georges de Manteyer, « Les origines de la maison de Savoie en Bourgogne (910-1060) », Mélanges de l'École française de Rome, no 19, , p. 495-496 (lire en ligne)
- ↑ Maurice Chaume, Les origines du duché de Bourgogne : Partie 1, Dijon, Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon, , 539 p. (lire en ligne)
- ↑ Christian Settipani, « Les origines maternelles du comte de Bourgogne Otto-Guillaume - Nouvelle synthèse », Annales de Bourgogne, t. 66, nos 261-263, , p. 5-63 (lire en ligne [PDF]).
- ↑ Thierry Le Hète, Les comtes palatins de Bourgogne et leur descendance agnatique, histoire et généalogie d'une dynastie sur 8 siècles, IXe – XVIIe siècle, , 416 p.
- ↑ MedLands, p. Anschier (des comtes d'Atuyer).