Anat Even

réalisatrice israélienne

Anat Even (hébreu : ענת אבן), née en à Eilat[1], est une artiste, vidéaste et cinéaste israélienne, connue principalement pour ses films documentaires.

Biographie

modifier

Née en 1958[1],[2],[3] d’une mère originaire de Palestine et d’un père algérien, dans un milieu ouvrier, Anat Even milite d'abord dans une organisation de jeunesse sioniste-socialiste[1]. À 16 ans, elle s'installe pour quelques années dans le kibboutz Nir Oz[1] — où se sont déroulés les massacres du 7 octobre 2023.

Elle étudie le cinéma et les beaux-arts à l'UCLA (Los Angeles)[2] de 1982 à 1984[réf. souhaitée] et à l’École des beaux-arts Bezalel de Jérusalem[2].

Elle travaille pour plusieurs chaînes de télévision aux États-Unis et en Israël et réalise plusieurs documentaires engagés[2]. Depuis 1992, elle travaille comme cinéaste indépendante[4]. Elle est également scénariste[3].

Anat Even enseigne le cinéma au Sapir College (en) en Israël[5],[4]. Pendant plusieurs années, elle a été membre de la commission artistique du projet cinéma à la fondation d'arts Rabinowitch[4].

Certains de ses films sont présentés lors de festivals internationaux de cinéma[2] et primés[6], projetés dans des galeries ou dans des musées en Israël et à l'étranger[2].

Thématiques

modifier

Les sujets abordés par Anat Even sont la mémoire, l'identité et l'appartenance[2]. Féministe et militante de gauche, elle porte un regard politique sur la société israélienne[6].

Son film Asurot (Enchaînées) est centré sur l'expérience de l'oppression vécue par les femmes palestiniennes[5], via un regard porté sur trois veuves, habitantes d'Hébron en Cisjordanie[7].

Dans Closure (Après la fin), elle aborde le sujet des barrières. Selon la professeure en littérature Janet Burstein, le travail critique d'Even va au-delà de l'impact visuel, et montre également un phénomène de fermeture de la société israélienne à sa propre histoire et au reste du monde[5].

Dans Mikdamot (Prémices), elle juxtapose en bande son la lecture de l'autobiographie de l'écrivain israélien S. Yizhar avec des images de la Palestine avant la création d'Israël et des photos de la période contemporaine[8].

Filmographie

modifier

Récompenses

modifier

Notes et références

modifier
(de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Anat Even » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 3 4 « Anat Even, réalisatrice de Collapse. Face à Gaza : "Comment le kibboutz Nir Oz, qui avait contenu tant de vie, était devenu un tel espace de mort ?" », entretien avec Jacques Mandelbaum, Le Monde du .
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Film-documentaire.fr, « Anat Even », sur film-documentaire.fr (consulté le ).
  3. 1 2 (fr-CA) « Anat Even - Biographie », sur IMDb (consulté le ).
  4. 1 2 3 « Anat Even & Ada Ushpiz », sur en.mecfilm.org (consulté le ).
  5. 1 2 3 4 Janet Burstein, « Like Windows in the Wall: Four Documentaries by Israeli Women », Nashim: A Journal of Jewish Women's Studies & Gender Issues, no 25, , p. 129-146 (ISSN 0793-8934, DOI 10.2979/nashim.25.129, lire en ligne, consulté le ).
  6. 1 2 3 (en-US) « סרטים של ענת אבן », sur ארכיון הסרטים הישראלי - סינמטק ירושלים (consulté le ).
  7. Christophe Ayad, « Sur la brèche », Libération, (lire en ligne, consulté le ).
  8. Anat Zanger, « Exil et retour : de Lionel Rogosin à Anat Even », Décadrages. Cinéma, à travers champs, nos 37-38, , p. 96-112 (ISSN 2235-7823, DOI 10.4000/decadrages.1252, lire en ligne, consulté le ).
  9. « Dans Collapse. Face à Gaza, la cinéaste Anat Even fait l’autopsie d’un désastre » par Jacques Mandelbaum, Le Monde, le .
  10. « Palmarès 2006 », sur Visions du Réel (consulté le )
  11. (de) « Authentische Bilder in Leipzig », sur DW.com, (consulté le )
  12. « 44th International Leipzig Festival for Documentary and Animated Film », sur www.inter-film.org (consulté le )

Voir aussi

modifier