André Aalberg

résistant français et compagnon de la libération

André Aalberg, né le à Sainte-Marie-aux-Mines et mort pour la France[1] le à Clermont-Ferrand, est un militaire et résistant français, Compagnon de la Libération[2].

André Aalberg
Biographie
Naissance
Décès
(à 30 ans)
Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme)
Surnoms
Dieudonné, Jean-Louis, Lucien NavarronVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Lucien Navarron, Jean-Louis, Dieudonné
Nationalité
Allégeances
Activité
Autres informations
Membre de
Arme
Grade militaire
Conflit
Distinction

Biographie

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Jeunesse

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André Aalberg lors de son séjour en Chine

André Aalberg naît le 5 juin 1913 à Sainte-Marie-aux-Mines, alors en Alsace-Lorraine annexée par l'Empire allemand[2]. Secrétaire dans une usine de textiles, il commence son service militaire en octobre 1934 au sein du 35e régiment d'infanterie de Belfort[3]. Promu caporal en avril 1935, il décide de s'engager en septembre suivant et signe dans les troupes coloniales comme soldat de 1re classe[3].

Envoyé en Chine dans le cadre de la protection des concessions françaises au cours de la seconde guerre sino-japonaise, il est promu sergent le 1er juin 1939 et rentre en France à la veille de la seconde guerre mondiale[3].

Seconde Guerre mondiale

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Affecté à sa demande à la frontière avec l'Allemagne, il participe à la drôle de guerre au sein des corps francs, il se distingue lors de plusieurs coups de mains qui lui valent d'être cité à deux reprises[3]. En juin 1940, stationné à hauteur de la ligne Maginot lors de la bataille de France, il reçoit une troisième citation avant d'être blessé et capturé par la wehrmacht[3].

Parvenant à s'évader quinze jours plus tard, il rejoint la zone libre et les troupes coloniales de l'armée d'armistice à Fréjus[3]. Volontaire pour l'Indochine, il profite d'une escale à Dakar pour déserter et tente d'atteindre la colonie britannique de Gambie afin de rejoindre les forces françaises libres[3]. Arrêté par les troupes du régime de Vichy avant de pouvoir atteindre son but, il est emprisonné puis renvoyé en France en avril 1941[2]. Il est condamné par le tribunal de Clermont-Ferrand à un an de prison avec sursis mais, ayant déjà purgé sa peine en Afrique, est libéré immédiatement[3].

Ne renonçant pas à son désir de résistance, il retourne à Fréjus et, sous une couverture de représentant de commerce, il s'engage dans le réseau Mithridate de Pierre-Jean Herbinger[3],[4],[5]. Rapidement devenu secrétaire général du réseau, il en développe les différents services et en devient le chef adjoint en mai 1942[3]. C'est alors qu'il fait l'objet d'un mandat d'arrêt pour trahison[4]. Le 23 mars 1943, il est condamné par contumace à trois ans de prison pour atteinte à la sûreté de l'État par la Section spéciale de Riom[3],[4]. Responsable du réseau pour toute la zone sud, il emprunte l'identité d'un milicien, Lucien Navarron[3],[4]. Victime d'une dénonciation, il est arrêté par la Feldgendarmerie le 10 octobre 1943 à Clermond-Ferrand et tente de s'évader[3],[4]. Grièvement blessé, il est mené au siège de la Feldgendarmerie où il est torturé[3],[4],[5]. Il est ensuite transféré à l'Hôtel-Dieu de Clermont-Ferrand où il meurt des suites de ses blessures le 15 octobre 1943[3],[4]. Les autorités allemandes refusant de présenter le corps à la police française pour identification, il est d'abord inhumé sous le nom de Lucien Navarron dont il portait les papiers au moment de son arrestation[3],[4]. Il est ensuite inhumé sous son véritable nom dans le carré militaire du cimetière des Carmes de Clermont-Ferrand[6].

Distinctions

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Il est reconnu « mort pour la France »[9].

Hommages

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  • À Sainte-Marie-aux-Mines, l'école primaire qu'il a fréquenté à été baptisée en son honneur[10],[11].

Notes et références

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  1. ↑ « André Aalberg », sur Mémoire des Hommes
  2. 1 2 3 4 5 « André Aalberg (fiche biographique) », sur ordredelaliberation.fr, Ordre de la Libération (consulté le ).
  3. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, (ISBN 2-356-39033-2)
  4. 1 2 3 4 5 6 7 8 « André Aalberg », sur Maitron.org
  5. 1 2 Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, (ISBN 2-262-01606-2)
  6. ↑ « Carré militaire du cimetière des Carmes - Clermont-Ferrand », sur Mémorial GenWeb
  7. ↑ Décret du 7 juillet 1945, paru au JO du .
  8. ↑ « AALBERG André [dit Jean-Louis Dieudonné, Lucien Navarron] - Maitron », sur fusilles-40-44.maitron.fr (consulté le ).
  9. ↑ « Base des militaires décédés pendant la Seconde Guerre mondiale - Mémoire des hommes », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le )
  10. ↑ « École André Aalberg », sur annuaire-entreprises.data.gouv.fr
  11. ↑ « École André Aalberg - Sainte-Marie-aux-Mines », sur Mémorial GenWeb

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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