Andrea Bruno
Andrea Bruno, né le à Turin où il meurt le [1], est un architecte italien actif dans le secteur de la restauration architecturale d’édifices historiques et de musées. Il appartient au courant brutaliste.
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Biographie
modifierDiplômé le de la Faculté d'architecture de l'École polytechnique de Turin avec une note de 90/110, Andrea Bruno soutient une thèse sur la récupération et la reconstruction du centre historique de Savone[2]. Il commence son activité professionnelle à la Surintendance de l'Environnement et du patrimoine architectural du Piémont, puis se consacre aux activités de planification et d'enseignement universitaire[3].
À l'École polytechnique de Turin, il est professeur assistant bénévole de 1959 à 1971, assistant responsable entre 1971 et 1972 et assistant ordinaire à partir de 1972[4]. Il obtient son poste d'enseignant en 1971 (confirmé en 1977)[5]. En 1991, il rejoint l'École polytechnique de Milan où il enseigne la restauration architecturale, comme professeur associé jusqu'en 2001 (année de sa retraite) puis comme professeur contractuel jusqu'en 2010[6].
Depuis 1974, il est consultant de l'UNESCO pour la restauration et la conservation du patrimoine artistique et culturel, rôle qui l'amène à participer à de nombreuses missions officielles, notamment au Moyen-Orient et en Afrique du Nord[7].
Il ouvre en 1991 le Cabinet Andrea Bruno d'Architecture à Paris avec son fils Ugo Bruno, Maria Grazia Cerri et Luciano Pia qui suit particulièrement la réalisation des travaux du site Vauban à Nîmes[8].
Il exerce également des activités d'enseignement : il est en effet président du Centre d'Etudes pour la Conservation du Patrimoine Architectural et Urbain de la Katholieke Universiteit de Louvain, ainsi que professeur de restauration architecturale à l'École polytechnique de Turin et à l'École polytechnique de Milan, et finalement enseigne à l'ICCROM à Rome[7].
Depuis 2002, il est conseiller auprès de la Division culturelle de l'UNESCO pour l'Afghanistan[7].
Conférencier lors de congrès et conférences, il participe également à titre d'expert à des jurys de concours nationaux et internationaux[7].
Réalisations
modifierEn 1974, Andrea Bruno conçoit l'ambassade d'Italie en Afghanistan.
Parmi ses projets les plus connus figurent le Centre d'art contemporain du Mouvement Les Brigittines à Bruxelles, le musée de l'eau à Pont-en-Royans en France, le château de Lichtenberg en Alsace, le musée d'art et d'histoire Romain Rolland à Clamecy, le Conservatoire national des arts et métiers de Paris, le musée de la Corse à Corte, l'aménagement de la zone archéologique de Tarragone[7].
En Italie, il participe à la restauration et à l'installation d'importantes institutions culturelles piémontaises, telles que le musée du Risorgimento de Turin au palais Carignan, le Musée d'Art Contemporain du château de Rivoli et son intervention la plus récente : le MAO - Musée d'art oriental de Turin, au Palais Mazzonis[9].
Rénovation du fort Vauban
modifierComme Boito, mais aussi Ruskin et Morris, Andrea Bruno fonde sa conception de la conservation des monuments sur la notion d'authenticité[8]. Il conçoit ainsi la rénovation du fort Vauban à Nîmes dans les années 1990. Pour Andrea Bruno, il fallait « redonner un nouveau souffle à ce monument muet, pour le redonner à une collectivité qui en utilise les espaces et pour l'assimiler à l'ensemble des activités environnantes […] la liaison formelle et symbolique entre l'ancien et le nouveau est gardée par la ligne des fortifications »[8].
Récompenses
modifier- Chevalier de l'ordre national du Mérite de la République française ;
- Membre associé de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique ;
- Médaille de la Restauration de l'Académie d'architecture de Paris.
Publications
modifier- The citadel and the minarets of Herat, Afghanistan, Turin, Sirea, 1976.
- Il castello di Rivoli. 1734-1984, storia di un recupero, Turin, U. Allemandi, 1984.
- Architetture tra conservazione e riuso. Progetti e realizzazioni di Andrea Bruno a Torino, Milan, Lybra immagine, 1996.
- Il Castello di Grinzane Cavour. Un'architettura fortificata tra le vigne di Langa, (avec Luigi Cabutto et Giulio Parusso), Alba, Ordine dei cavalieri del tartufo e dei vini di Alba, 2000.
- Museo della Lambretta. Storia e memoria, territorio e paesaggio, Soveria Mannelli, Calabria Letteraria, 2007.
Sources
modifier- (it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Andrea Bruno » (voir la liste des auteurs).
- Ville de Nîmes, Vauban: l'Université au coeur de Nîmes, Nîmes, (ISBN 978-2-909235-01-1, SUDOC 012013080)
Notes et références
modifier- ↑ (it) « È morto Andrea Bruno, l’architetto dell’Unesco che restaurava la memoria del mondo », sur La Stampa, (consulté le ).
- ↑ Annuario del Politecnico di Torino per l'Anno Accademico 1956-1957, Vincenzo Bona, Turin, 1957, p. 267.
- ↑ Derek Linstrum, An interview with Andrea Bruno, in Monumentum, vol. 27, n. 3/1984, pp. 163-180.
- ↑ Politecnico di Torino, Annuario. Anni accademici dal 1971-71 al 1977-78, ed. Levrotto e Bella, Torino, p. 937.
- ↑ Politecnico di Torino, Annuario. Anni Accademici 1978-79, 1979-80, 1980-81, Editrice CELID, Torino, p. 245.
- ↑ Scheda biografica di Andrea Bruno nel sito NovarArchitettura 2.0.13. « https://web.archive.org/web/20141026033156/http://www.novararchitettura.com/andrea-bruno »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), 26 ottobre 2014
- 1 2 3 4 5 Idem.
- 1 2 3 Ville de Nîmes 1995.
- ↑ idem.
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Les Archives Andrea Bruno sont une collection conservée dans les Archives du Projet de l'Université Iuav de Venise.