André Georges Mouyabi

homme politique congolais

André Georges Mouyabi, né en 1935 à Ditadi, dans le district de Loudima (département de la Bouenza), et mort le à Saint-Denis en France[1], est un homme politique congolais.

André Georges Mouyabi
Fonctions
Ministre de la Fonction publique et des Réformes administratives

(5 ans, 1 mois et 14 jours)
Président Pascal Lissouba
Premier ministre Maurice Stéphane Bongo-Nouarra
Ministre de l’Industrie et des Mines

(1 an)
Président Marien Ngouabi
Premier ministre Henri Lopes
Ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat chargé de l’Environnement

(11 mois et 9 jours)
Président Marien Ngouabi
Premier ministre Henri Lopes
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Madingou
Date de décès
Lieu de décès Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)

Président et co-fondateur de l’Union pour le progrès social et la démocratie en , il est ministre de l’Industrie et des Mines dans le gouvernement du Premier ministre Henri Lopes en 1973, puis ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat chargé de l’Environnement du au . Lors de l'instauration de la démocratie, il est nommé le ministre de la Fonction publique et des Réformes administratives dans le gouvernement du Premier ministre Maurice Stéphane Bongo-Nouarra, sous la présidence de Pascal Lissouba.

Biographie

modifier

Jeunesse et études

modifier

André Georges Mouyabi nait en 1935 à Ditadi, dans le district de Loudima (département de la Bouenza). Après des études primaires effectuées à Mouyondzi, il rejoint le Collège moderne de Dolisie à Mbounda, puis le lycée Léon-Mba au Gabon. Diplômé de l’École normale de Mitzic, il embrasse la vocation d’enseignant. Son cursus académique le mène ensuite du Centre d’études administratives et techniques de Brazzaville (1960-1962) jusqu'aux bancs de l’École normale supérieure de Saint-Cloud, où il approfondit l’audiovisuel entre 1962 et 1963[2].

Carrière politique

modifier

Député de Madingou, Loutété et Mfouati à l'Assemblée nationale, André Georges Mouyabi exerce également les fonctions de commissaire du gouvernement (préfet) à Dolisie du au . Porté à la présidence de l’Assemblée le , son mandat prend fint en lors de la dissolution de l'institution par le président Massamba-Débat. Il intègre alors le Conseil national de la révolution en tant que secrétaire permanent du Directoire. Après une mission d'ambassadeur itinérant et la direction de l'Hôpital général de Brazzaville, il rejoint le gouvernement d'Henri Lopes en 1973 comme ministre de l’Industrie et des Mines. Il est ensuite ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat chargé de l’Environnement, du au . Sa carrière ministérielle culmine lors du renouveau démocratique de 1992, où il prend la tête du ministère de la Fonction publique sous la présidence de Pascal Lissouba[2].

En , avec Jean-Michel Bokamba Yangouma et Ange Edouard Poungui, il fonde l’Union pour le progrès social et la démocratie et en devient président. Lors de la Conférence nationale souveraine de 1991, André Georges Mouyabi est désigné Conseiller de la République, exerçant ainsi les fonctions de parlementaire de transition. Il devient conseiller spécial de Pascal Lissouba de 1996 à 1997. Il s’engage ensuite, dès 1998, au sein de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), où il siège au Bureau politique[2].

Il meurt le à Saint-Denis, en France, des suites d’une courte maladie à l’âge de 90 ans. Il est inhumé dans son village natal, à Madingou, dans le département de la Bouenza[3].

Références

modifier
  1. Relevé des fichiers de l'Insee
  2. 1 2 3 Parfait Wilfried Douniama, « Disparition : la République rendra un dernier hommage à André Georges Mouyabi le 13 octobre », sur adiac-congo, (consulté le )
  3. Parfait Wilfried Douniama, « Disparition : dernier hommage de la Nation à André Georges Mouyabi », (consulté le )