André Goulay
André Goulay était un chef de « barbouzes » lors de la guerre d'Algérie. Il a mené des opérations contre les membres de l'OAS.
Biographie
modifierIl appartient au service d'ordre du R.P.F. sous les ordres de Dominique Ponchardier et fait la guerre de Corée.
En Algérie, il sert dans les Commandos noirs avec le colonel Barberot, Jean-Baptiste Biaggi et Jean-Jacques Servan-Schreiber[précision nécessaire].
Il s'établit comme teinturier à l'Arba, près d'Alger. Marié et père de deux enfants, en 1958, il devient président du comité de salut public de l'Arba, mouvement gaulliste[1].
Il crée avec Pierre Lemarchand et Lucien Bitterlin le Mouvement pour la coopération (M.P.C) ; il compte sur l’accord tacite des autorités (délégué général Jean Morin en lien avec le ministre de l'intérieur Roger Frey) ; il est chargé de s'opposer à l’O.A.S. après le putsch d’avril 1961 à Alger, en utilisant au besoin des pratiques terroristes (« barbouze »). Sur les activités du service d'action civique (S.A.C.) en 1982, il dira, dans l'audition de Bitterlin par la Commission d'enquête de l'Assemblée nationale[2] : « Nous avons été amenés à nous battre, à faire des contre plasticages ».
En , dans sa Mercedes avec Bitterlin à bord, il est mitraillé par les Commandos Delta, commandés par Jo Rizza et Gaby Anglade. Goulay est sérieusement blessé, Bitterlin superficiellement ; ils sont emmenés en ambulance vers l'hôpital Mustapha. Les barbouzes de la villa Dar Likoulia rattrapent l'ambulance ; Bitterlin leur ordonne de les conduire à l'hôpital Maillot de Bal-El-Oued, l'hôpital Mustapha étant un bastion de l'OAS.
La famille de Goulay, les épouses de Bitterlin et de Jean Dubuquoy sont évacuées par Caravelle vers la métropole[3]. Goulay et Bitterlin sont transportés à Marseille. Charles Pasqua les conduit de l'aéroport de Marignane à l'hôpital de la Timone ; il est soigné, protégé par les hommes de Gaston Defferre[4].
Bibliographie
modifier- François Audigier, Histoire du SAC, [Service d'action civique] : la part d'ombre du Gaullisme, Paris, Stock, , 521 p. (ISBN 978-2-234-05629-9, OCLC 417344444, lire en ligne)
- Jacques Follorou, Vincent Nouzille, Les Parrains corses: Leur histoire, leurs réseaux, leurs protections, Fayard, 2009
- Pierre Montagnon, Histoire des commandos, t. 3 : De 1945 à la prise d'otage à Marignane, Pygmalion, (ISBN 978-2-756-40883-5, OCLC 1544110720, lire en ligne)
Références
modifier- ↑ Andrée Saint-Aubin, Ils ont tué mon fils, Paris, Ledrappier, , 192 p. (ISBN 978-2-876-40005-4, OCLC 461910713, lire en ligne)
- ↑ . [http://www.algerie-francaise.org/barbouzes/bitterlin.shtml
- ↑ Georges Fleury, Histoire secrète de l'O.A.S., Paris, Grasset, , 1042 p. (ISBN 978-2-246-60451-8, OCLC 50960600)
- ↑ Jacques Follorou et Vincent Nouzille, Les parrains corses, Paris, Fayard, , 618 p. (ISBN 978-2-213-63739-6, OCLC 470575123, lire en ligne)