André Grasset de Saint-Sauveur, fils

prêtre, martyr québécois de la Révolution française

André Grasset de Saint-Sauveur, né le 3 avril 1758 à Montréal et mort le 2 septembre 1792 à Paris[1], est un religieux français. Exécuté sommairement durant les massacres de Septembre, il est béatifié en 1926.

André Grasset de Saint-Sauveur, fils
Image illustrative de l’article André Grasset de Saint-Sauveur, fils
Escalier des martyrs, église Saint-Joseph-des-Carmes, Paris.
Bienheureux, prêtre
Date de naissance
Lieu de naissance Montréal, Nouvelle-France
Date de décès (à 34 ans) (34 ans)
Lieu de décès Prison des Carmes, Paris, Monarchie constitutionnelle
Béatification 17 octobre 1926
par Pie XI
Fête 2 septembre

Biographie

modifier

La famille Grasset de Saint-Sauveur arrive à Québec en 1749. Trois ans plus tard, elle se déplace à Montréal. Le père, avocat, originaire de Montpellier, devient secrétaire des gouverneurs Jacques-Pierre de Taffanel de la Jonquière et Pierre de Rigaud de Vaudreuil. Il s'enrichit en se livrant à divers trafics.

Ses deux enfants naissent à Montréal[2] . André Grasset (fils) nait le . Il est baptisé à l'église Notre-Dame par M. Jollivert, prêtre de Saint-Sulpice. Il est le frère cadet de Jacques Grasset de Saint-Sauveur

Après la guerre de la Conquête, la famille Grasset retourne en France. André Grasset y grandit et est ordonné prêtre. Il devient chanoine et trésorier de la cathédrale de Sens lorsque la Révolution commence. Comme d'autres membres du clergé, André Grasset refuse de prêter serment à la constitution civile du clergé. Il doit alors se retirer chez les Eudistes à Paris. Il est tué avec cent quatre-vingt-dix ecclésiastiques, à la prison des Carmes, lors des massacres de septembre 1792.

Le , il est béatifié par le pape Pie XI. Moins d'un an après la béatification, le collège André-Grasset ouvre à Montréal, sur le boulevard Crémazie.

Notes et références

modifier
  1. ↑ Bienheureux André Grasset de Saint-Sauveur, Nominis.
  2. ↑ Pierre-Georges Roy, « Le nommé Saint-Sauveur », dans Bigot et sa bande et L’affaire du Canada, Lévis, , 370 p. (lire sur Wikisource), p. 159–163.

Voir aussi

modifier