André Joubin
André Joubin (né à Laval le - mort en Gironde en ) est un archéologue et conservateur de musée français.
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Biographie
modifierEnfance et études
modifier- Olivier Joubin[1], époux de Françoise Hinault
- Olivier Joubin[2]
- Louis Marie Joubin[3], époux de Pauline Renée Feillé
- Louis Joubin (1861-1935)
- Paul Joubin[4]
- Charles Joubin (1896-1928)[5]
- René Joubin
- André Joubin, époux de Jeanne Reclus[6]
- Eve Joubin, épouse de Georges de Lenclos
- Louis Marie Joubin[3], époux de Pauline Renée Feillé
- Olivier Joubin[2]
Victor, le père de Daniel Œhlert, et Pierre Crié, le père de Pauline et Olivier Joubin, grand-père d'André Joubin, formaient un trio d'amis, habitant Laval et se réunissant souvent.
Archéologie
modifierEntré à l'École normale supérieure en 1886, il est membre de l'École française d'Athènes à partir de 1889. Il est chargé d’« une mission archéologique et épigraphique en Turquie, particulièrement à Constantinople » au Musée Impérial Ottoman au début de l'année 1893. À la recommandation de Paul Cambon, alors ambassadeur de France, il est reçu par Osman Hamdi Bey (1842-1910) directeur du Musée impérial ottoman depuis 1881. Ce dernier l'a aidé dans ses recherches. Il va participer à la naissance des sciences archéologique et muséologique turques et classer les collections et en publier le catalogue.
Après la découverte des tombeaux de la nécropole royale de Sidon par Hamdi Bey, entre 1887 et 1888, les découvertes sont exposées dans le nouveau bâtiment du musée impérial, l'actuel Musée archéologique d'Istanbul construit à partir de 1881. Le Musée impérial ottoman comprend alors deux édifices : le Çinili Köşk et le Musée archéologique d'Istanbul. Le Çinili Köşk est principalement réservé aux antiquités grecques et romaines depuis 1875. André Joubin en a publié un premier catalogue sommaire en 1894 avant de publier un catalogue complet un an plus tard. Il travaille sur le classement de 4 000 objets de bronze, de bijoux, terres cuites, vases, verreries, ... et parmi les bijoux une grande partie de ceux trouvés à Troie par Heinrich Schliemann[7]. Il entreprend d'organiser le Çinili Köşk où avaient été stockées sans ordre en 1875 les antiquités qui se trouvaient dans l'église Sainte-Irène. En 1894, il donne sa démission à la suite d'un incident diplomatique pour ne pas avoir salué la Ministre ottoman de la justice. Par ailleurs, il regrette l'importance des missions allemandes dans les recherches archéologiques en Asie mineure et se plaint que les autorités turques ne protègent pas mieux leur patrimoine. Il critique la collusion entre Hamdi Bey et Carl Humann pour obtenir les fouilles de Didymes par les Allemands. C'est Emmanuel Pontremoli qui en obtiendra la direction. Le , Joubin quitte Constantinople et va visiter les musées de Berlin. Il écrit qu'il est « stupéfait de voir ce que la Turquie a fourni aux collections d'antiques » allemandes qui ne sont pas, comme le lui avait dit Hamdi Bey, de « mauvais fragments d'architecture ». Après son retour de la visite de Berlin André Joubin fait une nouvelle mission archéologique à Constantinople comme attaché à Paul Cambon.
Il présente dans un rapport du adressé à l'ambassadeur Paul Cambon un projet de création d'un Institut français d'archéologie à Constantinople sur le modèle de l'École française d'Athènes. Malgré le soutien de Paul Cambon le Ministre de l'instruction publique met fin à sa mission par une lettre datée du pour des raisons budgétaires. La création de cet institut sera réalisé en 1930. Il séjourne en Orient et y recueille de nombreuses inscriptions. Il explore Stratos puis, en 1891-1892, accomplit une mission en Crète avec Joseph Demargne pour tenter de mettre Cnossos sous l'égide française.
Titulaire de la chaire d'archéologie classique de Montpellier, conservateur du Musée Fabre (1915-1920), il en enrichit les collections.
Directeur de la Bibliothèque d'art et d'archéologie, fondation Jacques Doucet à Paris, il se consacre à partir de 1927 à la publication et à l'étude des œuvres écrite d'Eugène Delacroix et reçoit en 1937 le Prix d'Académie pour son ouvrage Correspondance générale d'Eugène Delacroix[8].
Publications
modifier- Osman Hamdi Bey (Introduction) et André Joubin, Catalogue des sculptures grecques, romaines, byzantines et franques, Constantinople, Mihran imprimeur, , VIII-84 p. (lire en ligne)
- Osman Hamdi Bey (Avant-propos) et André Joubin (Introduction), Musée impérial ottoman. Monuments funéraires. Catalogue sommaire, Constantinople, Mihran éditeur, , XVI-71 p. (lire en ligne)
- Osman Hamdi Bey (Avant-propos) et André Joubin (Introduction), Musée impérial ottoman. Monuments funéraires. Catalogue sommaire, Constantinople, Mihran éditeur, , 3e éd., II-88 p. (lire en ligne)
- Osman Hamdi Bey (Avant-propos) et André Joubin (Introduction), Musée impérial ottoman. Bronzes et bijoux. Catalogue sommaire, Constantinople, Typ. Lith. F. Lœffler, , V-98 p. (lire en ligne)
- « Inscription de Cyzique », Revue des Études Grecques, t. 6, no 21, , p. 8-22 (lire en ligne)
- « Inscription de Cyzique », Revue des Études Grecques, t. 7, no 25, , p. 45-47 (lire en ligne)
- « L'Athéna Hope », Monuments et mémoires de la Fondation Eugène Piot, t. 3, no 1, , p. 27-30 (lire en ligne)
- « Le Marsyas de Tarse (Musée Impérial de Constantinople) », Monuments et mémoires de la Fondation Eugène Piot, t. 6, no 2, , p. 145-148 (lire en ligne)
- La Sculpture grecque entre les guerres médiques et l'époque de Périclès, Paris, Librairie Hachette et Cie, (lire en ligne)
- (la) De sarcophagis Clazomeniis. Thesim, Paris, Librairie Hachette et Cie, (lire en ligne)
- Université de Montpellier. Guide au musée de moulages de la Faculté des lettres, Paris, Imprimerie nationale, , XII-67 p. (lire en ligne)
- Catalogue des peintures et sculptures exposées dans les galeries du musée Fabre, de la ville de Montpellier, Paris, Impressions Blondel La Rougerie, , XLIX-301 p. (lire en ligne)
- Le musée de Montpellier : musée Fabre (peintures et sculptures), Paris, Henri Laurens éditeur=, coll. « Collections publiques de France », , 64 p. (lire en ligne)
- Quelques aspects archéologiques du Languedoc méditerranéen, Paris, Éditions Ernest Leroux, coll. « Revue archéologique », , 94 p. (lire en ligne)
- « Deux amies de Delacroix : Mme Élisabeth Boulanger-Cave et Mme Rang-Babut », La Revue de l’art ancien et moderne, Paris, vol. 57, no 312, , p. 57-94 (lire en ligne [PDF], consulté le ).
- Correspondance générale d'Eugène Delacroix, 5 volumes, 1935-1938
- Journal d'Eugène Delacroix, 3 volumes, 1932
Documentation
modifierSes archives sont déposées à l'Institut national d'histoire de l'art[9].
Notes et références
modifier- ↑ Principal de collège, à Épinal en 1859.
- ↑ Il aurait été secrétaire particulier du préfet du Maine-et-Loire.
- ↑ Né le 19 août 1832 à Saint-Brieuc, décédé le à Etables-sur-Mer. Professeur à Angers, puis proviseur du Lycée de Laval, et du Lycée Saint-Louis. Officier de la Légion d'Honneur en 1891.
- ↑ Elève de l'École normale supérieure en 1882-1885, agrégé de sciences physiques et naturelles. Chevalier de la Légion d'Honneurle 13 janvier 1903 comme recteur de l'académie de Grenoble. Officier, comme recteur de l'académie de Lyon.
- ↑ Enseigne de vaisseau. Chevalier de la Légion d'Honneur en 1921.
- ↑ Fille d'Armand Reclus.
- ↑ André Joubin, « Note sur le Musée impérial de Constantinople », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, t. 42, no 4, , p. 466-469 (lire en ligne)
- ↑ Site de l'Académie française
- ↑ « Calames », sur www.calames.abes.fr (consulté le )
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Ève Gran-Aymerich, Les chercheurs de passé, Éditions du CNRS, 2007, p. 897-898

- Xavier du Crest, « André Joubin à Constantinople : un chargé de mission au Musée impérial ottoman (1893-1894) », Histoire de l'art, no 51, , p. 127-134 (lire en ligne)
- Xavier Du Crest, « III. Archéologie, muséologie et patrimoine : André Joubin (1868-1944) : un chargé de mission au Musée Impérial Ottoman (1893-1898) », dans De Paris à Istanbul, 1851-1949 : Un siècle de relations artistiques entre la France et la Turquie, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, , p. 77-102
Liens externes
modifier- Archives conservées par :
- Institut national d'histoire de l'art (Archives 10, FileId-3354)
- archives départementales des Yvelines (166J, Ms 5979-6009, 11528, 32s, -, correspondances-du-musee-maurice-denis chercher le nom JOUBIN André)
- Ressources relatives à la recherche :
- Ressource relative à la vie publique :
- Ressource relative aux beaux-arts :