Commensaviricota

Anelloviridae est une famille de virus de Vertébrés possédant une capside non enveloppée, ronde, avec une symétrie icosaédrique isométrique et un nombre de triangulation de 3. C'est le seul représentant de son propre embranchement, Commensaviricota.

Étymologie

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Le nom Anelloviridae vient de l'italien anello, qui signifie « anneau », en référence au génome circulaire des anellovirus.

Le nom Commensaviricota évoque un mode de vie « commensal » dans le virome humain.

Génome

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Le génome de ces virus, non segmenté, est formé d'une seule molécule d'ADN circulaire, monocaténaire et de polarité négative. Il est constitué de 3 000 à 4 000 nucléotides et contient une région non codante avec une ou deux séquences de 80 à 110 nt à forte teneur en GC[Quoi ?], formant une structure secondaire de tiges et de boucles[1]. Ce génome possède des cadres de lecture ouverts (ORF), et un degré élevé de diversité génétique.

Son mécanisme de réplication est encore mal connu, mais les anelloviridae semblent utiliser le mécanisme du cercle roulant où l'ADN simple brin est d'abord converti en ADN double brin. Il a besoin d'une polymérase hôte pour que la réplication ait lieu, car le génome lui-même ne code pas pour une polymérase virale et, par conséquent, les anelloviridae doivent se répliquer à l'intérieur du noyau d'une cellule de l'hôte qu'il infecte.

Les Anelloviridae possèdent aussi deux principaux cadres de lecture ouverts, ORF1 et ORF2. Ils débutent à deux codons AUG différents[2]. Des cadres de lecture ouverts supplémentaires peuvent également être formés. Ces ORF peuvent se chevaucher partiellement[1].

  • L'ORF1 semble coder pour la protéine de capside putative et la protéine associée à la réplication des anellovirus. Le rôle spécifique de ces protéines est encore mal connu[3].
  • L'ORF2 semble, lui, coder soit une protéine ayant une activité phosphatase (TTMV), soit un peptide qui supprime NF- Voies B (TTV). On note qu'il possédait un motif hautement conservé dans sa partie N-terminale.

Clinique

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Les espèces d'anellovirus sont très répandues, et génétiquement très diversifiées ; avec un virome présent chez la plupart des humains.

Ils pénètrent dans la cellule, généralement dans les premiers mois de la vie après la naissance, et s'y répliquent de manière persistante[4]. La question de savoir si la première infection est symptomatique ou non est encore débattue.

Ils sont probablement réprimés par l'immunité de l'hôte, car les anellovirus augmentent lors de l'immunosuppression de l'hôte[2].

Histoire

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Ils ont été découverts en 1997 dans des échantillons de sang provenant de malades touchés par une hépatite associée à une transfusion (chez des patients japonais)[5],[6].

Prévalence

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La prévalence globale dans la population générale est supérieure à 90 %.

Ces virus sont retrouvés chez les humains de tous les continents[1].

Conséquences

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Chez l'humain, ils causent des infections virales chroniques, qui n'ont pas encore été clairement associées à une maladie.

On note qu'une Covid sévère ou une Covid-longue peut doper ou réactiver certains de ces virus (tout comme pour les virus d'Epstein-Barr, cytomégalovirus et herpesvirus ; sachant que les virus d'Epstein-Barr et les anellovirus réapparaissent tôt que[Quoi ?] les cytomégalovirus et herpes simplex, souvent dans les voies respiratoires)[7].

Cette réactivation, observée même chez des individus auparavant en bonne santé et elle est associée à des formes plus graves de Covid‑19, à des complications accrues, à des séjours hospitaliers prolongés et à un risque accru de décès[7].

Les données disponibles mi 2026 suggèrent que le stress inflammatoire induit par SARS-CoV-2 pourrait « réveiller » ces virus dormants, contribuant à amplifier l'inflammation et à favoriser le développement du Covid long, notamment via les anellovirus. Ces résultats ouvrent des pistes thérapeutiques : plusieurs de ces virus latents disposent déjà de tests diagnostiques et parfois de traitements antiviraux, ce qui pourrait, à terme, améliorer la prise en charge des formes sévères et du Covid long[7].

Il n'existe en outre à ce jour aucune preuve d'élimination virale totale après une infection[2]. Au moins 200 espèces différentes sont présentes chez les humains et les animaux[8].

On sait qu'il existe de multiples modes de transmission, dont les gouttelettes de salive, les voies maternelles, et des transmissions sexuelles[1].

Taxonomie

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La plupart des genres ont un modèle de nom composé d'une certaine lettre (grecque, arabe ou hébraïque) + torquevirus, à l'exception des gyrovirus, car Alphatorquevirus (où torque signifie collier) est l'un des premiers genres à représenter la famille.

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 (en) Philippe Biagini, Virus Taxon, Elsevier (London), .
  2. 1 2 3 (en) Joanna Kaczorowska et Lia van der Hoek, « Human anelloviruses: diverse, omnipresent and commensal members of the virome », FEMS Microbiology Reviews, vol. 44, no 3, , p. 305–313 (ISSN 0168-6445, PMID 32188999, PMCID 7326371, DOI 10.1093/femsre/fuaa007).
  3. (en) « Anelloviridae – ssDNA Viruses (2011) – ssDNA Viruses (2011) – ICTV » [archive du ], talk.ictvonline.org (consulté le ).
  4. (en) Giulia Freer, Fabrizio Maggi, Massimo Pifferi et Maria E. Di Cicco, « The Virome and Its Major Component, Anellovirus, a Convoluted System Molding Human Immune Defenses and Possibly Affecting the Development of Asthma and Respiratory Diseases in Childhood », Frontiers in Microbiology, vol. 9, (ISSN 1664-302X, PMID 29692764, PMCID 5902699, DOI 10.3389/fmicb.2018.00686).
  5. (en) Tsutomu Nishizawa, Hiroaki Okamoto, Keiko Konishi et Hiroshi Yoshizawa, « A Novel DNA Virus (TTV) Associated with Elevated Transaminase Levels in Posttransfusion Hepatitis of Unknown Etiology », Biochemical and Biophysical Research Communications, vol. 241, no 1, , p. 92–97 (ISSN 0006-291X, PMID 9405239, DOI 10.1006/bbrc.1997.7765, Bibcode 1997BBRC..241...92N, lire en ligne Inscription nécessaire).
  6. (en) Louis J. Taylor, Emma L. Keeler, Frederic D. Bushman et Ronald G. Collman, « The enigmatic roles of Anelloviridae and Redondoviridae in humans », Current Opinion in Virology, vol. 55, (ISSN 1879-6257, PMID 35870315, DOI 10.1016/j.coviro.2022.101248).
  7. 1 2 3 (en) Max Kozlov, « COVID can wake up a slew of dormant viruses inside you », Nature, (ISSN 1476-4687, DOI 10.1038/d41586-026-02443-2).
  8. (en) « Transfusion transmission of highly prevalent commensal human viruses », Transfusion, vol. 50, no 11, , p. 2474–2483 (PMID 20497515, DOI 10.1111/j.1537-2995.2010.02699.x, S2CID 29973708).

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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