Anissa Boumédiène

avocate et écrivaine algérienne, première dame d'Agérie

Anissa Boumédiène, née Anissa Agnès El-Mansali en 1950, est une avocate et écrivaine algérienne. En 1973, elle devient Première dame de l'Algérie en épousant le président Houari Boumédiène.

Anissa Boumédiène
Anissa et Houari Boumédiène.
Fonction
Première dame de l'Algérie
-
Biographie
Formation
Activités
Conjoint
Houari Boumédiène (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

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Anissa Agnès El-Mansali est l'enfant unique d’un père fortuné, membre de la « grande bourgeoisie algéroise »[1],[2]. Après avoir obtenu son baccalauréat, elle intègre l’université d’Alger pour étudier le droit. Après trois ans d'études elle rejoint la Sorbonne en France pour une quatrième année et ainsi obtenir le diplôme de licence en droit. De retour en Algérie, elle effectue son service national au palais de la justice, elle y occupe alors la fonction de vice procureur[3].

Jeune avocate divorcée, elle rencontre le président Houari Boumédiène en 1969. À la suite de quatre années de fiançailles, elle l'épouse en 1973. Après son mariage, elle ferme son cabinet d'avocat et se consacre à son couple et à ses activités de Première dame de l'Algérie[4],[5].

Après la mort soudaine de son mari en 1978, elle reprend ses études à la Sorbonne en France et se spécialise dans la littérature arabe. Elle publie plusieurs ouvrages, dont un recueil de poèmes en 1980, Le Jour et la Nuit, ainsi qu’un roman historique en 2003, La Fin d’un monde[6].

Anissa Boumédiène, est hospitalisée en avril 2015 à l’hôpital américain de Paris, pour une opération de la hanche, puis elle suit sa rééducation dans une clinique du 16e arrondissement de Paris. Les coûts de l’hospitalisation et des soins sont pris en charge par le ministère de la Défense de l'Algérie, ce qui est la pratique pour tous les membres des anciennes familles présidentielles[7].

En 2019, pendant le Hirak, Anissa Boumédiène fait l'éloge du chef d’état-major Ahmed Gaïd Salah et considére que la solution la plus sage serait que l'armée algérienne gère les affaires du pays[8]. Lors de l'élection présidentielle algérienne de 2024, elle apporte son soutien au président Abdelmadjid Tebboune, elle déclare : « Nous voulons des actes, pas des paroles, et je constate en effet que le président sortant a nettement amélioré la situation du pays, malgré tous ceux qui s’opposent à la réussite de l’Algérie »[9].

Dans le cadre de l'affaire Boualem Sansal, elle refuse en 2025 de se prononcer pour la libération de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, estimant que celui-ci a tenu des propos séditieux en déclarant que la ville algérienne de « Tlemcen appartient aux Marocains »[10].

Publication

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Références

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  1. ↑ Dalil Bouras, « Entretien avec Anissa Boumediene », sur TSA, (consulté le ).
  2. ↑ Meriem Sakhri, « Les femmes des présidents algériens », sur L'Expression, (consulté le ).
  3. ↑ Hichem Aboud, « Anissa Boumediene dévoile exclusivement à Echorouk des secrets jamais publiés », sur ksari.com (consulté le ).
  4. ↑ Farid Alilat, « WikiLeaks – Algérie : dans la chambre de Boumédiène », sur Jeune Afrique, (consulté le ).
  5. ↑ (ar) « أنيسة بومدين للشروق:زواجي بالرئيس فاجأالمخابرات لجزائرية », sur Echorouk El Yawmi,‎ (consulté le ).
  6. ↑ « Il faut barrer la route aux islamistes », sur L'Humanité, (consulté le ).
  7. ↑ « Algérie : Boumédiène et Bendjedid, veuves illustres hospitalisées à Paris », sur Jeune Afrique, (consulté le ).
  8. ↑ Dalil Bouras, « Anissa Boumediene fait l’éloge de Gaid Salah, insiste sur la stabilité de l’Algérie », sur TSA, (consulté le ).
  9. ↑ Assia Boucetta, « Anissa Boumediene, témoignage et soutien à Tebboune », sur Horizons, (consulté le ).
  10. ↑ D. Khalissa, « Anissa Boumediene dérange les Français », sur El Khabar, (consulté le ).

Annexes

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Articles connexes

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