Anna Goloubkina
Anna Goloubkina (en russe : Анна Семёновна Голубкина), née le 16 janvier 1864 ( dans le calendrier grégorien) à Zaraïsk, dans le gouvernement de Riazan (Empire russe) et morte le à Zaraïsk (Union soviétique), est une sculptrice russe et soviétique. Elle est considérée comme une artiste majeure de l’Âge d'argent.
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École de peinture, de sculpture et d'architecture de Moscou (- École supérieure d'art de l'Académie impériale des arts (d) (- Académie Colarossi (- |
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Sergueï Volnukhine (en), Vladimir Beklemichev, Sergueï Ivanov, Filippo Colarossi |
| Mouvement |
Biographie
modifierIssue d’une famille de cultivateurs maraîchers vieux-croyants, elle réussit à être la première femme à étudier à l’École de peinture, de sculpture et d'architecture de Moscou, notamment auprès de Sergueï Ivanov. Elle étudie à l'Académie des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg entre 1894 et 1895.
De 1895 à 1904, elle séjourne à plusieurs reprises à Paris. Elève à l'Académie Colarossi entre 1895 et 1897, elle fréquente ensuite l’atelier d’Auguste Rodinde 1897 à 1900[1]. Celui-ci l’aide à trouver sa voie personnelle. Elle lui écrit dans une lettre : « vous m’avez donné le pouvoir de vivre ». Elle expose La Vieillesse au Salon d’Automne de 1899. Elle est la première des sculptrices et sculpteurs russes à recevoir le prix du Salon de peinture et de sculpture de Paris.

Anna Goloubkina retourne à Moscou pour occuper un poste de professeur de sculpture entre 1901 et 1903[1].
Elle revient à Paris en 1904, elle expose sa production qui porte l'emprunte de Rodin[1].
De retour à Moscou en 1905, elle fréquente les cercles socialistes, participe avec ses moyens au financement de partis. Elle emprisonnée entre 1905 et 1907 pour s’être impliquée dans la Révolution de 1905[1].
Elle mène ensuite une vie d'artiste engagée dans les combats sociaux de son temps. De 1913 à 1916, elle dirige la section de sculpture des Cours ouvriers Pretchistienskié à Moscou[1].
En raison de sa santé fragile, elle abandonne progressivement la sculpture au profit de l'aquarelle et du dessin.
En 1985, Madame Gorbatchev offre à la France un exemplaire de sa statuette de jeune fille intitulée Bouleau (1927)[1]. Numéro d'inventaire RF 3736 au Musée d'Orsay.
Sa maison de Zaraïsk est devenue, cinq ans après sa mort, un musée. Le musée des beaux-arts Pouchkine lui a dédié une exposition.
Hommages
modifierLe cratère vénusien Golubkina a été nommé en son honneur.
Notes et références
modifierBibliographie
modifier- Anne Rivière, Bruno Gaudichon et Frédéric Chappey, Dictionnaire des sculptrices, Éditions Mare & Martin, 2017 (ISBN 979-10-92054-57-6), p. 233
Liens externes
modifier- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressource relative au spectacle :