Anna Griese-Goudkuil

résistante néerlandaise, membre du Parti communiste

Anna Griese-Goudkuil, née le à Apeldoorn et morte le à Leusden, est une résistante néerlandaise, collaboratrice du journal clandestin De Waarheid et membre du Parti communiste clandestin des Pays-Bas. Elle est tuée quelques jours avant la libération pendant un bombardement britannique sur Leusden.

Anna Griese-Goudkuil
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Biographie
Naissance
Décès
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LeusdenVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Anna GoudkuilVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Biographie

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Anna Goudkuil est née le à Apeldoorn. Elle est la troisième des dix enfants d'Albert Goudkuil (1876-1929), un ouvrier, et Hendrika Bleomendaal (1873-1951)[1].

Elle épouse Zacharias (Sjack) Griese (1900-1992), commis d'entrepôt, le . Ils ont deux enfants et vivent à Rotterdam[1].

Elle est membre du Parti communiste des Pays-Bas, parti clandestin à partir de 1940 quand il est interdit par les autorités allemandes.

Anna Griese-Goudkuil fait partie de la délégation des Pays-Bas qui se rend en Union soviétique à l'occasion de la Journée internationale de la femme en 1936[2].

Elle participe au journal clandestin du parti communiste (illégal), De Waarheid (la vérité) (en) et en assure la distribution. Elle héberge également des réfugiés juifs des Pays-Bas et d'Allemagne et procure des cartes d'alimentation aux clandestins[3].

Elle est arrêtée par la Sicherheitspolizei et le Service de renseignement de la police de La Haye le et transférée le à la Haagse Veer à Rotterdam et à la Polizeigefängnis (prison de la police) de Scheveningue. Elle est libérée le [3],[4].

Mais dès , le danger devient trop important et elle doit entrer en clandestinité. Elle se cache alors à Leusden. Elle y est tuée le lors d'un bombardement britannique de la ville, seulement quelques jours avant la libération[3].

Elle est inhumée à Leusden[1].

Une rue de Rotterdam porte son nom : Anna Griesepad[5].

Autres membres de la famille

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Zacharias Griese, son mari, est arrêté le dans le cadre de répressions contre la Nederlandse Volksmilitie (NVM, milice populaire néerlandaise, une organisation communiste de résistance) et emprisonné successivement à la Haagse Veer à Rotterdam, dans le camp de concentration de Vught et celui d'Amersfoort. Il est libéré le [3].

Le frère d'Anna Griese-Goudkuil, Jo Goudkuil (1906-1945) est également actif dans la résistance. Il aide les Juifs cachés et distribue le magazine illégal Vrij Nederland. Il est arrêté et déporté à Dachau le . Il succombe le à la suite des mauvais traitements et privations[6].

Références

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  1. 1 2 3 « Généalogie de Anna (An) Goudkuil », sur Geneanet (consulté le ).
  2. (nl) « Vrouwendelegatie naar de Sowjet-Union vertrokken ter bijwoning van de international vrouwendag », De Tribune, (lire en ligne)
  3. 1 2 3 4 (nl) « Communistische verzetsmensen uit Schiedam – Rudi Harthoorn » (consulté le ).
  4. (nl) « Anna Griese-Goudkuil, Gearresteerd op: 1-5-1942 », sur archieven.nl.
  5. (nl) « Anna Griese-Goudkuil », sur www.oorlogsbronnen.nl (consulté le ).
  6. (nl) « Jo Goudkuil, Apeldoorn 1906 | In Memoriam | Brabantse Gesneuvelden 1940 - 2021 », sur brabantsegesneuvelden.nl (consulté le ).