Anna Seidel (sinologue)

orientaliste allemande

Anna Seidel (née Anna Katharina Seidel à Berlin en 1938 et morte à San Francisco le [1]) est une sinologue allemande connue pour ses travaux sur le taoïsme. Pendant ses 22 ans à l'Institut du Hôbôgirin de l'École française d'Extrême-Orient à Kyoto, elle est le point de ralliement des chercheurs occidentaux spécialistes de l'Asie orientale qui viennent mener des recherches dans l'ancienne capitale japonaise.

Anna Seidel
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Biographie
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Biographie

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Cadette d'une famille de trois enfants, Anna Seidel naît à Berlin et passe la majeure partie de son enfance à Munich. Son père est un ingénieur en aéronautique et sa mère est issue d'une famille juive allemande distinguée. Pendant la période nazie, ils abritent un ami juif chez eux pendant toute la Seconde Guerre mondiale au péril de leur vie. Encouragée très tôt par ses parents à se consacrer aux études intellectuelles, Anna Seidel suit une formation en sinologie à l'université de Munich dans les années 1958-1960 et à l'université de Hambourg en 1961. Elle se spécialise dans l'étude des religions chinoises à Paris où elle étudie de 1964 à 1968 auprès de deux éminents chercheurs expatriés, l'Autrichien Maxime Kaltenmark et l'Allemand Rolf Stein[1].

Sa thèse de doctorat intitulée « La divinisation de Lao-tseu dans le taoïsme des Han » est considérée comme fondatrice dans ce domaine d'étude.

En 1968, l'École française d'Extrême-Orient fonde l'Institut du Hôbôgirin à Kyoto, institut que réunit des spécialistes des religions chinoises et japonaises autour d'Hubert Durt (1936-2018) et d'Anna Seidel [2].

Après un bref mariage avec l'érudit bostonien Holmes Welch (de) avec qui elle a coédité Facets of Taoism en 1979, elle consacre entièrement sa vie à ses recherches et à l'Institut Hôbôgirin. Elle habite Kyoto, l'ancienne capitale du Japon, jusqu'à sa mort.

Son travail à Kyoto porte sur la compilation du Hôbôgirin, un dictionnaire encyclopédique du bouddhisme en plusieurs volumes. Elle poursuit simultanément ses propres recherches sur le taoïsme et devient l'une des plus grandes spécialistes mondiales en la matière.

Elle enseigne la religion chinoise comme professeure invitée à l'université d'Hawaï en 1978 puis à l'université de Californie à Santa Barbara en 1988, ayant refusé à plusieurs reprises des offres lucratives d'universités américaines prestigieuses[réf. souhaitée].

En 1985, elle fonde la revue bilingue Cahiers d'Extrême-Asie, devenue depuis une publication incontournable dans l'étude des religions d'Asie orientale. La revue a pour objectif de rapprocher les chercheurs d'Europe, d'Amérique et d'Asie orientale. Outre son profil de chercheuse internationale, d'origine et d'identité culturelle allemandes, de formation française, travaillant au Japon tout en étant courtisée par le milieu universitaire anglophone, le poste d'Anna Seidel à Kyoto lui confère en effet une position privilégiée pour établir ces liens entre communautés de chercheurs.

Publications

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Anna Seidel rédige notamment l'article Taoism de la quinzième édition de l'Encyclopædia Britannica en 1975[réf. souhaitée]. Elle meurt avant d'avoir pu rédiger une synthèse majeure de ses recherches malgré quelques tentatives en ce sens telles que le livret en allemand : Taoismus, Die inoffizielle Hochreligion Chinas [réf. souhaitée] et son article magistral en anglais : Chronicle of Taoist Studies in the West 1950-1990 [3].

Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Anna Seidel » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 (en) Lothar von Falkenhausen, « Anna Katharina Seidel (1938–1991) », The Journal of Asian Studies, vol. 51, no 1, , p. 242–243 (ISSN 0021-9118 et 1752-0401, DOI 10.1017/S0021911800047306, lire en ligne, consulté le )
  2. « Histoire - EFEO », sur École française d'Extrême-Orient (consulté le )
  3. Anna Seidel, « Chronicle of Taoist Studies in the West 1950-1990 », Cahiers d'Extrême-Asie, vol. 5, no 1, , p. 223–347 (DOI 10.3406/asie.1989.950, lire en ligne, consulté le )

Liens externes

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