Anna von Hausswolff
Anna Michaela Ebba Electra von Hausswolff, née le à Göteborg (Västra Götaland), est une chanteuse, pianiste, organiste et auteure-compositrice suédoise.
| Nom de naissance | Anna Michaela Ebba Electra von Hausswolff |
|---|---|
| Naissance |
Göteborg (Suède) |
| Activité principale | chanteuse, auteur-compositeur |
| Genre musical | dark wave néo-classique, art pop, rock expérimental, drone, heavenly voices |
| Années actives | depuis 2008 |
| Labels | Kning Disk, City Slang, Southern Lord Records, Other Music Recording Co. |
| Site officiel | annavonhausswolff.org |
Biographie
modifierFamille et formation
modifierAnna Hausswolff est la fille de l'artiste sonore Carl Michael von Hausswolff[1]. Ses parents se séparent lorsqu'elle a deux ans, sa mère étant « super fatiguée du monde de l'art décadent des années 90 suédoises et des artistes exhibitionnistes[1]. » Elle grandit entourée de marginaux.
Elle fait des études d'architecture à l'École polytechnique Chalmers de Göteborg, inspirée par l'utopiste Buckminster Fuller[1].
Parcours musical
modifierSon premier single, Track of Time, sort le . En 2009, elle se produit au festival Way Out West et fait l’ouverture de Tindersticks à trois reprises. Elle tourne au Brésil avec Taken by Trees et Taxi Taxi! En 2011, elle fait trois fois l’ouverture de Lykke Li ainsi que pour M. Ward au Théâtre dramatique royal à Stockholm. Elle joue dans plusieurs grands festivals en Suède tels que Peace and Love, Storsjöyran, Way Out West, Arvika et Made Festival. Elle est appréciée pour sa voix expressive et ses performances sur scène.
Le , l’album Ceremony sort en Amérique du Nord avec Other Music Recording Co. Anna von Hausswolff fait son premier concert américain le au Glasslands Gallery à Brooklyn. Elle est citée dans le NPR Weekend Edition Saturday, le PRI's The World, le WNYC Soundcheck ou The New York Times.
En 2015 sort l'album The Miraculous dans lequel alternent ballades folk, métal et poèmes gothiques[2],[3]. Elle y joue sur l'orgue acoustique monumental de la ville de Piteå, dans le nord de la Suède.
Son quatrième album, Dead Magic, en 2018[1], est enregistré sur un orgue de Copenhague, dans la petite église de Marmorkirken[4].
En 2020 sort All Thoughts Fly, album qui mêle ambiances gothiques électroniques et orgue liturgique[5].
En 2025 sort l’album Iconoclast. Celui-ci est bien reçu par The Guardian, qui le décrit comme exaltant et euphorique, une forme de “goth songcraft” qui mêle mélodies plus accessibles et ambitions expérimentales. Il salue également les contributions notables d’Iggy Pop, Ethel Cain et du saxophoniste Otis Sandsjö[6].
Style musical
modifierLa musique d’Anna Von Hausswolff est classée comme « gothique » ou « art pop, drone et post-metal ». Elle juxtapose les moments sombres et les moments lumineux. The Guardian l'a décrite comme de la « pop funèbre »[7].
À la sortie en 2015 de The Miraculous, on a dit qu’il s’agissait d’une « splendeur gothique »[8]. L’album Dead Magic présente un « tempo plus brillant et plus éclatant ». Sa voix est comparée à celle de Nico, de la soprano péruvienne Yma Sumac, de Kate Bush ou de Siouxsie Sioux de la période A Kiss in the Dreamhouse[8]. Sa musique est associée au genre Krautrock avec des odes à Einstürzende Neubauten et Swans[8].
Controverses
modifierT-shirt du groupe Burzum
modifierEn , elle déclenche une polémique en Suède après avoir porté un t-shirt du groupe Burzum, mené par Varg Vikernes, connu pour le meurtre d'Øystein Aarseth et pour ses idées racistes. Elle s'exprime plus tard pour rejeter tout soutien à l'extrême droite[9],[10].
Concerts dans des églises
modifierLe , à la suite d'un appel à la mobilisation mené par des sites comme Le Salon beige et celui du parti Civitas, des catholiques intégristes empêchent l'un de ses concerts dans l'église Notre-Dame-de-Bon-Port de Nantes, prétendant qu'elle serait sataniste[11],[12],[13],[14]. Le concert, organisé par Le Lieu unique[15], avait pourtant été programmé avec l'accord de l'évêché.
Le suivant, le concert prévu à l'église Saint-Eustache à Paris, également menacé[16],[17] est finalement déplacé à l'église réformée de Paris Étoile, lieu tenu secret jusqu'au dernier moment sauf pour les détenteurs d'un billet[18]. Dans un communiqué, le curé de Saint-Eustache explique qu'il a pris cette décision « pas en raison du contenu de l’œuvre, mais bien pour des raisons de sécurité[19] ». Interrogés par le média Les Jours, les tourneurs d'Anna von Hausswolff et le Syndicat des musiques actuelles regrettent l'absence de soutien politique pour la tenue de ce concert[5]. L'organisateur et les spectateurs du concert annulé de Nantes annoncent vouloir porter plainte contre les intégristes ayant empêché le concert pour entrave à la liberté d'expression[15].
À Bruxelles, des prêtres dominicains de l'église devant accueillir un concert de Hausswolff reçoivent également des menaces, bien que l'organisateur, Le Botanique, a indiqué qu'une chanson controversée ne figurait plus au programme. La tenue du concert est soutenue par le père Ignace Berten qui déclare : « nous n’acceptons pas ce genre de diktat. […] Même si l’artiste est discutable, notre grand orgue a été restauré grâce aux financements publics et nous considérons donc qu’il doit être mis aussi au service de la culture[20]. »
Discographie
modifierAlbums studio
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- Move on
- Track of Time
- Pills
- Above All
- Singing from the Grave
- Lost at Sea
- Old Beauty/Du kan nu dö
- The Book
- I am Leaving
- Epitaph of Theodor
- Deathbed
- Mountains Crave
- Goodbye
- Red Sun
- Epitaph of Daniel
- No Body
- Liturgy of Light
- Harmonica
- Ocean
- Sova
- Funeral For My Future Children
- Sun Rise
- Discovery
- The Hope Only Of Empty Men
- Pomperipossa
- Come Wander With Me/ Deliverance
- En ensam vandrare
- An Oath
- Evocation
- The Miraculous
- Stranger
- The Truth, The Glow, The Fall
- The Mysterious Vanishing of Electra
- Ugly and Vengeful
- The Marble Eye
- Källans återuppståndelse
- Theatre of Nature
- Dolore di Orsini
- Sacro Bosco
- Persefone
- Entering
- All Thoughts Fly
- Outside the Gate (for Bruna)
- The Beast
- Facing Atlas
- The Iconoclast
- The Whole Woman (Featuring Iggy Pop)
- The Mouth
- Stardust
- Aging Young Women (Featuring Ethel Cain)
- Consensual Neglect
- Struggle with the Beast
- An Ocean of Time (Featuring Abul Mogard)
- Unconditional Love (Featuring Maria von Hausswolff)
- Consensual Neglect
- Rising Legends
Albums en public
modifier- The Truth, the Glow, the Fall
- Pomperipossa
- The Mysterious Vanishing of Electra
- Ugly and Vengeful
- Källans Återuppståndelse
- Come Wander With Me/ Deliverance
Filmographie
modifierChansons
modifierOn peut entendre certaines de ses chansons dans les films suivants :
- 2014 : Jack d'Edward Berger : Funeral for my future children (end credits)
- 2015 : I remember when I die de Maria Bäch : Varför är solen så röd
- 2017 : Personal Shopper d'Olivier Assayas : Track of time ; The miraculous
- 2022 : Revoir Paris d’Alice Winocour : Outside the gate ; Ugly and Vengeful
- 2023 : Criminelles de Wiktor Piatkowski : Mountains Crave
- 2024 : The Substance de Coralie Fargeat : Ugly and Vengeful[21]
- 2025 : Les Échos du passé de Mascha Schilinski : Stranger[22]
Actrice
modifier- 2021 : L'Ange blond de Visconti (Världens vackraste pojke), documentaire de Kristina Lindström et Kristian Petri (sv) : elle-même
Notes et références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Anna von Hausswolff » (voir la liste des auteurs).
- (sv) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en suédois intitulé « Anna von Hausswolff » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 3 4 (en) « Anna von Hausswolff: 'It’s still weird to see a woman screaming her nuts out' », sur the Guardian, (consulté le ).
- ↑ Agnès Gayraud, « Anna Von Hausswolff, pour tout l’orgue du monde », sur Libération, (consulté le ).
- ↑ « Anna von Hausswolff, maîtresse de cérémonie », sur Le Courrier, (consulté le ).
- ↑ François Moreau, « L'orgue sacré d'Anna von Hausswolff résonne sur Dead Magic », sur lesinrocks.com (consulté le ).
- 1 2 Sophian Fanen, « Anna von Hausswolff : des concerts crucifiés dans un silence de cathédrale »
, sur Les Jours, (consulté le ). - ↑ (en-GB) Alexis Petridis, « Anna von Hausswolff: Iconoclasts review – exhilarating, euphoric goth songcraft », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Charlotte Richardson Andrews, « Anna von Hausswolff: Dead Magic review – doomy epic from a supernatural talent », sur The Guardian, (consulté le ).
- 1 2 3 Natasha Scharf, « Anna von Hausswolff - Dead Magic album review », Teamrock.com, (consulté le ).
- ↑ (sv) « Anna von Hausswolff får kritik för bandtröja »
, sur SVT Nyheter, (consulté le ). - ↑ Sophian Fanen, « Anna von Hausswolff : la LDH inverse la morale »
, sur Les Jours, (consulté le ). - ↑ « Un concert annulé sous la pression de catholiques intégristes à Nantes », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Vade retro, satanas ! À Nantes, des catholiques intégristes bloquent un concert », sur Télérama, (consulté le ).
- ↑ « Nantes. Des catholiques intégristes empêchent la tenue d’un concert du Lieu unique », sur Ouest France, .
- ↑ « Concerts annulés : la communion des extrêmes droites », sur Les Jours, (consulté le ).
- 1 2 Sophian Fanen, « Concert annulé d’Anna von Hausswolff : le public renvoie les censeurs au tribunal »
, sur Les Jours, (consulté le ). - ↑ Adrien Toffolet, « Deux concerts d’Anna von Hausswolff annulés à Nantes et Paris, après des pressions d’extrémistes catholiques », sur franceinter.fr, (consulté le ).
- ↑ Juliette Poulain, « Après Nantes, Anna von Hausswolff est déprogrammée à Paris », sur lesinrocks.com (consulté le ).
- ↑ « L'artiste Anna von Hausswolff a pu finalement jouer à Paris, mais dans un lieu tenu secret », sur Le HuffPost, (consulté le ).
- ↑ « Musique à Saint-Eustache », sur Église Saint-Eustache (consulté le ).
- ↑ .
- ↑ « The Substance (2024) | Official Soundtrack », sur Spotify (consulté le ).
- ↑ Voir sur imdb.com.