Anne-Marie Adiaffi
Anne-Marie Adiaffi, née le à Abengourou et morte en 1994, est une écrivaine ivoirienne. Elle devient célèbre en 1983 grâce à son roman Une vie hypothéquée[1],[2].
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Biographie
modifierOrigines
modifierAnne-Marie Adiaffi naît le à Abengourou en Côte d'Ivoire[3].
Études
modifierCarrière
modifierAprès l'obtention de son diplôme à Dakar, Adjaffi retourne en Côte d’Ivoire pour travailler comme secrétaire dans une banque. Elle commence à écrire au début des années 1980, mais c'est en 1983, lorsqu'elle intègre la maison d'édition Nouvelles éditions africaines, que démarre sa carrière littéraire[1],[3].
En 1983, elle y publie son premier roman satirique[4], Une Vie hypothéquée[6]. L'œuvre dénonce les contraintes imposées aux femmes par la tradition patriarcale[4] à travers le récit d'une jeune femme promise dès sa naissance à un homme âgé « bienfaiteur ». Après avoir subi ses menaces, elle finit par s'enfuir[1]. Ce roman est salué pour sa satire et sa dimension féministe. Anne-Marie Adiaffi y figure parmi les autrices pionnières de la littérature ivoirienne à critiquer les pratiques culturelles liées au genre de manière aussi explicite[4]. A sa sortie dans la presse, elle témoigne dans un interview par Mamari : « L'idée d'écrire et de m'exprimer sur un certain nombre de choses de la vie m'est venue au cours des voyages à travers l'Afrique et l'Europe »[5],[7].
En 1989, elle publie son deuxième roman, La Ligne brisée. L'œuvre explore les dysfonctionnements sociétaux en suivant le parcours de vie typiquement masculin malchanceux de Sonanfe, un homme exclu de son village[1]. Interviewée par Isaïe Buton Koulibaly, elle explique « j'ai raccolé des bribes d'histoires vécues que me rapportent ma belle-mère, plus celles confectionnées de suppositions que j'ai créées moi-même pour embellir mes romans. [...] L'histoire du vieux Manizane est une réalité. Je n'ai fait que transmettre fidèlement ce qui s'est passé, il y a longtemps, dans un village aux environs de Bongouanou dont je tais volontairement, ici le nom, de peur de me faire agresser comme cela a failli se produire avec le cas de Béhira dans Une vie hypothéquée ». Dans cet interview, elle mentionne deux livres qui n'ont pas été publiés en 1992 : A qui la faute et l'Addition[5],[8].
Anne-Marie Adiaffi travaille pour cette maison d'édition jusqu'à la fin de sa vie[1].
Vie privée et mort
modifierAu cours de sa vie, Anne-Marie Adiaffi visite de nombreux pays africains et européens. Depuis 1981, elle vit en Côte d'Ivoire[5]. Elle est mère de deux enfants (sur la couverture de la première édition de son roman figure l'image de sa fille Nathalie)[3].
Elle était très sensible aux conditions de la femme ainsi qu'aux injustices sociales[9].
Publications
modifier- Une Vie hypothéquée, Nouvelles Editions africaines, , 128 p.
- La ligne brisée, Nouvelles Editions africaines, , 198 p.
Notes et références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Anne-Marie Adiaffi » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 3 4 5 6 (en) Simon Gikandi, Encyclopedia of African Literature, Routledge, , 14– (ISBN 978-1-134-58223-5, présentation en ligne)
- ↑ « Anne-Marie Adiaffi », University of Western Australia (consulté le )
- 1 2 3 4 5 « Adiaffi Anne-Marie », sur aflit.arts.uwa.edu.au (consulté le )
- 1 2 3 4 (en-GB) « Anne-Marie and Jean-Marie Adiaffi: Literary Siblings of Ivorian Letters »
, sur Oloyede.com.ng, (consulté le ) - 1 2 3 4 Beverley Ormerod et Jean-Marie Volet, Romancières africaines d'expression française : le Sud du Sahara, Paris, L'Harmattan, , 159 p. (ISBN 978-2-7384-2472-3, lire en ligne), p. 21-22
- ↑ Jean-Marie Volet, « Romancières francophones d'Afrique noire : vingt ans d'activité littéraire à découvrir », The French Review, vol. 65, n° 5, avril 1992, pp. 765-773.
- ↑ Mamari, « La Vie hypotéquée Premier roman d'Anne-Marie Adiaffi », Amina, no 139, , p. 16-17
- ↑ Isäie Biton Koulibaly, « Un nouveau livre d'Anne-Marie Adiaffi, La Ligne brisée », Amina, no 233, , p. 56-57
- ↑ Alexandre Tano Kan Koffi, « Littérature.ci », revue scientifique, (lire en ligne
)
Liens externes
modifierBibliographie
modifier- Catherine Achetu, « La condition féminine dans Une vie hypothéquée d’Anne-Marie Adiaffi », International Journal of Francophone Studies, vol. 24, (lire en ligne
)