Anne-Marie de Backer

écrivaine française

Anne-Marie de Backer, née le à Contres et morte le à Montpellier[1], est une poétesse et traductrice française.

Anne-Marie de Backer
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 78 ans)
MontpellierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Anne Marie Marguerite SerruauVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Distinctions
signature d'Anne-Marie de Backer
Signature.

Biographie

modifier

Anne-Marie de Backer est née le 2 novembre 1908 à Contres dans le Loir-et-Cher, d’un père fonctionnaire, Jules Serruau, et d’une mère institutrice, Marie Habert[2].

Elle publie ses premiers poèmes dans la revue Les Passereaux en 1929[3]. Elle obtient à la Sorbonne une licence libre et un diplôme de professeur de français à l’étranger. Elle voyage et découvre l’Angleterre et ses poètes Shelley et Keats[2].

Elle enseigne à Paris au Lycée Lamartine, est nommée au début de la guerre à Châtillon, et pendant l'exode se réfugie à Colligny, Briare puis s'installe à Clermont-Ferrand où elle travaille alors comme dactylo-facturière dans une usine[2]. Elle y épouse en 1945 Albert de Backer, prisonnier rapatrié qui disparaît peu après. Elle y rencontre aussi le docteur Pierre Balme, directeur de la revue L’Auvergne littéraire, qui l’encourage à écrire à nouveau et publie ses poèmes[4] dans sa revue[2]. Alexandre Vialatte lui consacre une de ses premières chroniques « les dames du temps présent » dans La Montagne. En 1952, elle publie chez Seghers Le Vent des rues puis en 1954 Danse du cygne noir[5].

Elle enseigne à Clermont-Ferrand, avant d'être nommée professeur de français en novembre 1957 à Mayenne dans un collège technique puis au lycée Sévigné. Elle y enseigne le français pendant 16 ans[6]. Pendant des années, Anne-Marie de Backer partage son temps entre Mayenne où elle enseigne, Paris où elle fréquente plusieurs cercles poétiques, la Hongrie et l’Espagne et en 1973, elle quitte l'enseignement pour se consacrer entièrement à la poésie, poursuivant sa vie nomade[3].

Elle meurt le 6 juillet 1987 à Montpellier. Ses cendres sont dispersées dans la palmeraie d’Elche et dans les jardins de Grenade[2].

Œuvres

modifier

Elle est l'auteur de nombreux recueils de poèmes. Elle a également collaboré à des anthologies et ouvrages collectifs, diverses revues, telles que L'Auvergne littéraire, Les Cahiers du Soleil, Le Thyrse, Le Journal des Poètes. Son œuvre a été commentée par de nombreux critiques et écrivains, dont Gaston Bachelard (dans Poétique de la rêverie en 1960 où il cite des vers du recueil Les Étoiles de novembre), Philippe Chabaneix

Traductrice de romans et de poèmes hongrois, elle a aussi participé à l'élaboration d'anthologies des poésies hongroise, polonaise, bulgare et participé à divers symposiums littéraires internationaux.

Publications

modifier
  • Le Vent des rues, Paris, Seghers, , 29 p.
  • Danse du cygne noir, Paris, Seghers, 1954, 40 p.
  • Poèmes, Saint-Étienne, la Pensée française, 1954, 48 p.
  • Les Étoiles de novembre, préface de Louis Émié, Paris, Seghers, coll. « Le Phénix », 1956, 61 p.
  • L'Herbe et le feu, Paris, préface d'Albert Loranquin, Seghers, 1958, 64 p.
  • Zulma la Flamande, Paris, Éditions du Gerfaut, 1958, 223 p.
  • La Dame d'Elche, Paris, Seghers, 1963, 69 p.
  • L'étoile Lucifer, Paris, Seghers, , 55 p.
  • Orties aux flammes bleues, dessins de Michel Degenne et Laslo Csejdy, Rodez, Subervie, coll. « Sentiers poésie », 1975, 39 p.
  • Oiseaux-soleil, Rodez, Suvervie, coll. « Le Miroir », 1979, 51 p.
  • Le Soleil du grand vent, Rodez, Subervie, coll. « Le Miroir », 1981, 41 p.
  • Au cœur de la vague : poèmes, Aurillac, Ed. Gerbert, , 33 p.
  • Idole improvisée : poèmes, Paris, Barré & Dayez, , 42 p.

Ses poèmes sont traduits en bulgare, hongrois et espagnol[3].

Traductions

modifier
  • Endre Fejes (trad. du hongrois par Ladislas Gara et Anne-Marie de Backer), Le Cimetière de rouille, Paris, Denoël, , 317 p.
  • Miklós Domahidy (trad. du hongrois par Ladislas Gara et Anne-Marie de Backer), Les seize verrous, Albin Michel, , 205 p.
  • Férenc Santa (trad. du hongrois par Anne-Marie de Backer, Georges Kassai et Jean Rousselot), Le Cinquième sceau, Paris, Gallimard, , 225 p.
  • Miklós Mészöly (trad. du hongrois par Anne-Marie de Backer et Georges Kassai), Saul ou la porte des brebis, Paris, Editions du Seuil, , 170 p.
  • Cseres Tibor (trad. du hongrois par Anne-Marie de Backer, Philippe Haudiquet et Georges Kassai), Jours glacés, Gallimard,
  • József Lengyel (trad. du hongrois par Anne-Marie de Backer et László Pődör), Endurance humaine, Budapest, Corvina, , 262 p.
  • Le vinaigre et le fiel : la vie d'une paysanne hongroise (trad. du hongrois par László Pődör et Anne-Marie de Backer), Plon, coll. « Terre humaine », , 458 p.
    édition augmentée en 1993

Hommages

modifier

Le 5 Novembre 1988, les villes d’Elche et de Montpellier inaugurent conjointement une allée à Montpellier à son nom, en dévoilant une réplique du célèbre buste de la Dame d’Elche[2].

Le 4 avril 1993, Manuel Rodríguez i Macià, maire d’Elche, rend hommage à Anne-Marie de Backer en donnant son nom à un jeune palmier du parc municipal de la ville[5].

Références

modifier
  1. Archives de Montpellier, année 1987, acte de décès no 1755, vue 128/251
  2. 1 2 3 4 5 6 7 « BACKER Anne-Marie (de) », sur Cimetières de Montpellier, (consulté le )
  3. 1 2 3 4 5 Achmy Halley, Anne-Marie de Backer
  4. « Petite suite » dans L'Auvergne littéraire, nº 131, 1950, p. 41-46
  5. 1 2 (es) « De Backer, Anne-Marie (1908-1987) | Memoria digital de Elche/Elx », sur www.elche.me (consulté le )
  6. « Anne-Marie de Backer », sur www.autainville.com (consulté le )
  7. « Gérard d’Houville, Anne-Marie de Backer, Jaime Torres Bodet lauréats de la Société des Poètes français », Sud Ouest, , p. 3
  8. Livres choisis, Paris, Université des annales,

Voir aussi

modifier

Bibliographie

modifier
  • Jehan Despert, Anne-Marie de Backer, biographie et bibliographie, Rodez, Subervie, coll. « Visages de ce temps », , 86 p.
  • Achmy Halley (préf. Henry-Jean Servat, ill. Jean-Marie Fonteneau, Jean Alziary de Roquefort), Anne-Marie de Backer, fille adoptive d’un songe : suivi de Prison transparente poèmes inédits d'Anne-Marie de Becker, Montpellier, Presses universitaires de Montpellier, , 143 p. (ISBN 2-905397-54-3)

Liens externes

modifier