Anne-Mary Gaudin de Lagrange
Anne-Mary Gaudin de Lagrange ( - ) est une poétesse française résidente de La Réunion.
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| Nom de naissance |
Hermance Josèphe Sophie Anne Marie Gaudin de Lagrange |
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| Père |
Michel Ignace Joseph Elzéar de Gaudin de Lagrange (d) |
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Auguste de Villèle (grand-oncle) Rosalie Ścibor-Rylska (tante maternelle par alliance) |
| Membre de |
Académie de l'île de La Réunion (d) (- |
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Biographie
modifierAnne-Mary Gaudin de Lagrange, fille aînée d'une sororie de trois, naît à Marseille le lors d'un voyage de ses parents. Son père a des origines nobles provençales et la famille de sa mère est écossaise[1]. La famille Gaudin de Lagrange entretiens des liens avec la famille Desbassyns de La Réunion[2].
Elle grandit aux Seychelles, passe deux ans en France de 1924 à 1926, puis s'installe à La Réunion[1].
Elle passe un baccalauréat de philosophie au lycée Leconte-de-Lisle puis commence des études de droit à Saint-Denis qu'elle abandonne rapidement[1],[2]. Encouragée par son oncle, Auguste de Villèle, elle décide de se consacrer à la poésie[3]. En 1933 elle est publiée par la revue mauricienne Essor présidée par Robert Edward Hart. Il l'invite à passer quelques mois à Maurice, en 1934, ce qui lui permet de fréquenter le cercle littéraire de Port-Louis, dont Augustin Esnouf[2].
Elle devient membre correspondant de l'Académie de la Réunion en 1938[1]. En 1939 paraît Reflets d'Âme, son premier recueil de poésie. Elle traduit les textes de Rabindranath Tagore, ce qui la rend sensible au combat de l'Inde pour l'indépendance[2].
Alors qu'éclate la Seconde Guerre mondiale, Anne-Mary Gaudin de Lagrange devient journaliste : elle tient une chronique quotidienne à Saint-Denis et traite de littérature et de politique extérieure[2].
Anne-Mary Gaudin de Lagrange meurt subitement le à Sainte-Marie. Elle est enterrée dans le cimetière des Jésuites, près de La Ressource[4].
Une école primaire de Sainte-Marie porte son nom[5].
Œuvres
modifier- Reflets d'Âme, Éditions Classiques Garnier, (réimpr. 2008) (OCLC 974787662)
- Poèmes pour l'Île Bourbon, Éditions Classiques Garnier, (réimpr. 2008) (OCLC 974790860)
Distinctions
modifier- Médaille de bronze du concours des Jeux floraux de Madagascar (1939)[6]
- Lauréate des Jeux floraux du Languedoc (1935, 1936 et 1937)
- Lauréate des Jeux floraux de Nice (1937)
- Médaille d'or du concours du Cercle littéraire de Port-Louis (1934) : Rêve Persan
Références
modifier- 1 2 3 4 Michel Verguin (dir.) et Mario Serviable (dir.), Dictionnaire biographique de La Réunion (vol. 1), CLIP, ARS Terres Créoles, , 212 p. (ISBN 2-908578-19-0), p. 42-43
- 1 2 3 4 5 Raoul Lucas et Jean-François Hibon de Frohen, « GAUDIN de LAGRANGE Anne-Mary », sur Comité des travaux historiques et scientifiques de l'École nationale des chartes, (consulté le )
- ↑ « Anne-Mary de Gaudin de Lagrange (1902 † 1943) », sur Le Pétrel Blanc (consulté le )
- ↑ La Cévenne républicaine du 15 août 1943 : avis de décès sur Gallica
- ↑ « Ecole maternelle publique Ann Mary Gaudin De Lagrange », sur Pages Jaunes (consulté le )
- ↑ Le Peuple du 16 juin 1939: Succès littéraire sur Gallica
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Archives conservées par : archives nationales d'outre-mer (233 APOM, wz818zx1uur)
- Ressource relative à la recherche :