Jean-Anne de Caylus

Jean-Anne de Tubières de Grimoard de Pestels et Lévis, comte de Caylus, né vers 1666, mort en 1704, est un militaire français, lieutenant général des armées du roi.

Jean-Anne de Tubières
comte de Caylus
Naissance vers 1666
Décès
Bruxelles
Allégeance Drapeau du royaume de France : entièrement blanc Royaume de France
Arme
Unité
Grade lieutenant général des armées du roi (1702)
Conflits
Faits d'armes défense de Namur (1695)
Autres fonctions menin du Grand Dauphin
Famille

Emblème

Origines

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Les Caylus appartiennent par la branche cadette aux Lévis, une des plus anciennes familles de France[1]. « Gentilhomme de grande famille, mais de petite fortune[2] », Jean-Anne est de la seconde branche des Caylus. La branche aînée s'est éteinte en 1578, lorsque Jacques de Lévis, comte de Caylus, fut tué dans le duel des Mignons[3].

Caylus est orthographié Quélus par Pinard[4], Quaylus, Quayalus ou Cailus par Saint-Simon[5].

Biographie

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Jean-Anne de Caylus naît vers 1666[6]. Il est le fils d'Henri de Tubières-Grimoard, marquis de Caylus ; et de Claude, fille du maréchal de Fabert[7].

Le , il lève une compagnie au régiment Royal cavalerie[4]. Le , cette compagnie est réformée[4]. Caylus épouse le Marthe Marguerite Le Valois de Villette de Mursay[8],[6]. Il achète la charge de menin du Dauphin[6].

Au premier plan, cavaliers sur une hauteur. En contrebas, un pont traversant une rivière. À l'arrière-plan, une ville fortifiée dominée par son château.
Le siège de Namur (1692).

À la veille de la guerre de la Ligue d'Augsbourg, le , il obtient le régiment de Chevilly dragons, qui devient régiment de Caylus dragons[4]. Le , Caylus est breveté aide de camp du Dauphin[4]. Il le suit au siège de Philippsburg, à celui de Mannheim et à celui de Frankenthal. En 1689, à la tête de son régiment, il sert dans l'armée de Flandre sous le maréchal d'Humières. Le , il est à la bataille de Walcourt. En 1690, il sert sous le Dauphin et le maréchal de Lorges dans l'armée d'Allemagne. En 1691, il sert sous le maréchal de Lorges. En 1692, il combat à la prise de Namur et de son château, et à la bataille de Steinkerque[4].

En premier plan, campement de soldats. Dans le lointain, une ville fortifiée.
Namur assiégée par Guillaume d'Orange en 1695.

Le , il est promu brigadier[4]. Servant à l'armée de Flandre sous le maréchal de Luxembourg, il est à la bataille de Neerwinden. En 1695, sous le maréchal de Boufflers, il participe à la défense de Namur, où il se distingue[9]. Le , il est fait maréchal de camp[10]. En , il se démet de son régiment. En 1696 et 1697, il sert à l'armée du Rhin sous le maréchal de Choiseul[10].

En 1701, dans les prémices de la guerre de Succession d'Espagne, Caylus est à l'armée de Flandre, sous le maréchal de Boufflers. Il commande à Diest pendant l'hiver. À partir d', il est à l'armée de Flandre sous le duc de Bourgogne[10]. Le , il contribue à la victoire remportée sur les Néerlandais, qui se retirent sous Nimègue[10],[11]. Il commande à Diest pendant l'hiver. Le , il est promu lieutenant général des armées du roi[10].

Le , il lève une compagnie de cent volontaires à pied[10]. Il sert à l'armée de Flandre, sous les maréchaux de Villeroy et de Boufflers. Il est à la bataille d'Ekeren[10]. En 1704, il sert en Flandre sous le maréchal de Villeroy. Il meurt à Bruxelles[10], début novembre[12].

Portrait

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Saint-Simon en trace un dur portrait. Selon lui, Caylus, usé par l'alcool, « hébété depuis plusieurs années de vin et d'eau-de-vie, était tenu à servir hiver et été sur la frontière, pour qu'il n'approchât ni de sa femme, ni de la cour. Lui aussi ne demandait pas mieux pourvu qu'il fût toujours ivre. Sa mort fut donc une délivrance dont sa femme ni ses plus proches ne se contraignirent pas de la trouver telle[12]. »

Famille

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Fratrie

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Jean-Anne de Caylus a deux frères et une sœur[7] :

[14], chevalier de la Toison d'or (1716)[15],[14], gouverneur de Galice (1722)[16], vice-roi du Pérou et capitaine général (1734)[17] , duc et grand d'Espagne de première classe (1742)[14], vice-roi de Valence[18],[19] ;

  • Marie-Charlotte, épouse de Joseph Robert, marquis de Lignerac, morte en 1741[7].

Mariage et descendance

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Jean-Anne de Caylus épouse le Marthe Marguerite Le Valois de Villette de Mursay[8],[6], « nièce » (en réalité petite-cousine) de madame de Maintenon, décrite par Saint-Simon comme volage, mais gracieuse, fraîche et spirituelle[12].

De ce mariage naissent :

Notes et références

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  1. Octave Uzanne, Facéties du comte de Caylus, Paris, Quantin, (lire en ligne), p. VI, note 1. — Uzanne rapporte qu'un biographe fait des Lévis les cousins de la Sainte Vierge. « C'est, dit-il, tirer de bien loin une généalogie. »
  2. Uzanne 1879, p. VII.
  3. Uzanne 1879, p. IX, note 1.
  4. 1 2 3 4 5 6 7 Pinard, Chronologie historique militaire, t. IV, Paris, Hérissant, (lire en ligne), p. 466.
  5. Saint-Simon, Mémoires, t. II, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », , p. 539, note a.
  6. 1 2 3 4 Simone Gougeaud-Arnaudeau, Le comte de Caylus (1692-1765) : pour l'amour des arts, Paris, L'Harmattan, (lire en ligne), p. 163.
  7. 1 2 3 4 5 François-Alexandre Aubert de La Chenaye-Desbois et Jacques Badier, « Henri de Tubières-Grimoard, marquis de Caylus », dans Dictionnaire de la noblesse, t. XIX, Paris, Schlesinger, (lire en ligne), col. 244.
  8. 1 2 Saint-Simon 1985, t. II, p. 539, note 7. — « Caylus (Marthe Marguerite Le Valois de Villette de Mursay, marquise de) », dans index de Saint-Simon, Mémoires, t. VIII, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », , p. 1222.
  9. Pinard 1761, p. 466-467.
  10. 1 2 3 4 5 6 7 8 Pinard 1761, p. 467.
  11. Saint-Simon 1985, t. II, p. 213 et note 10.
  12. 1 2 3 Saint-Simon 1985, t. II, p. 539.
  13. Abbé Dettey, Vie de M. de Caylus, évêque d'Auxerre, sur google.fr, Amsterdam, Arkstée et Merkus, 1765, t. I, p. 4.
  14. 1 2 3 Saint-Simon 1988, t. VIII, p. 206 et note 9.
  15. Saint-Simon, Mémoires, t. Vi, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », , p. 136 et note 6.
  16. « Caylus (Claude Abraham de Thubières de Grimoard de Pestels de Lévis, chevalier, puis marquis de) », dans index de Saint-Simon 1988, t. VIII, p. 1222.
  17. Saint-Simon 1988, t. VIII, p. 257 et note 4.
  18. Uzanne 1879, p. VIII, note 2.
  19. Gougeaud-Arnaudeau 2010, p. 16.
  20. Stéphanie Daude, « Le Recueil d’antiquités du comte de Caylus », sur univ.poitiers.fr, 2021 (consulté le 3 mars 2025).