Annie Hervé

résistante et femme politique française

Annie Hervé, née Noël le à Château-Chinon (Nièvre)[1], morte le à Paris (14e arrondissement)[2], est une résistante et femme politique française.

Informations essentielles

Annie Hervé
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Fonction
Membre de l'Assemblée consultative provisoire (d)
juin -
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Annie Louise Célestine NoëlVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Allégeance
Activités
Conjoint
Autres informations
Parti politique
Membre de
Conflit
Distinctions

Biographie

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Annie Louise Célestine Noël est la fille d'un couple d'enseignants originaires de la Nièvre.

Son père, Octave Noël, né en 1880 à Nuars (Nièvre), est enseignant de collège. Durant la Grande Guerre, il est mobilisé au sein du 57e régiment d'infanterie. Il est élevé au grade de lieutenant est reçoit la croix de guerre[3]. Sa mère, Marie Petit, est institutrice.

Annie Noël est militante au sein de l'Union des étudiants communistes.

Le 9 mai 1940, elle épouse, à Paris (5e arrondissement), Pierre Hervé, enseignant et secrétaire de l'Union des Étudiants Communistes.

Sous l'Occupation, le couple s'engage dans la Résistance[4]. Pierre Hervé est arrêté le . Dans la nuit du 8 au , elle organise l'évasion de son mari et de vingt-et-un autres prisonniers du Palais de justice de Paris. Elle est alors âgée de 24 ans. Elle appartient ensuite au mouvement de résistance Libération-Sud. Elle est membre du Bureau d'information et de propagande de la Résistance, auprès de Georges Bidault. Arrêtée le alors qu'elle se trouvait au café Au vieux Paris en compagnie de Pierre Grappin, Pierre Courtade, Madeleine Herr, Pierre Kaufmann et Thierry Maulnier, et placée quelques jours en détention[5], elle est déportée par le transport parti de Paris le 3 août 1944 (convoi I.257.)[6] aux camps de Ravensbrück, puis de Sachsenhausen. À son retour en France, elle est déléguée à l'Assemblée consultative provisoire, au titre des 47 représentants des prisonniers et déportés. Comme eux, elle y siège de juin à .

Selon l'écrivain reporter Roger Faligot, c'est Annie Hervé qui aurait inspiré à Jacques Prévert le poème Barbara[7].

Une rue de Brest porte son nom[8].

Décorations

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Notes et références

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  1. ↑ Archives départementales de la Nièvre, « État civil de Château-Chinon, naissances mariages et décès de 1915 à 1922, acte n°16, vue 22 / 314, 4 E 62/37 » Accès libre, sur https://archives.nievre.fr (consulté le )
  2. ↑ « matchID - Moteur de recherche des décès », sur deces.matchid.io (consulté le )
  3. ↑ Archives départementales de la Nièvre, « Registre des matricules militaires, bureau de recrutement de Nevers, classe 1900, matricule n°813, vue 499 / 810, 1R 291 » Accès libre, sur https://archives.nievre.fr (consulté le )
  4. ↑ Article nécrologique : Annie Hervé, déportée le jour du Débarquement, Le Monde, janvier 1995.
  5. ↑ Baldine Saint Girons, « Pierre Kaufmann », Revue philosophique de la France et de l'étranger,‎ , p. 586-588 (lire en ligne).
  6. ↑ Fondation pour la mémoire de la déportation, « Liste du convoi I.257 »
  7. ↑ François-Guillaume Lorrain, « Brest : tonnerre de livre ! », sur Le Point, (consulté le ).
  8. ↑ « À Brest, l’école maternelle Bugeaud ne s’appellera plus ainsi », sur Le Telegramme, (consulté le ).
  9. ↑ Ordre de la Libération, « Médaille de la Résistance française avec rosette - fiche Annie HERVÉ » (consulté le )