Ansar Khalifa Philippines

Ansar Khalifa Philippines (AKP), également appelé Ansar al-Khilafah aux Philippines et Ansarul Khilafah Philippines (arabe : أنصار الخلافة في الفلبين) est un groupe combattant basé aux Philippines, issu d'une scission du Front Moro islamique de libération (FMIL). Le groupe apparaît en lorsqu’il diffuse une vidéo dans laquelle il prête allégeance à l’État islamique[7]. Les forces armées philippines le décrivent comme une bande de criminels impliqués dans le vol de bétail et l'extorsion[8]. En 2019, la Malaisie classe officiellement l’AKP comme organisation terroriste[9].

Ansar Khalifa Philippines
Ansar al-Khilafah[1]
Ansarul Khilafah Philippines[2]
Image illustrative de l’article Ansar Khalifa Philippines

Idéologie Salafisme djihadiste
Objectifs Expansion aux Philippines du « califat » proclamé par l'État islamique
Instauration de la charia
Statut Inactif
Fondation
Date de formation 2014
Pays d'origine Philippines
Actions
Mode opératoire Guérilla, terrorisme
Zone d'opération Sarangani et Cotabato du Sud (Philippines)
Période d'activité 2014 - 2021
Organisation
Chefs principaux Mohammad Jaafar Maguid †[3]
Abdoullah Nilong  Reddition[4]
Bassir Sahak †
Membres 20 à 50 combattants[5]
Allégeance Drapeau de l'État islamique État islamique
Répression
Considéré comme terroriste par Drapeau de la Malaisie Malaisie
Drapeau de l'Australie Australie[6]
Insurrection moro aux Philippines
Insurrection de l'État islamique aux Philippines

Contexte

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Ansar Khalifa Philippines aurait été basé dans les provinces de Cotabato du Sud et Sarangani, et est initialement dirigé par Abou Charifah. Le groupe est considéré comme celui ayant les liens les plus étroits avec les combattants de l’État islamique en Syrie parmi les organisations terroristes locales aux Philippines[10].

Mohammad Jaafar Maguid, identifié comme le chef d’Ansar Khalifa Philippines, est tué lors d’une opération menée par la National Intelligence Coordinating Agency et la police nationale philippine le , à Kiamba, dans la province de Sarangani[11]. Quelques semaines plus tard, le nouveau chef du groupe, Abdullah Nilong, est capturé par des policiers à Polomolok, dans la province de Cotabato du Sud[12].

En , la veuve de Maguid, Karen Aizha Hamidon, est arrêtée pour avoir recruté des combattants et diffusé de la propagande liée à la bataille de Marawi et au groupe Maute[13]. Les autorités philippines lui attribuent 296 publications sur les réseaux sociaux visant à « recruter dans les rangs des militants musulmans affiliés à l’État islamique » à Marawi[14]. Elle est également considérée comme une proche associée de Musa Cerantonio, un érudit islamique australien et sympathisant de l’EI[15].

Activités

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En , huit membres d’Ansar Khalifa Philippines sont tués lors d’un affrontement de quatre heures avec des unités de l’armée philippine dans la province de Sultan Kudarat. Parmi les combattants abattus figure Abdul Fatah, un ressortissant indonésien[16]. Le de la même année, des membres du groupe lancent un engin explosif contre le bar Kulotot Videoke, dans le quartier Rosary Heights IV, à Cotabato , dans la province de Maguindanao. L’engin n’explose pas complètement, ne causant ni victimes ni dégâts matériels, et Ansar al-Khilafa revendique l’attaque[17],[18].

Les responsables de la sécurité philippine indiquent qu’Ansar Khalifa Philippines a collaboré avec le groupe Maute pour mener l’attentat de Davao en 2016[10]. En , deux membres présumés du groupe sont arrêtés par la police nationale philippine après qu’une bombe placée dans une poubelle près de l’ambassade des États-Unis à Manille n’a pas explosé[19].

Le groupe est également réputé avoir coopéré avec Abou Sayyaf dans une tentative avortée d’enlèvement de touristes dans la région des Visayas, opération qui se termine par l’affrontement de Bohol en 2017[20]. Il est en outre rapporté qu’il a fourni des combattants en soutien à l’offensive menée par le groupe Maute, conduisant à la bataille de Marawi[21]. En , Bassir Sahak, présenté comme l’un de ses dirigeants, est tué lors d’un affrontement avec les forces gouvernementales à Sitio Lebe, dans le barangay Daliao (municipalité de Maasim, province de Sarangani)[22],[23].

Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Ansar Khalifa Philippines » (voir la liste des auteurs).
  1. SITE Intelligence Group, « Ansar al-Khilafah in the Philippines Threatens Philippine Government, American Soldiers », (consulté le )
  2. Rohan Gunaratna, « Islamic State to Create Southeast Asian Satellite », BenarNews (consulté le )
  3. Lindsay Murdoch, « Top Philippine militant who pledged allegiance to Islamic State killed in firefight », The Sydney Morning Herald, (lire en ligne, consulté le )
  4. John Unson, « Ansar Al-Khilafa's new leader nabbed in South Cotabato », Philippine Star, (lire en ligne, consulté le )
  5. « Operation Pacific Eagle-Philippines » [archive du ], sur United States Office of Inspector General,
  6. (en) « Islamic State East Asia », sur Australian National Security (consulté le ).
  7. Weiss, « Philippines-based jihadist groups pledge allegiance to the Islamic State », (consulté le )
  8. Joseph Franco, « Ansar Al-Khilafah In The Philippines: Name Change Rather Than Game Changer », Eurasia Review, (lire en ligne, consulté le )
  9. « List of Individuals, Entities, and other groups and undertakings declared by the minister of home affairs as specified entity under section 66b(1) » [archive du ], Malaysia Ministry of Home Affairs,
  10. 1 2 Carmela Fonbuena, « Counterterrorism: Why the death of AKP's Tokboy matters », Rappler, (lire en ligne, consulté le )
  11. Carmela Fonbuena, « Top leader of pro-ISIS PH terror group killed », Rappler, (lire en ligne, consulté le )
  12. « Ansar Al-Khilafa's new leader nabbed in South Cotabato », Philstar Global (consulté le )
  13. « Terrorist's widow 'recruited foreign fighters' », Sun.Star Manila, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  14. « Philippines Arrests Top Female ISIS Recruiter of Foreign Fighters for Marawi Battle », Newsweek, (lire en ligne, consulté le )
  15. Raul Dancel, « Philippines arrests top female ISIS recruiter », The Straits Times, (lire en ligne, consulté le )
  16. « Eight rebels linked to ISIS killed in Sultan Kudarat », CNN Philippines, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  17. « 2 NGCP towers bombed in North Cotabato », Manila Times, (consulté le )
  18. « Explosions rock church and pub house in Cotabato City », GMA Network, (consulté le )
  19. Jerome Aning, « Bato: 2 'jihadists' planted bomb, one of them 'bothered by conscience' », Inquirer.net, (lire en ligne, consulté le )
  20. Jim Gomez, « Philippines: Foiled attack staged by IS-linked extremists », The Washington Post, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  21. Caleb Weiss, « Islamic State video shows destruction of church in Marawi », Long War Journal, (consulté le )
  22. Bong S. Sarmiento, « Alleged IS-aligned militant killed in Sarangani », MindaNews, (lire en ligne, consulté le )
  23. « Philippine Security Forces Kill Militant Leader Blamed for Bombing in South », Benar News (consulté le )