Antonio Agliardi
Antonio Agliardi, né le à Cologno al Serio, dans l'actuelle province de Bergame, en Lombardie, alors dans le royaume lombard-vénitien et mort le à Rome, est un cardinal italien.
Biographie
modifierAgliardi effectue ses études au séminaire de Bergame puis à Rome, notamment à l'Athénée pontifical Saint-Apollinaire (en) où il obtient un doctorat in utroque jure, en droit canon et civil.
Il est ordonné prêtre à Rome en . Il est ensuite professeur au séminaire de Bergame et curé de la paroisse d'Osio Sotto. Appelé à Rome, il enseigne la théologie morale à l'Université pontificale urbanienne de 1877 à 1884. Il travaille par ailleurs à la Congrégation pour la propagation de la foi.
Le , le pape Léon XIII le nomme archevêque titulaire de Césarée-en-Palestine et délégué apostolique aux Indes. Il est consacré évêque le à la basilique Sant'Andrea delle Fratte par le cardinal Giovanni Simeoni, préfet de la Congrégation pour la propagation de la foi, avec comme co-consécrateurs l'archevêque titulaire de Tyr Domenico Maria Jacobini et l'archevêque titulaire de Séleucie-en-Isaurie (de) Camillo Santori. En 1886, le pape songeait à le nommer représentant permanent à Pékin mais suite aux objections de la France, il renonce à ce projet[1].
Il est rappelé à Rome en 1887 en tant que secrétaire de la Sacrée Congrégation pour les Affaires ecclésiastiques extraordinaires. En 1889, le pape Léon XIII le nomme nonce apostolique en Bavière puis en Autriche-Hongrie en 1893. En 1896, il représente le Saint-Siège au couronnement du tsar de Russie Nicolas II.
Le pape Léon XIII le crée cardinal lors du consistoire du . De à , il occupe la fonction de camerlingue du Sacré Collège. En 1899, il est élevé au rang de cardinal-évêque d’Albano. La même année, il est nommé préfet de l'économie de la Congrégation pour la propagation de la foi. En 1903, il devient vice-chancelier de la Sainte-Église et à ce titre, cardinal-prêtre de San Lorenzo in Damaso. De 1908 à sa mort, il est chancelier de la Sainte-Église. Il participe aux conclaves de 1903 (élection de Pie X) et de 1914 (élection de Benoît XV).
En Allemagne, en Autriche et en Italie, il soutient l'organisation initiale des chrétiens-démocrates et les défend face aux conservateurs. Il soutient et défend notamment Romolo Murri, cofondateur de la démocratie chrétienne italienne. Il souhaitait voir les catholiques italiens participer à la vie politique et parlementaire.
Il meurt à Rome le . Ses funérailles ont lieu à la basilique San Lorenzo in Damaso. Selon ses volontés, il est inhumé dans une chapelle d'Osio Sotto[2].
Succession apostolique
modifierAntonio Agliardi a ordonné les évêques suivants[3] :
- Évêque Nicolaus Maria Pagani, S.I. (1885)
- Évêque Francesco Pozzi (de), P.I.M.E. (1887)
- Archevêque George Porter (de), S.I. (1887)
- Évêque Bernhard Beiderlinden (de), S.I. (1887)
- Évêque Giacinto Arcangeli (it) (1898)
- Évêque Pietro Berruti (it) (1898)
- Évêque Paolo Marco Tei, O.F.M.Cap. (1904)
- Évêque Achille Quadrozzi (1904)
- Archevêque Bernhard Christen, O.F.M.Cap. (1908)
- Archevêque Luigi Fantozzi, C.PP.S. (1909)
- Archevêque Pedro Armengol Valenzuela Poblete, O. de M. (1910)
- Évêque Paolino Tribbioli (it), O.F.M.Cap. (1913)
- Cardinal Basilio Pompilj (1913)
- Archevêque Francesco d'Errico (pl) (1914)
Distinctions
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Chevalier Grand-croix de l'Ordre de Saint-Étienne de Hongrie (1896)
Notes et références
modifier- ↑ (en) « Agliardi, Antonio », dans The Encyclopaedia Sinica, (lire en ligne), p. 8.
- ↑ (en) Salvador Miranda, « AGLIARDI, Antonio », sur The Cardinals of the Holy Roman Church.
- ↑ (en) David M. Cheney, « Antonio Cardinal Agliardi † », sur catholic-hierarchy.org.
Annexes
modifierBibliographie
modifier- (en) « Agliardi, Antonio », dans The Encyclopaedia Sinica, (lire en ligne), p. 8
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la religion :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Fiche du cardinal Antonio Agliardi sur le site fiu.edu