Antony Jully
Antony Marcel Jully est un architecte civil et militaire français travaillant pour les résidences de France à Madagascar, né à Troyes le et mort à Marseille le .
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Bibliographie
modifierAntony Marcel Jully est le fils de Louis Philippe Jully, professeur de rhétorique au lycée de Troyes, et de son épouse Émilie Cochois.
Il est l'élève de Léon Ginain à l'école des Beaux-Arts de Paris, admis en 2e classe le . Sa dernière mention à l'école des Beaux-Arts date du .
Il commence une carrière militaire comme sous-lieutenant en 1888 à Madagascar. Il est ingénieur colonial, architecte de la Résidence générale de France à Madagascar entre 1889 et 1892 que lui a confié la Résident général Louis Maurice Bompard. Par décret du ministère des Affaires étrangères, il est nommé architecte des Résidences de France à Madagascar en 1893, jusqu'en 1896. Pendant cette période, la France n'a alors que l'intention d'établir un simple régime de protectorat, affectant surtout le contrôle de l’économie et les relations extérieures de l’île. À la suite de la signature d’une convention franco-britannique le , la France a obtenu la possibilité d'établir un protectorat à Madagascar. L'Empire allemand a rejoint cet accord. Le parti colonial demande l'application du protectorat sur l'île en 1892. Le , le gouvernement Casimir-Perier donne son accord et renforce les garnisons françaises sur l'île. La reine Ranavalona III signifie son désaccord le . Les crédits pour la guerre sont votés le . Le corps expéditionnaire commandé par le général Duchesne commence à débarquer à Majunga le . Antony Jully a suivi le corps expéditionnaire comme officier de réserve à partir de Majunga. Sa connaissance de la langue malgache et des mœurs des habitants en a fait un précieux collaborateur de l'état-major. Prise de Tananarive le . Par la loi du , Madagascar est annexé et rattaché au ministère des Colonies. Début du mouvement politique insurrectionnel menalamba en opposition à la colonisation française après la prise de Tanarive. Ces Malgaches s'opposant à la colonisation française sont appelés Fahavalo. La France envoie le général Gallieni comme résident général à Madagascar pour réprimer le soulèvement. La reine Ranavalona III est envoyée en exil à Alger en 1897.
En 1896, il est attaché au service des travaux publics de la colonie comme ingénieur colonial architecte, chargé des services de bâtiments civils, des transports et de la voirie. En janvier 1898, il est nommé ingénieur colonial de 1re classe, chef de service des bâtiments civils. Il est chargé de la préparation de l'Exposition universelle de 1900] dans la colonie, puis de la construction et des services technique pour la section malgache de l'exposition jusqu'en 1900. Il reçoit une médaille d'argent.
Il participe à l'Exposition de Hanoï, en 1902, puis il est commissaire l'Exposition coloniale de Marseille, en 1906.
L'Académie malgache est créée le 23 janvier 1902 par le général Galliéni, premier gouverneur général de Madagascar, par arrêté du 23 janvier 1902. Antony Jully en est le premier président.
Distinctions
modifier- Officier d'académie, en 1893.
- Médaille commémorative de Madagascar, en 1896.
- Chevalier de la Légion d'honneur, le [1].
Publications
modifier- Émile-Félix Gautier, Alphonse-Marie-Ferdinand Rouire, Antony Jully et Paul Combes, Guide pratique du colon et du soldat à Madagascar, Paris, Librairie africaine et coloniale Joseph André et Cie, (lire en ligne)
- Antony Jully, Manuel des dialectes malgaches, comprenant sept dialectes : hova, betsiléo, tankarana, betsimisaraka, taimorona, tanosy, sakalava (Mahafaly) et le soahély, Paris, J. André libraire-éditeur, (lire en ligne)
- Carte : Environs de Tamatave, 1897
- Carte : Environs de Tananarivo, 1897
Bulletin de l'Académie malgache
modifier- Antony Jully, « L'origine des Malgaches de M. A. Grandidier », Bulletin de l'Académie malgache, vol. I, , p. 11-22 (lire en ligne)
- Antony Jully, « Compte-rendu de mission en Extrême-Orient. Compte-rendu philologique, ethnographique et historique de cette mission », Bulletin de l'Académie malgache, vol. II, , p. 67-86 (lire en ligne)
- James Sibree et Antony Jully, « Le voyage de Tananarive en 1817 : Manuscrits de James Hastie », Bulletin de l'Académie malgache, vol. II, , p. 91-114, 173-192, 241-269 (lire en ligne)
- James Sibree et Antony Jully, « Journal de James Hastie pendant un voyage à Madagascar du au : Copié d'après un cahier trouvé dans les papiers de feu Charles Telfair », Bulletin de l'Académie malgache, vol. III, , p. 17-36 (lire en ligne)
- Antony Jully et Herbert F. Standing, « Les gisements fossilifères d'Ampasambazimba », Bulletin de l'Académie malgache, vol. III, , p. 87-94 (lire en ligne)
- Louis Armand Chapelier (annotations d'Antony Jully), « Lettres (1 à 5) adressées par Chapelier en mission à Madagascar au citoyen préfet de l'Île de France (de décembre 1803 à mai 1805) extraites des archives de Port-Louis », Bulletin de l'Académie malgache, vol. IV Année 1905-1906, , p. 1-56 (lire en ligne)
Références
modifierAnnexes
modifierBibliographie
modifier- « Nécrologie », Bulletin de l'Académie malgache, vol. V - Année 1907, , p. 211-213 (lire en ligne)
- Louis Thérèse David de Pénanrun, F. Roux et Edmond Augustin Delaire, « Jully, Antony-Marcel », dans Les architectes élèves de l'Ecole des beaux-arts, 1793-1907, Paris, Librairie de la construction moderne, (lire en ligne), p. 304
- A. P. Marion, « Anthony Jully, 1862-1907 », Bulletin de l'Académie malgache, t. 37, , p. 1-14