Apis (Synapis) henshawi

espèce fossile d'insectes sociaux
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Apis cuenoti, Apis (Synapsis) cuenoti, Apis henshawi

Apis (Synapis) henshawi
Description de cette image, également commentée ci-après
Apis cuenoti en 1937 selon N. Théobald.
33.9 –15.98 Ma
8 collections
Classification Paleobiology Database
Règne Animalia
Embranchement Arthropoda
Sous-embr. Hexapoda
Classe Insecta
Ordre Hymenoptera
Sous-ordre Apocrita
Super-famille Apoidea
Famille Apidae
Sous-famille Apinae
Tribu Apini
Genre Apis
Sous-genre † Apis (Synapsis)

Espèce

† Apis (Synapis) henshawi
Cockerell, 1907

Synonymes

Apis (Synapis) henshawi est une espèce fossile d'insectes sociaux de la famille des Apidés (Apidae), de la sous-famille des Apinae et de la tribu des Apini, dans le genre Apis.

Historique

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L'espèce Apis (Synapis) henshawi est décrite en 1907 par le zoologiste américain Theodore Dru Alison Cockerell (1866-1948)[1],[2].

L'espèce Apis cuenoti est décrite en 1937 par le paléontologue français Nicolas Théobald (1903-1981) dans sa thèse[3].

Synonymes

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  • †Apis henshawi
  • †Apis cuenoti Théobald, 1937
  • †Apis (Synapis) cuenoti Théobald, 1937
  • †Apis aquisextana Nel et al., 1996
  • †Apis aquisextusensis Nel et al., 1999
  • †Apis oligocenica Meunier, 1915
  • †Synapis kaschkei Statz, 1931

Fossiles

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L'holotype F173, de l'ère Cénozoïque, et des époques Oligocène et Miocène (33,9 à 15,97 Ma) font partie de la collection Fliche, enseignant de la botanique de l'École nationale des eaux et forêts de Nancy[4] et vient du gisement éocène de Céreste[4], dans les Alpes-de-Haute-Provence, dans la réserve naturelle géologique du Luberon, gérée par le parc naturel régional du Luberon.

Étymologie

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L'épithète spécifique « cuenoti » rend hommage à Lucien Cuénot, biologiste, zoologiste, généticien, contemporain et professeur à Nancy[a].

Recombinaison en 1976

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Apis cuenoti est recombiné en Apis (Synapis) cuenoti par Zeuner and Manning en 1976[6] et par André Nel et al. en 1999[7],[2]. Au passage, deux nouveaux échantillons dit « Figuré » sont visibles au Muséum national d'histoire naturelle de Paris[8],[9].

Description

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Apis cuenoti 1937 N. Th. Holotype éch. F173 p. 401 coll. Fliche, Ecole des E. et F., Nancy.
Apis cuenoti 1937 N. Th. Holotype éch. F173 p. 401 coll. Fliche, Ecole des E. et F., Nancy.

Caractères

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La diagnose de Nicolas Théobald en 1937[4],[b] : Cette abeille est un

« Bel Insecte, presque complet, corps noir à pilosité abondante, ailes transparentes. Tête grosse, aussi large que le thorax; 2 gros yeux à facettes, pubescents, écartés, ovales; ocelles non visibles; teinte noirâtre. thorax nettement séparé de la tête, gros, écrasé sur le côté; abdomen globuleux incomplet (?); segments non visibles; pilosité abondante sur thorax et abdomen. pattes velues, on ne voit plus les épines des tibias I et II; tibias III sans épines, mais portant de longs poils entourant la corbeille. Ailes hyalines; ailes antérieures allongées et assez étroites; cellule radiale allongée, étroite, arrondie à l'extrémité distale; 3 cellules cubitales, la 1re et la 3e à côtés presque égaux, la 2e irrégulièrement subtriangulaire et près de deux fois aussi longue en bas qu'en haut; la 1re nervure récurrente débouche dans la 2e cellule cubitale avant son milieu; la 2e nervure récurrente débouche dans la 3e cellule cubitale près de son extrémité distale. »[4].

Dimensions

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La longueur totale conservée est de 13,75 mm et la longueur des ailes antérieures de 12,5 mm[4]

Affinités

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« La nervation des ailes caractérise notre échantillon comme appartenant au g. Apis. On ne peut pourtant s'empêcher de constater que le corps trapu et couvert d'une pilosité abondante rappelle les Bombinae. Mais la forme de la c. radiale et de la 2° cubitale fait différer notre Insecte des Bombus. L'espèce actuelle la plus voisine serait Apis dorsata Fabr. des régions indo-malaises. »[4].

Biologie

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« Apis cuenoti représente sans doute un ancêtre des abeilles sauvages des régions chaudes, Apis mellifica étant déjà représenté à l'Oligocène par son ancêtre d'Aix, Apis oligocenica, décrit par F. Meunier. »[4].

Galerie

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Voir aussi

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Liens externes

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Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • [1997] (en) Michael S. Engel, « Fossil honey bees and evolution in the genus Apis (Hymenoptera: Apidae) », Apidologie, vol. 29,‎ , p. 265-281 (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • [1907] (en) T. D. A. Cockerell, « A fossil honey-bee », The Entomologist, vol. 40,‎ , p. 227-229. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) F. E. Zeuner et F. J. Manning, A monograph on fossil bees (Hymenoptera : Apoidea)., vol. 27(3), coll. « Bulletin of the British Museum (Natural History), Geology », , p. 149-268. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) André Nel, X. Martínez-Delclòs, A. Arillo et E. Peñalver, A review of the European fossil species of the bee Apis., vol. 42, coll. « Palaeontology », , p. 243-285. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Publication originale

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  • [1937] Nicolas Théobald, « Les insectes fossiles des terrains oligocènes de France », Bulletin Mensuel de la Société des Sciences de Nancy et Mémoires de la Société des sciences de Nancy, Imprimerie G. Thomas,‎ , p. 1-473 (ISSN 1155-1119 et 2263-6439, OCLC 786027547). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.Voir et modifier les données sur Wikidata

Notes et références

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  1. ↑ Il nous est particulièrement agréable de remercier M. le Professeur L. Cuénot, Membre de l'Institut, qui nous a toujours guidé avec bienveillance et nous a prodigué, de précieux conseils[5].
  2. ↑ La diagnose est faite en français. En botanique, la diagnose devait être en latin jusqu'en 2011 ; elle est depuis aussi autorisée en anglais.

Références taxonomiques

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Références

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