Appel du 10 juillet 1940
L'Appel du est un texte du Parti communiste français (PCF), intitulé Peuple de France, antidaté, rédigé aux alentours du ou un peu plus tard par Jacques Duclos, signé Thorez-Duclos et distribué à partir de la fin . Il est publié sans date dans L'Humanité clandestine du 15 août 1940[1].

Plusieurs versions du texte ont été publiées par les communistes à partir de 1940, qui divergent sur plusieurs points.
Le , L'Humanité publia à la « une » un court texte signé par les deux principaux dirigeants du PCF, Maurice Thorez, secrétaire général, et Duclos, secrétaire, intitulé « Le 10 , le Parti communiste appelait à la lutte ». Le chapô de l'article précise : lutte « contre les envahisseurs et les traitres de Vichy »[2]. En , le PCF publia un fac-similé d'un faux numéro de son quotidien, L'Humanité, daté du et contenant ce même court texte, une version raccourcie et remaniée du texte original[3]. Ce faux est reproduit par la suite dans des journaux communistes, en 1990 encore. Il visait à rivaliser avec l'appel du 18 juin du général de Gaulle et à accréditer une orientation politique qui ne fut adoptée en réalité qu'au printemps 1941 : l'entrée dans la résistance, la lutte armée et l'union des communistes avec les autres mouvements de résistance.
Contexte et publication de l'appel
modifierLe , l'URSS signe le pacte germano-soviétique, un accord de non-agression (et secrètement de partage de l'Europe de l'Est) avec l'Allemagne nazie, faisant suite aux accords de Munich entre le Reich, la France et le Royaume-Uni, menant au démantèlement de la Tchécoslovaquie, et à l'échec du traité franco-soviétique d'assistance mutuelle en vue d'une éventuelle défense face à l'Allemagne nazie. Un tiers des députés communistes se désolidarise de la nouvelle ligne de condamnation de la « guerre impérialiste » dictée par le Komintern, mais la direction suit les directives de Moscou[4].
Le gouvernement Daladier, estimant que les communistes découragent l'effort de guerre, interdit la presse communiste le . Les députés restants votent à l'Assemblée les crédits de guerre le [4], mais le Parti communiste (SFIC) est ensuite interdit par un décret-loi du . Les 43 députés restés fidèles à la ligne du parti fondent le Groupe ouvrier et paysan français à la Chambre des députés[5]. Ces députés sont toutefois arrêtés le , déchus de leur mandat le , puis condamnés à des peines allant de quatre ans de prison avec sursis à cinq ans de prison ferme[6]. Certains parlementaires vivent dans la clandestinité en France ou sont emprisonnés. Le secrétaire général du PCF, Maurice Thorez, mobilisé, déserte l'armée française en , et se réfugie en Belgique, où est reconstituée la direction du PCF, désormais clandestin, puis à Moscou à partir de novembre 1939. Duclos, qui assurait de Bruxelles la direction du parti, rentre à Paris le 15 juin 1940, au lendemain de l'entrée des troupes allemandes dans la capitale.
En , des militants suivis de près par Jacques Duclos et Maurice Thorez[7],[8] demandent aux autorités allemandes l'autorisation de faire reparaître légalement L'Humanité. En dépit des promesses obtenues par les Allemands, l'autorisation n'est pas accordée.
Dans un livre présentant l'histoire du parti publié en 2020, trois historiens, Roger Martelli (ancien membre du Comité central du PCF), Jean Vigreux et Serge Wolikow (qui a aussi été un historien communiste), notent que l'appel s'inscrit pour les chefs communistes dans une « période confuse de près de deux mois (17 juin-27 août), où les tractations se mènent sans que des contacts réguliers se nouent entre les groupes dirigeants dispersés ». Ces groupes mettent l'accent depuis la fin juin sur l’indépendance nationale. Ces trois historiens écrivent : « Au moment même où les deux Chambres votent à Vichy les pleins pouvoirs à Pétain, le PCF adopte un appel au « Peuple de France ! », que l’on retiendra après-guerre sous le nom d’« Appel du 10 juillet », signé des noms de Duclos et de Thorez. Il ne nomme pas l’occupant, cible avant tout « les traîtres de Vichy », fustige « l’humiliation de l’occupation » et invoque à plusieurs reprises le « droit à l’indépendance »[9] ».
Le , le Parlement vote en effet les pleins pouvoirs constituants à Philippe Pétain, alors président du Conseil[10]. La date de l'« Appel du 10 juillet » coïncide « symboliquement avec la réunion du Parlement qui liquida la IIIe République » notent pour leur part les historiens Stéphane Courtois et Marc Lazar dans un ouvrage publié en 2022[11]. Selon eux, le texte de l'appel est rédigé par Jacques Duclos, début ou mi-août. Malgré « quelques accents patriotiques », il réclame avant tout la paix, la sortie de la France de la guerre et une « révolution communiste »[12]. Dans un livre antérieur de 1980, Stéphane Courtois écrivait que le texte a été rédigé aux alentours du et distribué à partir de la fin [13].
L'historien Antoine Prost souligne que le texte censé avoir été rédigé et publié le dénonce des ministres du régime de Vichy nommés le et ajoute que son contenu ne cadre pas avec la stratégie du PCF à l'égard de l'occupant à ce moment-là[14].
Selon Raymond Dallidet (dit Raph), chargé d'organiser le service d'impression clandestin des publications communistes[15], le tract aurait été tiré à 600 000 exemplaires par l’imprimeur Roger Tirand[16], ancien maire des Molières, en Seine-et-Oise, et distribué clandestinement à travers le pays[17],[10]. En réalité, sa diffusion sous forme de tracts a été relativement limitée selon les historiens Roger Martelli, Jean Vigreux et Serge Wolikow, qui citent l'Internationale communiste évoquant en septembre 1940 le chiffre de 34 400 exemplaires. Selon eux, l'appel n'est même pas évoqué par L’Humanité clandestine[9]. Le texte original est pourtant publié dans L’Humanité clandestine du 15 août 1940[1].
Postérité et remaniement du texte après la guerre
modifierSelon l'historien Roger Bourderon, l'appel sort de l'ombre à partir de mars 1943, à la suite d'un article de Thorez qui l'évoque dans la revue L'Internationale communiste. Il acquiert progressivement le statut d'appel fondateur à partir de 1944, permettant de légitimer la précocité de la résistance communiste face au gaullisme, à l'aide de citations tronquées. Lors du comité central du PCF de janvier 1945, André Marty le consacre en évoquant sa parution dans un numéro de l'Humanité clandestine du 10 juillet 1940, avec des extraits qui en dénaturent le sens[18].
Selon Stéphane Courtois et Marc Lazar, l'appel est en effet présenté par le Parti communiste français comme son « propre et précoce appel à la résistance, face à celui du général de Gaulle lancé à la BBC le 18 juin 1940 »[12]. L'historien Rémi Dalisson relève que dès 1946, « les commémorations opposent bien deux mémoires antagonistes et la commémoration de l'appel du 10 juillet 1940 par le Parti communiste français (PCF) devient une « anti-commémoration » du 18 juin 1940 »[19]. Or dans les années d'après-guerre, afin de graver dans le marbre et dater un appel qui pouvait être mis en parallèle avec l’appel du 18 juin du général de Gaulle, le PCF a fabriqué une fausse Humanité clandestine datée du en réagençant certains passages du texte Peuple de France[20] sous le titre Appel du [21].
Un fac-similé de la « une » de la fausse Humanité clandestine est publié par le quotidien communiste en décembre 1947[3] et reproduit par la suite dans le magazine communiste Regards en 1950, dans un court article intitulé « Le chemin de l'honneur » affirmant que « dès juillet 1940, le Comité central du PCF appelait le peuple à la résistance [et que] des dizaines de milliers de communistes sont morts dans cette bataille »[22]. Il est publié encore dans L'Humanité en 1990[23].
Les historiens Jean-Pierre Besse et Claude Pennetier expliquent (faussement ?) que le faux a été fabriqué dans les années 1950[24]. Un tract originel différent du texte de L'Humanité a bien existé, comme l'admet Claude Pennetier en 2007, rejoignant les autres historiens qui s’étaient exprimés sur le sujet depuis la thèse de Stéphane Courtois (1980) : « Cela dit le texte Peuple de France existe bien, il a été diffusé largement fin juillet, début août. » On peut en voir un exemplaire au musée de la Résistance nationale de Champigny-sur-Marne, dont le conservateur est Guy Krivopissko.
Une version plus longue mais revue et corrigée est publiée par Florimond Bonte, dirigeant communiste, en 1950 dans son livre Le chemin de l'honneur. Maurice Thorez publie une autre version en 1959, plus proche de l'originale[25].
L'historien Roger Bourderon rappelle que le texte intégral de l'appel figure dans la publication des Œuvres de Maurice Thorez de 1964[26], alors qu'il n'en est pas l'auteur.
Polémiques
modifierEn 1945, le quotidien anticommuniste L'Époque, dans un article ironique de l'ancien résistant Jean-Louis Vigier intitulé « Non, le vous n'étiez pas encore antiallemands »[27], évoque le court texte publié par le quotidien communiste le et diffusé aussi sous forme d'affiches. Il signale qu'il a été publié sous forme de tract pendant la guerre, sous le nom d'« Appel au peuple de France », dans une version bien plus longue. Or les phrases publiées en 1945 « existaient bien mais disséminées dans un contexte qui en changeait le sens ». Si Thorez et Duclos appelaient bien à la lutte, c'était à la lutte « non pas contre Hitler mais contre les hommes responsables de la guerre à Hitler ». Vigier signale aussi dans son article que L'Humanité a failli reparaitre au début de l'Occupation à la demande de certains cadres communistes.
Le , L'Humanité publie un fac-similé d'un faux numéro, daté du . Il contient ce même court texte, une version raccourcie et remaniée du texte original. Il accompagne un article en deuxième page consacré à la députée communiste Denise Ginollin, qui répond aux accusations portées contre elle par un député, Pierre de Chevigné, gaulliste et MRP, à l'Assemblée nationale. Il a affirmé qu'elle a sollicité des autorités allemandes l'autorisation de faire reparaitre L'Humanité le . Elle l'accuse en retour d'avoir fait état de documents « qui sont des faux qui déshonorent ceux qui les utilisent » tandis que le journal affirme qu'« aux imbéciles et odieuses calomnies des hommes de la réaction, l'appel du 10 juillet 1940 de Maurice Thorez et Jacques Duclos, L'Huma clandestine, les souffrances et le martyr de dizaines de milliers de nos héros répondent et attestent que les communistes constituent le Parti de l'indépendance française ». Thorez et Duclos sont présentés dans le fac-similé comme « deux hommes qui, sur le sol national, représentent la France qui résiste à l'envahisseur » alors que Thorez est à Moscou depuis novembre 1939[3],[28].
Le texte complet et authentique paraît dans des brochures peu lues et issues de milieux anticommunistes voulant dénoncer le faux. L'officine anticommuniste de Georges Albertini le diffuse, notamment lors des élections législatives de 1951, pour combattre les communistes[29]. En juin 1953, sa principale revue, le BEIPI, publie une brochure intitulée Maurice Thorez. Fils du Peuple. La légende et la réalité afin de déconstruire la légende mise en place par la propagande communiste et par sa biographie intitulée Fils du peuple. Elle aborde l'attitude du leader communiste pendant la guerre, période quasiment passée sous silence dans les éditions successives de Fils du peuple de l’après-guerre, et notamment l’appel du 10 juillet 1940, qu'elle présente comme un appel à la lutte contre l’« impérialisme britannique »[30]. En 1958, cette revue intitulée désormais Est-Ouest étudie ses versions successives[31].
En 1964, une polémique de presse évoque à nouveau l'appel. Emmanuel d'Astier de La Vigerie, ancien résistant, ancien « compagnon de route des communistes » devenu gaulliste de gauche, directeur-gérant du journal Libération, est d'abord pris à partie par un périodique communiste, France Nouvelle, affirmant qu'il oubliait dans un article « l'appel à la résistance du 10 juillet 1940 signé Maurice Thorez et Jacques Duclos ». D'Astier critique en guise de réponse l'attitude de la direction du Parti communiste en 1940 et déclare qu'« à aucun moment » le contenu du tract ne viserait à résister contre les Allemands :
« Je n'ai pas oublié l'Appel au peuple de France du 10 juillet 1940, que vous nommez Appel à la Résistance. J'entends le texte complet, et non la reproduction qu'en a donnée Maurice Thorez dans Fils du peuple. Ce texte ne porte aucune condamnation du fascisme ou du nazisme ni aucun appel à la résistance contre l'occupant allemand. »
France nouvelle rétorque que ce sont là des « accusations calomnieuses »[32],[33],[34]. L'Humanité publie ensuite à nouveau le fac-similé de L'Humanité clandestine du contenant l'appel signé de Thorez et Duclos invitant à constituer « autour de la classe ouvrière ardente et généreuse (...) le Front de la liberté, de l'indépendance et de la renaissance de la France ». Un autre hebdomadaire de gauche, France Observateur, publie le texte complet pour montrer que certaines de ses phrases mises bout à bout ont servi à constituer l'appel reproduit par le quotidien communiste en sous forme de photographie. Cet hebdomadaire estime alors que « les communistes devraient bien, dans l'intérêt de l'union de la gauche comme dans leur propre intérêt, jeter définitivement au panier ce document ». Il commente :
« À les voir mettre tant de soin à dissimuler la vérité, on pense tout naturellement que cette vérité est scandaleuse, voire honteuse. On oublie du coup ce qu'était la France en 1940 et ce que pouvaient être les problèmes d'un parti révolutionnaire qui croyait alors la guerre terminée et Hitler au pouvoir pour de très longues années. Il y a eu erreur de jugement, il n'y a pas eu trahison[35]. »
En 1993, dans la revue Le Débat, l'historien Stéphane Courtois, à propos du « négationnisme de masse que constitue la mémoire communiste en France et qui, depuis des décennies, obère le travail historique », moque une déclaration reprise par Le Monde « de l'historien communiste Roger Bourderon qui découvrait quarante ans après ses collègues que le fameux Appel du 10 juillet 1940, censé annoncer l'entrée du P.C.F. en résistance, n'avait pas cette signification[36],[18]. »
Contenu de l'appel complet
modifierCe texte a souvent été cité comme témoignant de l’engagement précoce des communistes dans la Résistance. De fait, il prend à partie « la clique des dirigeants banqueroutiers de la politique de guerre » qui « a bénéficié de l’appui de tous les partis, unis dans une même besogne de trahison et dans une même haine de la classe ouvrière et du communisme » et à cause de laquelle « la moitié du territoire français subit l'occupation allemande ». Il affirme plus d'une dizaine de fois « la volonté d'indépendance de tout un peuple » (souligné dans le texte), la volonté de la France de « vivre libre et indépendante » (souligné dans le texte), son refus de devenir « une sorte de peuple colonisé ». Plus généralement, le texte pose en principe son refus de toute « oppression d'un peuple par un autre peuple » : « Il n’y a de paix véritable que dans l’indépendance des Peuples et les Communistes qui revendiquent pour la France le droit à son indépendance (souligné dans le texte), proclament aussi le droit à l’indépendance des Peuples coloniaux asservis par les impérialistes ».
D'après la lecture de d'Astier, il dénoncerait exclusivement les « gouvernements indignes » qui ont voulu la guerre contre l’Allemagne et sont responsables de la défaite et de l’occupation allemande (présentée comme contraire à l'exigence de liberté prêtée au peuple français dans l'appel). Il vilipende aussi « le gouvernement de traîtres et de vendus qui siège à Vichy », Pétain, qualifié de « dictateur », Laval mais aussi le parti socialiste (« le Parti de Blum et de Paul Faure ») et les autres partis politiques, « les Princes de l’Église », les « fauteurs et profiteurs de guerre ». Il appelle à « chasser le gouvernement de traitres et de valets ». Mais il évoque le besoin de paix et fustige « la France enchaînée au char de l’impérialisme britannique ». Il appelle aussi à plusieurs reprises à « remettre la France au travail » car si la France doit se relever, c'est « par son travail ». Le texte oppose les élites politiques et sociales, corrompues, au peuple dans lequel « résident les grands espoirs de libération nationale et sociale » et appelle les travailleurs à s'unir pour « panser les plaies ». C'est grâce à la classe ouvrière guidée par le Parti communiste que « peut se constituer le front de la liberté, de l'indépendance et de la renaissance de la France ». Le texte exalte les communistes qui ont lutté contre la guerre, l'Union soviétique et la « lutte contre le régime capitaliste ». Le texte fustige aussi les dirigeants non-communistes (Léon Jouhaux) ou anticommunistes (René Belin, ministre du Travail de Pétain à partir du 14 juillet 1940, Georges Dumoulin), de la CGT, qualifiés de « chefs usurpateurs de la CGT »[37].
Il entre en cohérence avec les présupposés qui avaient conduit à la signature du « Pacte germano-soviétique », explicitement nommé et invoqué. Il exige que les députés et sénateurs communistes, déchus et emprisonnés par Daladier à cause de leur approbation du Pacte germano-soviétique (), soient libérés et rétablis dans leurs droits et fonctions et aussi que reparaisse la presse du Parti communiste. De fait, au moment de la rédaction de l'appel, des représentants du Parti négocient avec les autorités allemandes la reparution légale de L'Humanité. Pour Stéphane Courtois, la formule frontiste développée dans le texte préfigure celle que le PCF adoptera au printemps 1941[13].
Le tract est signé « au nom du Comité Central du Parti Communiste Français » à la fois par Maurice Thorez, secrétaire général (qui se trouvait alors en URSS), et Jacques Duclos, secrétaire (qui résidait dans la clandestinité près de Paris).
Bibliographie
modifier- Roger Bourderon, La négociation. Été 1940 : crise au PCF, Syllepse, Paris, 2001, 253 p.
- Roger Bourderon, Le PCF à l'épreuve de la guerre, 1940-1943 : de la guerre impérialiste à la lutte armée, Syllepse, Paris, 2012, 186 p.
- Jean-Pierre Besse et Claude Pennetier, Juin 40 : La négociation secrète, Paris, L'Atelier, , 208 p.
- Stéphane Courtois et Marc Lazar, Histoire du Parti communiste français, PUF, 2022
- Roger Martelli, Jean Vigreux et Serge Wolikow, Le Parti rouge. Une histoire du PCF 1920-2020, Armand Colin, 2020
Références
modifier- 1 2 « Peuple de France », L'Humanité, 15 août 1940
- ↑ L'Humanité, 10 juillet 1945
- 1 2 3 « Denise Ginollin est accusatrice », L'Humanité, 12 décembre 1947
- 1 2 P. Smirnov, Le Komintern et le Parti communiste français pendant la « drôle de guerre », 1939-1940. (D'après les archives du Komintern), Traductrice : Marie Tournié, Revue des Études Slaves, Année 1993, 65-4, pp. 671-690.
- ↑ « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », Journaux officiels, (consulté le ), p. 11832.
- ↑ Florimond Bonte, Le chemin de l'honneur, Éditions Hier et Aujourd'hui, 1949, p. 345.
- ↑ Jean-Pierre Azéma, « Le parti communiste français à l'épreuve des années noires », Vingtième Siècle : Revue d'histoire, vol. 2, , p. 77-82 (lire en ligne).
- ↑ Michel Lefebvre, « Quand le PCF négociait avec les nazis », sur lemonde.fr, .
- 1 2 Roger Martelli, Jean Vigreux et Serge Wolikow, Le Parti rouge. Une histoire du PCF 1920-2020, Armand Colin, 2020, « Chapitre 4. Le PCF dans la guerre »
- 1 2 « Commémoration de l'appel du... 10 juillet 1940 », sur leparisien.fr, (consulté le ).
- ↑ Stéphane Courtois et Marc Lazar, Histoire du Parti communiste français, PUF, 2022, « Chapitre IV. Le parti communiste français dans la guerre ».
- 1 2 Stéphane Courtois et Marc Lazar, Histoire du Parti communiste français, PUF, 2022, « Chapitre IV. Le parti communiste français dans la guerre »
- 1 2 Stéphane Courtois, Le PCF dans la guerre, Ramsay, 1980, p. 139-140.
- ↑ Antoine Prost, Douze leçons sur l'histoire, Points Seuil, 2014, p. 61.
- ↑ RAYMOND DALLIDET, humanite.fr, 15 janvier 2002
- ↑ Notice « TIRAND Roger, Henri », par Marie-Cécile Bouju, Le maitron en ligne.
- ↑ Raymond Dallidet, Vive le Parti communiste français, Société d'éditions générales, 1987, p. 94-102
- 1 2 « L'attitude des communistes au début de l'Occupation et l'appel du 10 juillet 1940 L'historien Roger Bourderon dénonce une " mythification " », Le Monde, 11 juillet 1993
- ↑ Rémi Dalisson, Les guerres et la mémoire : enjeux identitaires et célébrations de guerre en France de 1870 à nos jours, Paris, CNRS éditions, , 334 p. (ISBN 978-2-271-07904-6, lire en ligne).
- ↑ « Peuple de France », sur www.retronews.fr
- ↑ Michel Lefebvre, « Le "parti" et la Résistance », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le chemin de l'honneur », Regards, 15 décembre 1950
- ↑ « L'Appel du 10 juillet : les deux langages », Est-Ouest, juillet-août 1990, n° 79-80, p. 26-27
- ↑ Besse et Pennetier 2006, p. 116–117.
- ↑ Cf. les dossiers consacrés au texte dans la revue anticommuniste de Georges Albertini Est-Ouest en 1958 et en 1964.
- ↑ Roger Bourderon, Le PCF à l'épreuve de la guerre, 1940-1943, p. 11.
- ↑ L'Epoque, 28 juillet 1945
- ↑ « Dirigeants du parti communiste, vous avez trahi !», L'Aurore, 10 décembre 1947, Ibid., 12 décembre 1947
- ↑ Claude Harmel, « L'affaire de l'appel du 10 juillet », Est-Ouest, 16-31 juillet 1964, n° 325, p. 5
- ↑ Stéphane Sirot, Maurice Thorez, Presses de Sciences Po, 2000, « Chapitre 3. Le regard des autres ou le miroir brisé ».
- ↑ « L'appel du 10 juillet 1940 », Est-Ouest, 16-28 février 1958, n° 189, p. 25-32
- ↑ Opinion de d'Astier citée par Henri Amouroux dans La grande histoire des Français sous l’occupation Robert Laffont, réed 1997 dans la collection Bouquins, p.796, alors qu’André Moine plaide pour une formulation discutable et inadaptée.
- ↑ « France nouvelle prend vivement à partie M. Emmanuel d'Astier », Le Monde, 4 juin 1964 (Lire en ligne), « M. Emmanuel d'Astier répond à France nouvelle », Le Monde, 11 juin 1964 (Lire en ligne)
- ↑ Claude Harmel, « L'affaire de l'appel du 10 juillet », Est § Ouest, 16-31 juillet 1964, n° 325, p. 3-6 (Lire en ligne)
- ↑ « L'attitude des communistes en juin et juillet 1940 », Le Monde, 19 juin 1964 (Lire en ligne)
- ↑ Stéphane Courtois, « Archives du communisme : mort d'une mémoire, naissance d'une histoire », Le Débat, 1993/5 n° 77, p. 139
- ↑ Bernard Georges, Denise Tintant, Léon Jouhaux dans le mouvement syndical français, PUF, 1979, « Chapitre VII - Jouhaux dans la Seconde Guerre mondiale » (note 82).
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Le texte complet de l' Appel du 10 juillet dans L'Humanité clandestine du 15 août 1940
- Reproduction d'un faux numéro de L'Humanité clandestine du 10 juillet 1940 contenant une courte partie remaniée de l'appel, L'Humanité, 12 décembre 1947
- « L'appel du 10 juillet 1940 », Est § Ouest, 16-28 février 1958, n° 189, p. 25-32
- Claude Harmel, « L'affaire de l'appel du », Est § Ouest, 16-, n° 325, p. 3-6 (Lire en ligne)