Approvisionnement en eau au Cambodge
L’approvisionnement en eau au Cambodge se caractérise par un faible niveau d’accès dans les zones rurales contrairement aux zones urbaines ou l'accès à une source d’eau améliorée est relativement élevé[1]. En 2015, 76 % de la population avait accès à une source d'eau « améliorée », 100 % en zone urbaine et 76 % en zone rurale. Pourtant, en 2015, environ 9 millions de personnes n'avaient pas accès à une eau « améliorée »[2],[3].
Au sein du gouvernement, la politique d'approvisionnement en eau des zones urbaines relève de la compétence du ministère de l'Industrie, des Mines et de l'Énergie. La fourniture de ce services dans les zones urbaines est assurée par deux régies des eaux dans les plus grandes villes, a savoir l'autorité d'approvisionnement en eau de la Phnom Penh Water Supply Authority (PPWSA), de Siem Reap Water Supply Authority (SRWSA), ainsi que 11 autorités provinciales de distribution d'eau (connues sous le nom de PWWK) et 147 entreprises plus petites. Le Département de l'approvisionnement en eau rurale (DRWS) et le Département des soins de santé ruraux (DRHC) du ministère du Développement rural sont responsables de l'approvisionnement en eau des petites villes et des villages comptant moins de 1 000 ménages[4].
Les performances des autorités provinciales chargés de l'approvisionnement en eau, mesurées en termes d'accès, de recouvrement des coûts grâce aux recettes tarifaires et de pertes d'eau non facturée, sont inférieures à celles de la PPWSA, qui a considérablement amélioré ses performances à la fin des années 1990 et au début des années 2000. En 2012, le gouvernement Cambodgien a lancé un plan visant à amener d'ici 2015, les performances des services publics provinciaux à des niveaux comparables à ceux atteints par PPWSA , y compris en matière d'autonomie financière[5].
En 2012, la Banque asiatique de développement a approuvé une subvention destinée à fournir une assistance technique au ministère de l'Industrie, des Mines et de l'Énergie afin de soutenir ce processus[6]. De nombreuses ONG internationales apportent leur soutien à l'approvisionnement en eau potable au Cambodge par l'intermédiaire d'ONG locales, notamment Oxfam dans la province de Pursat[7] ou Water for Cambodia qui installe des filtres à sable biologique dans les zones rurales, gère le seul laboratoire d'analyse de l'eau en dehors de la capitale et promeut la sensibilisation aux questions liées à l'eau[8].
Voir aussi
modifier- Autorité de l'approvisionnement en eau de Phnom Penh
Références
modifier- ↑ « 2012 Estimates for Cambodia » [archive du ], Joint Monitoring Programme for Drinking Water Supply and Sanitation of WHO and UNESCO (consulté le )
- ↑ (en) « WASHwatch.org - Cambodia », washwatch.org (consulté le )
- ↑ Antoine Le Bec, « Collectif, « Comprendre les scénarios de transition 2050 » . Site Internet « Comprendre2050.fr », partenariat ADEME (Agence de la transition écologique) / négaWatt / The Shift Project, lancé en février 2025. URL : https://comprendre2050.fr/ . Consulté le 4 avril 2025 », Futuribles, vol. n° 466, no 3, , p. 123–124 (ISSN 0337-307X, DOI 10.3917/futur.466.0123, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Water resource », Council for the Development of Cambodia (consulté le )
- ↑ « Cambodia set for national water turnaround », Global Water Intelligence,
- ↑ « Urban Water Supply and Sanitation Project », Asian Development Bank (consulté le )
- ↑ « Cambodia: Water for people, land, and livestock », Oxfam (consulté le )
- ↑ « Clean Water, a Human Right not a Luxury », Water for Cambodia (consulté le )