Aqueduc de Balouvière
L'Aqueduc de Balouvière est un ouvrage d'art en pierre et en brique d'une longueur de 62 mètres, dont les arches sont réalisées sur deux niveaux situé sur la commune de Laudun-l'Ardoise dans le Gard.
| Aqueduc de Balouvière | |
L’aqueduc en 2019 | |
| Géographie | |
|---|---|
| Pays | France |
| Région | Occitanie |
| Département | Gard |
| Commune(s) | Laudun-l'Ardoise |
| Coordonnées géographiques | 44° 06′ 36″ N, 4° 39′ 27″ E |
| Fonction | |
| Franchit | Vallat de Balouvière |
| Fonction | Aqueduc |
| Caractéristiques techniques | |
| Type | Pont en arc |
| Longueur | 62 m. m |
| Matériau(x) | Pierres et briques |
| Construction | |
| Construction | 1868-1872 |
| Mise en service | 1872 |
| Fin du service | mi-XXe siècle |
| Maître d'ouvrage | Joseph Coste |
| modifier |
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Il servait à l'acheminement de l'eau de plusieurs sources pour alimenter le bourg de Laudun en franchissant le ruisseau « Vallat de Balouvière », talweg le plus souvent à sec.
Histoire
modifierProjet
modifierLe est officiellement présenté au conseil municipal de la commune de Laudun, un dossier complet contenant les plans et les devis de deux canalisations permettant de capter l'eau potable de plusieurs sources afin de les conduire vers Laudun. L'intention des autorités était pouvoir faire bénéficier l'ensemble de la population, 2 338 habitants, de conditions nouvelles d'alimentation en eau pour les besoins des ménages ainsi des animaux. Huit bornes-fontaines ainsi que deux abreuvoirs et un lavoir sont donc projetés. Trois sources sont proposées, celles du quartier de Gieu et celle du quartier du Puget. Chacune débite un volume d'eau suffisant en période de grande sécheresse, équivalent à 46 litres d'eau par minute[1]. Une conduite en tuyau de type Chameroy
est envisagée sur les deux tracés alors qu'un réservoir maçonné est prévu près de chacune des trois sources. Un autre réservoir de distribution est lui projeté dans le village afin d'alimenter les différents points envisagés.
Pour autant, malgré la solidité du projet, le , l'agent-voyer du Canton de Bagnols-sur-Cèze, M. Fabre, présente une nouvelle étude, modifiant grandement la première. Les deux sources du quartier de Gieu sont abandonnées et une nouvelle source est proposée, celle de la combe de Roubaud, située au nord du village, au pied du plateau du Camp de César. Et c'est depuis ce nouveau point d'eau qu'une nouvelle canalisation est projetée. Cette dernière rejoint la source du Puget et atteint quelques kilomètres plus loin le bourg de Laudun. Mais avant que les eaux conjuguées des deux sources n'arrivent jusqu'au bassin de distribution, la conduite doit franchir le petit vallon de Vallouière (aujourd'hui Balouvière). Si le premier projet prévoyait à cet endroit la mise en place d'un siphon renversé, la nouvelle étude envisage la construction d'un petit ouvrage d'art à deux niveaux. Une arche unique franchit le ruisseau, supportant une série de cinq arches de taille moyenne sur lesquelles 18 arches plus petites constituent le deuxième niveau de l'ouvrage, supportant la conduite protégée par de grandes dalles calcaires[2]. L'architecture de l'ouvrage est directement inspirée de celle du Pont du Gard[3].
Construction
modifierL'adjudication des travaux réalisée le est passée au profit de Joseph Coste, entrepreneur à Laudun, chargé par conséquent de la réalisation complète des travaux ainsi que de la construction du petit aqueduc. Plusieurs années sont nécessaires pour établir la conduite, capter les sources, construire les différents réservoirs ainsi que l'aqueduc, mettre en place les bornes-fontaines dans le village. De plus, un litige opposant l'entrepreneur et la commune repousse un peu plus l'exécution des travaux.
Un décompte général et définitif daté du fait état de la somme de 45 388 francs pour la totalité du projet mené à bien. Le nouvel aqueduc franchissant le ruisseau de Balouvière ne possède plus deux mais trois niveaux, augmenté en hauteur par la nécessité de respecter la pente et l'écoulement des eaux. Ce troisième niveau est l'objet d'une nouvelle construction d'une rangée de treize arches donnant à l'ouvrage une forte ressemblance avec le Pont-du-Gard, distant de 25 kilomètres de la commune.
Mise en fonctionnement
modifierLa conduite d'eau d'une longueur de 2,855 kilomètres est alors mise en service, l'aqueduc de Balouvière devenant ainsi la seule partie aérienne de ce nouveau réseau et en quelque sorte également la signature architecturale de son maître d'œuvre.
- Le viaduc au tout début du XXe siècle
L'aqueduc semble avoir fonctionné jusqu'au milieu du XXe siècle.
Notes et références
modifier- Archives municipales de Laudun-l'Ardoise (dossier projet de fontaines)
.
et
- ↑ Expériences réalisées le 28 septembre 1867
- ↑ « L'Aqueduc de Balouvière », sur https://www.laudunlardoise.fr/ (consulté le ).
- ↑ Charles Dos Santos, « Cet aqueduc bien caché ressemble à l'un des plus connus au monde : il se trouve en Occitanie », actu.fr, (lire en ligne, consulté le ).
Pour approfondir
modifierBibliographie
modifier- Philippe Pecout, « L’alimentation en eau de deux villages du Gard rhodanien au XIXe siecle : Laudun-l’Ardoise et Saint-Victor-la-Coste », Patrimoine du sud, no 17 « Ça coule de source ? L’eau et ses patrimoines en Occitanie », (DOI https://doi.org/10.4000/pds.11189, lire en ligne, consulté le ), sur OpenEdition.
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- « Aqueduc de Balouvière à Laudun-L'Ardoise (Gard 30141) », Sud Drôme, (consulté le ) (nombreuses photos).
