Aqueducs romains de Carhaix-Plouguer

aqueduc à Carhaix-Plouguer (Finistère)

Les aqueducs romains de Carhaix-Plouguer sont deux aqueducs gallo-romains permettant d'alimenter la ville de Vorgium (Carhaix à l'époque contemporaine). Longs de 11 km et de 27 km, ils étaient alimentés par de nombreuses sources et ruisseaux situés au sud-est de la ville.

Aqueducs romains de Carhaix-Plouguer
Vestiges de l'aqueduc ZA de la Villeneuve (Carhaix-Plouguer).
Présentation
Type
Destination initiale
Acheminement d'eau
Destination actuelle
Ruine
Matériau
Pierre
Construction
Patrimonialité

Logo monument historique Classé MH (1862, vestiges à Carhaix)

Logo monument historique Inscrit MH (2005, tunnel de Kervoaguel)
Localisation
Pays
Département
Commune
Coordonnées
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Les vestiges situés rue de l'Aqueduc-Romain à Carhaix sont classés au titre des monuments historiques par la liste de 1862[1], ceux du tunnel de Kervoaguel sont inscrits en 2005.

Deux aqueducs

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Tracé des aqueducs.

Un premier aqueduc fut construit pendant la seconde moitié du Ier siècle, acheminant les eaux du ruisseau de Kerhuon au Moustoir, distant de 11 km ; il contournait les inégalités du relief afin de suivre une pente régulière, mais il fallut toutefois construire à l'entrée de Vorgium un pont-aqueduc long de 900 m[2] et haut de 14 m, franchissant la vallée de Kérampest, pour que l'eau parvienne à un château d'eau situé en haut de l'agglomération. Ce premier aqueduc fut construit en partie en conduits de bois reliés par des plaques de fer et pour partie maçonné[3][réf. incomplète]. Le débit irrégulier du ruisseau contraignit les gallo-romains à rechercher une autre source[4].

Le second aqueduc[5] qui date de la fin du IIe siècle, partant des actuelles communes de Paule et Glomel, parcourt un tracé sinueux de 27 km, avec une pente moyenne de 0,27 m/km, pour acheminer l'eau au prix de quelques prouesses techniques comme la construction d'un tunnel long de 800 m[6] (près du lieu-dit Kervoaguel au Moustoir), avant de se raccorder au premier aqueduc avant le pont-aqueduc. Son tracé a été scientifiquement déterminé en 1982 par Émile Guyomard, ingénieur des travaux publics de l'État. Cependant, il était alors persuadé que l'aqueduc avait franchi la vallée de Kerampest par un siphon inversé, en l'absence à cette époque de découverte des vestiges du pont-aqueduc.

Éléments subsistants

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Notes et références

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  1. 1 2 Notice no PA00089858, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. ↑ Provost et Leprêtre 1998, p. 53.
  3. ↑ Yves Menez et Stéphan Hinguant, Fouilles et découvertes en Bretagne, éditions Ouest-France, INRAP, , 143 p. (ISBN 978-2-7373-5074-0).
  4. ↑ « Aqueduc romain de Carhaix | Kreizy Archéo », sur www.kreizyarcheo.bzh (consulté le )
  5. ↑ « Aqueduc gallo-romain (détail) », sur topic-topos.com via Wikiwix (consulté le ).
  6. ↑ Provost et Leprêtre 1998, p. 51.

Annexes

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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