Les Aquile randagie (de l'italien, littéralement Les aigles errants) était un groupe de scouts italiens originaires de Milan, Monza, Parme et Bergame qui continuèrent leurs activités de manière clandestine durant la période où le fascisme interdisait toutes les associations scoutes en Italie.

La naissance du scoutisme en Italie

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Les premiers groupes furent créés en 1910 mais la plus ancienne organisation scoute italienne encore existante fut fondée en 1912 : le Corpo Nazionale Giovani Esploratori Italiani (CNGEI), une organisation non confessionnelle. Quelque temps après, l’Associazione dei Ragazzi Pioneeri italiani (ARPI) fut fondée à Milan. En 1916, l'Associazione Scautistica Cattolica Italiana (ASCI) fut fondée. Elle deviendra la plus importante association italienne jusqu'en 1974[1].

Dissolution des groupes scouts

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La loi n°5 du 9 janvier 1927, faisant partie des lois fascistes, ordonna la dissolution des groupes scouts dans les villes de moins de 20 000 habitants et imposa l'inscription de l'acronyme ONB (Opera Nazionale Balilla) sur les drapeaux des groupes restants. Le 24 janvier, le pape Pie XI fut contraint de déclarer la dissolution de l'Associazione Scautistica Cattolica Italiana(ASCI). Le , le scoutisme fut aboli par le Conseil des ministres[1].

Les groupes scouts Milan 2 et Milan 6 cessèrent officiellement leurs activités mais certains membres s'y refusèrent.

Grâce à l’utilisation de messages codés et chiffrés, les garçons continuèrent à se réunir, organisant des camps scouts d’été réguliers dans le Val Codera (province de Sondrio) et poursuivant leurs activités scoutes habituelles. Ils étaient dirigés par Giulio Cesare Uccellini (en), chef du groupe Milan 2, qui prit le nom de Kelly dans la Résistance et gagna également le surnom de Bad Boy, donné par J.S. Wilson (en), alors directeur du Bureau mondial du scoutisme ainsi que par Virgilio Binelli, connu sous le nom d’Aigle Rouge et également Andrea Ghetti (it), du groupe Milan 11, surnommé Baden.

Après l’armistice du 8 septembre 1943, les Aquile Randagie, avec d’autres, fondèrent OSCAR (italien : Organizzazione Scout Collocamento Assistenza Cercati, remplacée plus tard par l'Organizzazione Soccorso Collocamento Assistenza Cercati (« Organisation de Secours, Placement, Assistance aux personnes recherchées »)). OSCAR se consacrait aux opérations de sauvetage des hommes persécutés et recherchés de différentes nationalités, races et religions, en ce y compris les expatriés en Suisse (comme par exemple Indro Montanelli), et à leur accompagnement après la guerre, tout en protégeant la vie de ceux qui les avaient persécutés par le passé.

D'autres groupes scouts clandestins sont restés actifs en Italie pendant les années de fascisme : un groupe se réunissait même au Palais de Venise, au balcon duquel le Duce prononçait ses discours.

Scoutisme et fascisme

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En octobre 1922, arrive au pouvoir le Parti fasciste avec l'ambition d'instaurer un État totalitaire fondé sur le contrôle des idées au sein de la population italienne : pour atteindre cet objectif, il accorde tout de suite beaucoup d'attention à l'éducation des jeunes. Le naît l'Opera Nazionale Balilla (ONB) et toutes les organisations à caractère ou encadrement de type militaire sont dissoutes. Certains préfets appliquent également cette classification aux organisations scoutes, malgré l'intervention fréquente des autorités ecclésiastiques en leur défense et de nombreuses Chemises noires commettent alors des actes de violence contre les scouts, jusqu'à ce qu'à Argenta, Don Minzoni, fondateur du groupe scout local, soit assassiné[1].

Afin de freiner les agissements fascistes, en 1924, l'ASCI, grâce notamment à Pie XI, fusionne avec l'Action catholique italienne, tout en restant totalement autonome. Le , les lois dites fascistes furent votées, qui, entre autres, imposaient la dissolution des groupes scouts dans les villes de moins de 20 000 habitants. En raison des relations fragiles avec l’Église, cette loi ne fut appliquée qu’en janvier 1927, mais elle porta néanmoins un coup dur au scoutisme, qui vit chuter drastiquement le nombre de ses groupes.

A partir de ce moment, la vie des scouts devint de plus en plus difficile, jusqu’à ce que, deux ans plus tard, l’ASCI soit officiellement dissoute et le , les flammes (les drapeaux des unités) furent déposées à Milan. Ce même jour, Ciacio Andrea, un louveteau du groupe Milan 2, prononça sa promesse en rejoignant la famille scoute : ce fut le premier acte symbolique de révolte. C’est à cette occasion, dans la crypte de San Sepolcro (it), située en face de la Casa dei Fasci milanesi (it) d’où étaient partis les fascistes milanais pour la Marche sur Rome, que naquit l’engagement de tenir « un jour de plus de fascisme ».

La période de la jungle silencieuse

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La véritable résistance commença à proprement parler un mois plus tard, le , lorsqu'un groupe de scouts, mené par Giulio Cesare Uccellini, entreprit une randonnée dans les Cornes di Canzo, en témoigne plusieurs photos. Sur l'une d'elle, il y est inscrit : « È l'inizio Scout della Resistenza contro il fascismo (« C'est le début de la résistance scoute contre le fascisme »). », résistance qui allait durer 16 ans, 10 mois et 29 jours, une période qui sera appelée, selon l'expression de Kipling, la période de la jungle silencieuse. Ce petit noyau de scouts tenta rapidement de créer une organisation de façade pour couvrir ses activités, en fondant en 1929 la Convegno cattolico Pierino Delpiano (« Conférence catholique Pierino Delpiano ») mais peu après, suite à des discussions méthodologiques avec le curé de la paroisse hôte, Uccellini et Binelli créèrent les Aquile Randagie (AR), un groupe formé d'une vingtaine de garçons âgés de onze à dix-sept ans, unis uniquement par les valeurs du scoutisme. L'un des Aquile Randagie les plus éminents fut sans aucun doute Andrea Ghetti (Baden)[2] qui, après s'être approché du scoutisme en 1927, y a adhéré pleinement à partir de 1939 et est devenu l'assistant ecclésiastique du groupe milanais, tout en maintenant des contacts avec de hauts responsables ecclésiastiques (le cardinal Schuster était au courant de l'existence de l'Aquile Randagie et la soutenait même si ce n'était pas ouvertement).

La répression fasciste devient toujours plus brutale et, pour se protéger, les Aquile Randagie se dissimulent sous des pseudonymes : Uccellini est Kelly ou Tigre, Binelli est Aigle rouge, Andrea Ghetti est Baden, Vittorio Ghetti est Cicca[2] et ils utilisent toutes les techniques apprises avec les scouts pour communiquer sans être compris, déposant leurs messages codés (du morse au langage des bois) dans un trou de la troisième colonne de la Loggia dei Mercanti. Ces premières années sont caractérisées par une violence encore limitée et l’intimidation, bien que présente, est relativement rare (la perquisition de la maison des Luppi n’est pas très sévère et Fracassi, de retour d’une sortie, est encerclé par plusieurs fascistes qui le raillent, le bousculent et finissent par le rouer de coups). Cependant, la vie clandestine se déroule sereinement et fait partie intégrante du jeu.

Chaque dimanche, une sortie est organisée dans la plaine voisine de Milan ou en Brianza. Ils partent en portant dans deux couches de vêtements vers le lieu prévu où ils se mettent en uniforme impeccable pour des activités simples de jeux et techniques. Durant la semaine, l'équipement reste chez Don Fusi qui le conserve dans une cave de San Sepolcro (it), là même où fut signé le manifeste des Fasci di Combattimento.

Durant toute la période de la jungle silencieuse, des camps d'été sont organisés, des semaines passées à marcher ou dans des camps fixes entièrement dédiés au scoutisme, à l'exception des années 1933 et 1937, où certains Aquile Randagie participèrent au Jamboree mondial scout en Hongrie et aux Pays-Bas[1].

Années 30

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En 1930 fut fondé le journal « Estote parati » (traduction latine de la devise scoute « Toujours prêts ») lequel décrivait les activités menées et rassemblait des chants et des notes sur les techniques scoutes. Ce journal est encore très utile aujourd'hui car il renseigne également sur les relations établies avec les autorités diocésaines et sur le nombre de membres de l'Aquile Randagie, données qui montrent un développement continu du mouvement. Les nouveaux membres sont toujours choisis parmi des familles antifascistes reconnues notamment parce que, en participant au scoutisme, ils risquaient d'être battus par les Chemises noires et parfois même la prison.

Bien que le régime ait tenté de les réprimer, les scouts italiens n'étaient pas isolés dans leur clandestinité ; en fait, certains d'entre eux devinrent bientôt membres honoraires d'unités françaises et suisses et, en 1933, trois Aquile Randagie, Don Violi (Denvi), Kelly et Bertoletti (un travailleur scout, dont le pseudonyme est « Tulìn de l'oli », en dialecte milanais pour « Petit pot d'huile », recruté comme dactylographe bien qu'il n'ait jamais vu de machine à écrire), participèrent au Jamboree en Hongrie où ils purent se comparer à d'autres scouts du monde entier.

Les répressions n'entamèrent en rien l'humour et l'esprit enjoué de Kelly, comme le montre une farce jouée en 1935 par les Aquile Randagie aux fascistes : à la fin d'une messe célébrée en uniforme à l'église du Saint Sépulcre (it), les scouts se rendirent sur la Piazza Cordusio (it), où défilaient toutes les organisations fascistes et nazies lors d'une manifestation des Jeunesses hitlériennes. Kelly, accompagné de plusieurs scouts, montèrent sur l'estrade d'honneur et se placèrent sans être inquiétés aux côtés de hauts dignitaires nazis et fascistes, disparaissant peu avant la fin du défilé.

Deux ans plus tard, le 5e Jamboree mondial scout se tint aux Pays-Bas, à Vogelenzang. À cette occasion également, une délégation des Aquile Randagie y participa, rejointe par les scouts corses. Elle était composée de Kelly et des deux frères Ghetti. Le groupe eut également l'honneur de rencontrer Robert Baden-Powell, qui fit l'éloge de l'Aquile Randagie et les invita à poursuivre leur action, confiant à Uccellini la tâche de nommer les futurs chefs italiens ; cela montre que l'Aquile Randagie et la situation délicate en Italie étaient connues de certains chefs scouts européens[3]

La guerre

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Le Val Codera

L'année suivante, une semaine seulement après l'invasion de la Pologne, les Aquile Randagie visitèrent une vallée qu'ils baptisèrent le paradis perdu et avec laquelle ils tissèrent un lien fort : le Val Codera, situé un peu au-dessus de Novate Mezzola. C'est là que les camps d'été de 1941 et 1942 eurent lieu et, grâce à la complicité de la Garde des finances non fasciste et des habitants de la vallée, ils purent mener leurs activités scoutes habituelles en uniforme sans trop de préoccupations, chose qui ne leur était plus arrivée depuis plusieurs années en raison de la crainte de « fuites » vers les fascistes.

En 1940, cependant, suite à l'entrée en guerre de l'Italie aux côtés de l'Allemagne, de nombreux Aquile Randagie furent mobilisés. Cependant, les activités ne faiblirent pas, notamment grâce à l'intérêt de Monseigneur Montini, qui encouragea Baden à poursuivre malgré les risques croissants de la vie clandestine, comme le démontre l'agression dont Kelly fut victime le qui lui causa une surdité partielle et nécessita plusieurs jours d'hospitalisation.

En 1942, des relations se nouèrent également avec la famille Osio, dont le fils était élève de Baden, qui offrit une partie de son domaine de Montecchio di Colico, d'abord comme terrain pour le camp de 1943, et la guerre finie, comme camp-école portant le nom de Kelly (fonction qu'il conserve encore aujourd'hui, ce qui en fait un endroit emblématique pour les scouts de toute l'Italie).

Durant l'hiver 1942-1943, les Alliés bombardèrent Milan, causant la mort de 171 civils et la destruction d'une partie de la ville, notamment de maisons de quelques scouts. Dans ce climat dramatique, nous nous dirigeons vers le déclin et la chute subséquente du fascisme qui se produit précisément pendant le camp d'été de Colico (25 juillet).

Activités d'OSCAR

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Après la signature de l'armistice (), l'invasion allemande et la formation de la République sociale italienne, des lois furent immédiatement promulguées concernant la remise des prisonniers de guerre aux autorités nazies-fascistes, dont certains étaient des réfugiés de Don Bigatti qui se sont tournés vers Baden. Le dilemme se pose immédiatement : faut-il subir passivement ou devenir résistant et La réponse est donnée selon les principes scouts : « Nous ne tirons pas, nous ne tuons pas… nous servons ! »[4]. Vient alors une résistance non armée et passive. Baden institua le l'OSCAR dont l'activité consistait principalement en l'expatriation de Juifs, de réfractaires au service militaire et de fugitifs politiques en Suisse[4]. Ce ne fut pas le seul réseau d'aide aux réfugiés en Italie, mais c'est certainement l'un des plus actifs, des mieux organisés et des plus rapides.

L'une des activités fondamentale d'OSCAR était la fabrication constante de faux documents, obtenus grâce à la collaboration de collectionneurs de timbres et de personnes travaillant dans des questures. Le risque majeur, cependant, était le franchissement de la frontière, constamment surveillée et entourée de barbelés. Un exemple des dangers de ce type d'action est l'expatriation de dix Grecs : par la négligence de l'un d'eux, Kelly et Baden ont risqué leur vie, mais sont parvenus à passer inaperçus et à faire franchir clandestinement la frontière aux réfugiés.

Un autre épisode significatif est le faux enlèvement de Gabriele Balcone, enfant d'une mère juive, survenu en décembre 1943. La famille, tentant de franchir la frontière, fut arrêtée et l'enfant fut laissé par les SS à la Casa San Giuseppe de Varèse, en attendant sa déportation à Buchenwald. L'OSCAR se mobilisa et transféra l'enfant à l'hôpital sous prétexte d'une intervention chirurgicale. Une fois sa position exacte déterminée, Kelly et Baden, l'un déguisé en médecin et l'autre attendant dans la voiture, enlevèrent Gabriele et, après l'avoir caché quelque temps, le ramenèrent à son père, avec lequel il émigra en Australie. Une autre personne impliquée dans cette activité était Giovanni Barbareschi, alors diacre, à qui la communauté juive de Milan a décerné un certificat de mérite de Juste parmi les Nations en 1955[5],[6].

Mais les choses ne se passent pas toujours bien : Peppino Candiani, à peine âgé de dix-neuf ans, perd la vie sur la rivière Tresa en tentant de faire sortir clandestinement un Lituanien qui, pris de vertige, se met à hurler, attirant l’attention des fascistes qui criblent de balles le jeune homme.

A cause de l'activité toujours plus intense, la répression fasciste contre OSCAR se fait de plus en plus brutale, et Baden lui-même, après avoir été informé par le cardinal Ildefonso Schuster que les Brigades Noires et les SS le recherchent avec l’ordre de tirer à vue, est contraint de se cacher pendant une brève période et grâce à une faute de frappe dans son nom de famille dans les rapports de police, il parvient à échapper aux soldats. Même pendant une période marquée par les rafles et malgré leurs activités au sein d'OSCAR, les Aquile Randagie poursuivirent, malgré d'innombrables difficultés, leurs activités de scoutes y compris les sorties et des camps : ceux-ci eurent lieu en 1943, comme mentionné précédemment, à Montecchio di Colico (Lecco) et en 1944 à Baccanello di Calusco d'Adda (Bergame).

OSCAR n'était pas leur unique activité extra-scoute : Natale Verri, dit « Nino », après avoir déserté, rejoignit la résistance, mais afin de ne pas abandonner un camarade blessé sur le champ de bataille, il fut capturé et fusillé le .

Il Ribelle

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En 1944, Teresio Olivelli, Carlo Bianchi (tous deux impliqués dans OSCAR) et Claudio Sartori fondèrent le journal clandestin Il Ribelle, organe de presse de la Brigade Fiamme Verdi, un groupe de résistants d'orientation catholique. Giovanni Barbareschi y collabora également. Le journal portait le sous-titre « Il paraît quand il peut et comme il peut ».

Olivelli et Bianchi furent capturés peu après par la faute d'un délateur et emmenés au camp de transit de Fossoli. Bianchi fut fusillé, tandis qu'Olivelli fut déporté à Hersbruck, où il fut tué par un garde pour avoir défendu un autre prisonnier.

L'après-guerre

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La Centralina, camp scout dans le Val Codera

Quelques jours après cet événement arriva la libération. La période de reconstruction commence. Pas de triomphalisme pour les Aquile Randagie ni pour OSCAR : durant les 20 mois d'occupation nazie, on dénombre 2 166 exfiltrations, dont celle d'Indro Montanelli, 3 000 faux papiers imprimés et une dépense totale de 10 millions de lires de l'époque.

Mais les activités des Aquile Randagie se poursuivent avec des actions préventives contre la haine et la vengeance envers les vaincus, par exemple avec une garnison « armée » à la gare de Sesto San Giovanni pour laisser passer un train sanitaire allemand.

Du point de vue strictement scout, dans la partie de l'Italie libérée par les Alliés, les préparatifs de la relance de l'ASCI étaient en cours : de nombreuses réunions du commissariat central furent organisées, accompagnées de circulaires. L'une d'elles fut significative: elle demande aux Aquile Randagie d'organiser la hiérarchie de l'ASCI lombarde, alors sous occupation allemande et la réponse fut significative : « En ce qui concerne la région de Lombardie, la hiérarchie est déjà pratiquement établie, notre activité étant ininterrompue depuis 1928. Il ne s'agit donc pas pour nous d'une reprise, mais bien de la poursuite du travail que nous menons depuis vingt-cinq ans.» En 1974, l'ASCI fusionna avec son association féminine correspondante, l' Associazione Guide Italiane (AGI), créant ainsi l' Associazione Guide e Scouts Cattolici Italiani (AGESCI).

L'apport méthodologique des Aquile Randagie s'est transmis par le soin apporté à la formation des chefs inaugurant le camp-école de Colico avec le premier camp-école lombard pour chefs de clan et chefs éclaireurs.

L'importante carence méthodologique de la branche Routier, qui cessa ses activités en 1928, permit à Baden d'inventer le Roverisme italien, sur base des expériences catholiques des belges, français et suisses, donnant naissance au clan, avec ses journées spirituelles, le noviciat, la bonne action de Noël, la charte du clan, le chapitre, l'enquête, l'entreprise, le service, la spiritualité du chemin, le camp de clan, la vie rude, la « route principale d'une vie simple, pauvre et fatigante », la communauté de service et le départ scout.

Cinématographie

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En 2019, le film « Aquile randagie » (réalisé par Gianni Aureli) raconte leur histoire[7].

Bibliographie

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  • (it) Carlo Verga et Vittorio Cagnoni, Le Aquile Randagie: scautismo clandestino lombardo nel periodo della Giungla Silente 1928-1945, Rome, Fiordaliso, (ISBN 9788880549413)
  • (it) Vittorio Cagnoni, Baden: vita e pensiero di Mons. Andrea Ghetti, Belluno, TIPI Edizioni, (ISBN 9788898639137)
  • (it) Vittorio Cagnoni, Giulio Cesare Uccellini Kelly: il "Bad Boy" dello Scautismo Italiano, Belluno, TIPI Edizioni, (ISBN 9788880549505)
  • (it) Vittorio Cagnoni, Avonio Raimondo Maria Bertoletti: Aquila Randagia, Piccolo Fratello di Gesù, Seminatore di Bontà, Mendicante d’amore, Belluno, TIPI Edizioni, (ISBN 9788898639922)
  • (it) Mario Isella, Cantando nella notte: memorie di un'Aquila Randagia, Belluno, TIPI Edizioni, (ISBN 9788898639434)
  • (it) Mario Sica, Storia dello scautismo in Italia, Rome, Fiordaliso, (ISBN 9788880547747)
  • (it) Monsignor Andrea Ghetti detto Baden : Un modo particolare di vivere la vita, de Fondazione Monsignore Andrea Ghetti-Baden, 2007
  • (it) [vidéo] « La lunga traccia », Francesco Tagliabue (réalisateur), , Milan, Fondazione Monsignore Andrea Ghetti-Baden

Liens externes

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Notes et références

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  1. 1 2 3 4 « Mario Sica »
  2. 1 2 (it) « Le Aquile Randagie, fedeli e ribelli – Chiesa di Milano » (consulté le )
  3. ↑ (en) John S. Wilson, Scouting Round the World, Londres, Blandford Press,
  4. 1 2 (it) « Aquile Randagie » (consulté le )
  5. ↑ (it) « E il prete "ribelle" salvò 2000 ebrei » (consulté le )
  6. ↑ Certains textes confondent le certificat de mérite qui lui a été décerné en 1955 par la Communauté juive de Milan avec le titre de Juste parmi les Nations, délivré en revanche par l'institut Yad Vashem. Il convient également de la distinguer de l'inscription figurant au Jardin des Justes parmi les Nations à Milan : Giovanni Barbareschi (1922 - 2018) cofondateur de l'OSCAR, sur « Gariwo ». Ces reconnaissances sont différentes et répondent à des critères différents. C'est pourquoi le nom du Père Barbareschi ne figure pas sur les listes officielles des Justes parmi les Nations italiens de Yad Vashem : (EN) Justes parmi les Nations honorés par Yad Vashem au 1er janvier 2020 Italie, sur « Yad Vashem »
  7. ↑ (it) « Aquile Randagie » (consulté le )