Ariane Mawaffo

photographe camerounaise

Ariane Mawaffo est une autrice, photographe, enseignante et danseuse camerounaise installée à Genève. Son parcours associe l'enseignement, la danse, la photographie et des projets consacrés aux représentations culturelles de l'Afrique. Elle développe avec Jocelyn Kagina le projet documentaire et artistique (Dé)masquer les tissus africains.

Ariane Mawaffo
Biographie
Naissance
Nationalité
camerounaise
Domicile
Genève (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activité
Photographie, enseignement, danse, médiation culturelle
Autres informations
Site web
Œuvres principales
(Dé)masquer les tissus africains

Biographie

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Enfance et formation

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Ariane Mawaffo grandit au Cameroun, où elle vit jusqu'à l'âge de 25 ans[1]. Elle obtient une licence en français, anglais et lettres bilingues à l'université de Yaoundé I[2]. Elle poursuit sa formation dans le domaine des littératures et civilisations africaines, puis s'installe à Genève en 2011. Elle y étudie la langue et la littérature françaises et les techniques de la communication écrite à l'université de Genève[3].

Elle s'intéresse au journalisme et cofonde en 2011 le journal étudiant R.E.E.L. Elle participe également à des associations liées à la vie universitaire[2].

Parcours

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Ariane Mawaffo enseigne le français et la danse à Genève au cours des années 2010 et au début des années 2020[3]. En 2023, elle commence à enseigner le français et l'expression orale dans un cycle d'orientation et dans un centre de formation préprofessionnelle genevois. Le Temps lui consacre alors un portrait centré sur son parcours d'enseignante et ses activités artistiques[4].

Elle mène aussi des activités autour des danses camerounaises et des danses urbaines. En décembre 2015, elle fait partie, avec Ivan Larson Ndengué, des responsables du projet On est ensemble Suisse, qui organise à Yaoundé un festival réunissant des danseurs camerounais et suisses[5]. Dans un article consacré au développement des danses africaines en Suisse, Le Temps décrit en 2021 son travail autour du bikutsi et sa volonté de faire désigner les danses du continent par leurs noms propres plutôt que par l'expression générale « danse africaine »[1].

Parallèlement, elle développe une activité photographique. En 2019, elle participe avec Clément Calloud et Merlin Guyllermo à l'exposition L'esthétique de la coiffure africaine, conçue par Léandra Guyleine Zouame à Châtelaine, dans le canton de Genève[6].

En juin 2026, ses portraits sont présentés à la cathédrale de Lausanne dans l'exposition Mettre en lumière l'invisible. Celle-ci réunit des portraits et témoignages de femmes issues de l'immigration participant au programme « Multiplicatrices » de la Fondation Surgir[7].

(Dé)masquer les tissus africains

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À partir de 2016, Ariane Mawaffo travaille avec Jocelyn Kagina sur (Dé)masquer les tissus africains, un projet consacré aux textiles produits sur le continent africain[8]. Le projet naît après sa découverte du bogolan, dont elle cherche alors à connaître l'histoire, les techniques de fabrication et les usages[8].

Le projet associe documentation et création artistique. Il utilise la photographie, le tissage, la performance in situ et la peinture corporelle pour présenter différents textiles africains[9]. Le site lié au projet rassemble des notices sur des textiles et techniques provenant de plusieurs régions du continent, parmi lesquels le kente, l'umbhaco et les textiles kuba[10].

Ariane Mawaffo réalise également une Carte des tissus d'Afrique, diffusée sur la plateforme Dematiss[11],[12]. La carte est présentée par ses auteurs comme un document évolutif destiné à inventorier différentes traditions textiles sans faire correspondre strictement celles-ci aux frontières nationales contemporaines[12].

En 2023, Mawaffo et Kagina présentent leur travail dans une exposition à Genève. Elles sont reçues en novembre de la même année par la Radio télévision suisse pour parler du projet[13].

En novembre 2025, Ariane Mawaffo intervient au Château de Prangins, site du Musée national suisse, dans le cadre d'une journée consacrée à l'histoire des wax et des indiennes. Elle y présente des textiles et anime avec un collaborateur scientifique du musée une visite de l'exposition Indiennes. Un tissu à la conquête du monde, consacrée aux circulations des textiles et à leurs liens avec l'histoire coloniale et l'esclavage[14].

Travaux

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  • Carte des tissus d'Afrique[3],[12].
  • (Dé)masquer les tissus africains, avec Jocelyn Kagina[12].
  • Participation photographique à L'esthétique de la coiffure africaine[6].
  • Photographies de l'exposition Mettre en lumière l'invisible[7].

Notes et références

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  1. 1 2 Sylvia Revello, « Derrière l’essor des danses africaines, la lutte contre les clichés », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. 1 2 « Ariane Mawaffo », sur Jet d'Encre (consulté le )
  3. 1 2 3 Magali Bossi, « Histoire, récit et Afrique : rencontre avec Ariane Mawaffo », sur La Pépinière, (consulté le )
  4. ↑ Alexandre Demidoff, « La rentrée d'Ariane Mawaffo, enseignante genevoise qui promet la joie de vivre à ses classes », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  5. ↑ Frida Ngo Nolla, « « On est ensemble Suisse » Festival de danse Urbaine : du 21 décembre au 03 janvier 2016 à Yaoundé », sur Culturebene, (consulté le )
  6. 1 2 « En Suisse, la coiffure africaine magnifiée par une styliste capillaire camerounaise », TV5MONDE - Informations,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  7. 1 2 « « Mettre en lumière l'invisible », exposition », sur Église évangélique réformée du canton de Vaud, (consulté le )
  8. 1 2 « Un projet documentaire », sur Dematiss (consulté le )
  9. ↑ « (Dé)masquer les tissus africains », sur Dematiss (consulté le )
  10. ↑ « Kuba », sur Dematiss (consulté le )
  11. ↑ « Episode 2: Ariane Mawaffo | Rêveuse Chronique », sur Ausha (consulté le )
  12. 1 2 3 4 « dematiss – (Dé)masquer les tissus africains », sur Dematiss (consulté le )
  13. ↑ « Ariane Mawaffo et Jocelyn Kagina », sur RTS, (consulté le )
  14. ↑ « Rendez-vous Histoire - L'histoire des tissus de wax et d’indiennes », sur Château de Prangins – Musée national suisse, (consulté le )

Voir aussi

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